Affichage des articles dont le libellé est blousons. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est blousons. Afficher tous les articles

dimanche 4 mars 2012

Travailler pour les Bikers. Pose de motifs sur un gilet.


Bonjour,

Ce matin  à l'atelier, un gilet en cuir pour la pose de motifs. Les enlever de l'ancien, pour les remettre sur son frère neuf.
Ce travail nous est envoyé par l'atelier qui les a posé la première fois.
Ce blouson est de peausserie plus épaisse, plus dure, que l'autre, la machine à coudre traditionnelle de couturière va peiner, endommager, risque de coupe du cuir à la couture, l'effet du timbre poste, c'est donc la cause de l'envoi à notre atelier.
Le client nous apporte avec les deux vêtements, un croquis avec le positionnement des badges et les dimensions des réserves.
Nous préférons avec l'accord du client, son attente et sa patience, préparer le travail devant lui, découdre les motifs, pour les positionner selon ses désirs avec une mise en place, une vue esthétique plus réaliste que sur un croquis.




Deux solutions pour ce travail :
La meilleure, mais la plus invasive, la plus longue, et la plus coûteuse.
Couper les pressions, ( un pression, un rivet, un oeillet, qui est enlevé, ne peut être réutilisé, sauf exception, obligation et possibilité rare ) découdre la partie avant qui tient la doublure, la séparer pour se donner l'accès à la machine à coudre, positionner les badges, les coudre sur le vêtement seul, recoudre la partie avant, remettre les boutons.
La deuxième :
Plus simple et plus rapide, positionner les motifs, les coudre à travers la doublure. La doublure montée flottante risque de plisser à la couture pour un résultat esthétique, moindre.

Le premier travail avait été effectué selon la deuxième méthode, au travers de la doublure.
 Le client en fonction des explications qui lui sont données, qualité du travail, prix, avantages, inconvénients,  récidive et opte encore une fois pour la même façon de faire.
Ce message est un bon et merveilleux prétexte pour expliquer que ce genre d'opération, à plusieurs utilité.
 Montrer son appartenance à un club, un clan, un grade, un groupe, société, secte, publicité, sponsoring, sigle, logo, blason, etc...Ici son appartenance à un club. 
Rentrer dans le sujet à paraître consacré aux tâches
" Les taches, comment les enlever, et avec quel produits." lorsque l'on ne peut les supprimer, couvrir, camoufler, etc...que les méthodes traditionnelles ne parviennent pas à enlever, les crèmes, ensuite les teintures.
Solidifier, une déchirure, un accroc une décoloration, une agression,, un manque, mal placé, sans autre solution qu'un travail traditionnel ne peut solutionner.

Cette action se pratique sur des vêtements, mais sur tous les autres supports, bagagerie, sellerie, maroquinerie, chaussures, par l'ajout, de pièces faites par l'artisan, de badges, de motifs, de réclames, de marques, de logos, de sigles, etc...Nous la faisons régulièrement pour le plus parfait résultat, sans que bien souvent on ne puisse savoir, si c'est une réparation, ou une production d'origine, découdre un sigle, pour le replacer sur un accroc, ou autres soucis, de refaire une couture sur l'emplacement pour boucher les anciens trous inesthétiques..




Nous avions posé les motifs réclame du sponsor sur la combinaison de ce champion de moto. Il courrait en Italie le lendemain, la marque, son sponsor avait changé.
Tout le travail se faisait par une ouverture circulaire de quelques centimètres dans la doublure, dans le dos. Nous avions passé un très long temps à la réception du travail, pour rechercher pour chaque motif, la possibilité de passer, le bras de la machine à coudre, pour effectuer la couture.
Le travail accepté, les sommes en cause étant très importantes, pas question de rendre un travail inachevé.




L'ancien gilet ou sont cousus les motifs à positionner sur le nouveau vêtement.



Nous décousons devant le client tous les motifs avec précaution.



Tous les motifs étant positionnés selon les désirs du client et avec son accord, nous les traçons au stylo argent.
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2009/08/le-stylo-argent-pour-tracer-dessiner.html


Tous les motifs tracés, alors que dans cet exemple, la mauvaise position semble impossible, mais l'habitude pour plus de sécurité, de tranquillité, nous les faits, marquer, nommer, flécher, sens, haut et bas, etc...



Nous enlevons méticuleusement tous les anciens fils. ce travail est souvent long, fastidieux, embêtant, nécessitant parfois, oeil d'horloger et pince à épiler.



Les motifs pour une couture facile, sont encollés ainsi que le vêtement, collés sur le blouson, sans attente de séchage, pour la possibilité de les faire glisser pour le positionnement parfait.



Une vue du travail préparé sur l'arrière.



Le devant.




L'arrière.


Pour tous ces travaux, nous utilisons la table de travail amovible, qui augmente la surface plane de travail.






Passage à la machine à coudre. Bonne couleur de fil, dessus, dessous, bon réglage de la longueur du point.
Il est bien rare qu'une couture à refaire ne nous oblige pas à recoudre dans les points. avec les problèmes que cela pose, ici pas de soucis, les motifs sont bordés de noir, il fait simplement recoudre dans cet espace
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2009/08/recoudre-dans-les-points-blacke-petits.html




Une vue du travail de l'ensemble du travail terminé sur le devant. On voit qu'un motif a été ajouté au dessus de la poche gauche au dernier moment, Il est fait, broder par l'atelier qui nous envoie le travail.


Une vue du travail arrière.
Ne reste plus que la livraison au client, sa satisfaction notre principal soucis et récompense. Puisque le client à présider à sa réalisation, nous l'espérons.
Très amicalement.
Tictac

samedi 20 mars 2010

Changement d'une fermeture à glissière sur un blouson de moto.


Ce matin à l'atelier un blouson de moto à réparer, il manque quelques mailles à la fermeture à glissière, les motards le savent bien, tous leurs accessoires souffrent énormément, il faut de la qualité dans tout, particulièrement pour les fermetures soumises aux intempéries, pour moi de l'entretien pour les conserver le plus longtemps possible est nécessaire.
Il y a deux grandes catégories de fermetures à glissière.
Les ouvrables ou séparables :
Pour tous les vêtements genres blousons et manteaux etc..., j'ai beau réfléchir je ne vois pas d'autres utilisations, si ce n'est exceptionnellement en ameublement. Avec un chariot, qui s'ouvre en descendant ou deux, un en descendant, l'autre en remontant. Je n'ai pas connaissance de la possibilité pour les professionnels de se réapprovisionner en réparation de fermeture à glissière de deux chariots

Les non séparables :
pour tout ce qui est bagagerie, sellerie, maroquinerie, les vêtements, jupes, culottes, etc... A un ou deux chariot comme pour les séparables, à la différence que dans ce cas ils se rencontrent pour la fermeture, alors que les ouvrables s'opposent à la fermeture.
Si il n'existe pas à la revente d'éclair non séparable à deux chariots, les problèmes ne se posent pas pour ceux comme nous qui fabriquent leurs fermeture éclairs eux même, cela nous permet d'avoir des longueurs de quelques cm ou de plusieurs mètres, et bien entendu au mm près.

Les chariots :
Ils sont de deux types, avec verrouillage à l'arrêt quel que soit son emplacement sur la glissière, lorsqu'une traction est faite sur la tirette pour la manoeuvre de la fermeture, sans que beaucoup de personne le sache, on soulève en tout premier une partie pointue, montée sur ressort, qui verrouille ou déverrouille le chariot, on se rend bien compte de l'utilité de ce procédé. Sans blocage, la tirette est simplement en tenue pour le fonctionnement du chariot, dans les cas souvent de bagagerie, sellerie, maroquinerie, ameublement, ou une fois la fermeture fermée, aucune action ou contrainte est demandée.

Et lorsque vous tirez en haut de chaque coté de l'éclair ou qu'une traction est faite, taille, mollet, etc... le chariot descend tout seul, c'est à éviter absolument et à faire attention pour les jupes et les braguettes, mais également sur les chaussures ( bottes, bottillons ) certaines fabrications de bas de gamme, économisent sur tout et présentent ces inconvénients. Nous sommes quelquefois obligé, sur des articles neufs, de changer les éclairs qui ne tiennent jamais fermées.

Les fermetures à glissières de réparation ont des mailles de largeurs et de matériaux différentes laiton ou alu, pour moi les plus solides sont en laiton, celle du blouson à changer était en alu, il est assez courant de voir des dents en alu arrachées, rarement celles en laiton.


La trame est de coloris, blanc, noir, marron etc... et matériaux différentes, coton, nylon etc... sa largeur va de pair avec celle des mailles.



Il faut découdre au tranchet la fermeture ou par tous autres outils de coupe nécessaires.





Le coté gauche avec le renfort de protection est toujours plus délicat à découdre et à remonter.
Les fermetures à glissière pour les blouson de moto sont montés de différentes manières, avec ou sans rabat d'un coté, apparente au milieu ou cousue cachée par les pans du blouson. posées droites ou en biais.




Toutes les parties décousues et séparées. Il faut impérativement enlever tous les anciens fils de couture.




Le renfort de protection est encollé puis remonté en premier.




Un accessoires que peu de professionnels peut être connaissent, il permet de coincer la fermeture et d'encoller la trame sans mettre de colle sur les mailles.



L'éclair est encollée.


Elle est positionnée.



Des pinces peuvent aider au maintient des endroits délicats.




Les doublures sont encollées également.




Toutes les parties sont positionnées de chaque coté. Il faut bien faire attention et prendre des repaires, sinon arrivé en haut, le cuir selon les parties se distendant différemment, plusieurs centimètres peuvent se retrouver en plus ou en moins.



Passage à la machine à coudre, il faut utiliser une très grosse aiguille, faire les bon réglages et choisir la bonne couleur de fil, dessus et navette.
Bien que ces machines soient prévues pour les gros travaux, elles " rechignent " souvent à certains passages, nous sommes obligé de de faire du point à point, à la main et à la manivelle, de lever le pied de biche à chaque point pour permettre son débattement et son avancée.
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2009/08/recoudre-dans-les-points-blacke-petits.html


On en lève au crêpe tous les restants de colle, pour permettre un bon fonctionnement de la glissière et la meilleure finition esthétique.



On tape au marteau les coutures avec précautions et amour.

Une vue du travail terminé.


Il ne reste plus que la livraison à la clientèle, en espérant sa satisfaction, notre unique meilleure récompense.

Très amicalement,
tictac


mardi 29 septembre 2009

Rétrécir les manches d'un blouson en cuir.




Bonjour,

Cette modification est assez courante.
Avant.




Après, 7 cm en moins.







Ce matin à l'atelier les manches d'un blouson en cuir à rétrécir.



C'est très souvent qu'à l'atelier des vêtements en cuir parfois en tissus nous sont apportés pour des transformations, couper des manches, rétrécir le diamètre des poignets, diminuer la hauteur du vêtement, manteau, blouson, les réparations, etc..
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2010/09/refaire-les-bords-des-manche-dun.html
                                                                                                                                                       Certaines phases du travail sont comparables à d'autres modifications,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2012/01/retrecir-le-fourreau-des-bottes-en.html

Les problèmes sont multiples et pas toujours faciles à résoudre, par exemple lorsque vous diminuez des manches en hauteur, vous tomber automatiquement sur un diamètre différent, il faudra faire face à chaque problème et le résoudre, avec parfois les " moyens du bord "
un des gros problèmes de cette transformation, refaire la découpe verticale au dessus du manchon, pour le
passage de la main.
Beaucoup de sujets décrits ici peuvent donner des idées et des informations pour faire si on s'en sent capable, soit même ces réparations, dans cet exemple je le déconseille vivement.



Ce matin les manches sont trop longues, trop courtes, ce serait encore plus embêtant. Bien définir avec le client la longueur à couper. Découdre les manchons au tranchet ou avec tous autres outils de coupe nécessaire, toujours bien enlever les anciens fils.




Bien tracer au stylo argent par des traits successifs la bonne hauteur, puis les réunir.




Un marquage en dessous sera fait ou ne sera pas fait pour indiquer l'endroit de la coupe. L'opération à été faite pour l'exemple mais normalement nous coupons à vue d'oeil sans marquage




L'endroit le plus litigieux, le trait supérieur indique jusqu'où il faudra ouvrir pour refaire le passage de la main.
Laisser les choses serait possible, une grosse partie des problèmes seraient résolus et la main devrait pouvoir passer, mais l'esthétique en serait altérée.




La hauteur nécessaire est décousue. Il faut couper un petit endroit avec énormément de précautions pour avoir la possibilité de refaire la découpe.





On prépare en encollage l'endroit pour le passage en machine à coudre. Que d'un coté, l'autre est prêt d'usine et ne nécessite aucune modification. Rien que de découdre le bourrelet de la doublure visible en dessous et la préparer est un très gros problème.




Il faut préparer également la doublure, et maintenir le tout avec des pinces toujours très utiles, pour ces genres d'opérations, je vous passe quand même les détails, et parfois un certain énervement et stress.

Couper au ciseau la peausserie de la hauteur voulue.




Couper au ciseau la doublure de la hauteur voulue.





cette doublure sera cousue en retourné avec le manchon, une autre opération assez délicate.
On prend dans beaucoup de ces exemples le travail à l'envers d'où la difficulté, toutes ces opérations sont faites en industrie, en tout premier.





La découpe pour le passage de la main.




La doublure bâtie avec le manchon en cuir en retourné pour le passage en machine à coudre.
Il faudra qu'a la finition cette dernière soit ni trop longue ni trop courte, pas toujours évident.
Sur cette vue on se rend bien compte que la couture de la doublure en retourné, n'est pas du tout au même endroit que les deux autres de tenue du manchon sur la manche.



On aura pris soin par des repérages écrits, par des marques, par des photos le sens, l'endroit, la gauche de la droite, avant le démontage. je n'ai pas attendu ce blog, pour faire des photos de mon travail.
Démonté un travail d'usine est une chose, redémonter ce que l'on vient de coller et de recoudre, en est une autre. S'apercevoir après coup que le manchon de droite est monté à gauche, est source d'angoisse et de gros soucis.




Je vous ai évité pour cette fois les photos du passage à la machine à coudre, il me faudrait parfois quatre mains, d'ailleurs nous travaillons parfois à quatre mains, et dans ce cas " l'apprenti " doit avoir autant de connaissances et de compétence que le soit disant " maître d'apprentissage " il faut comprendre sans parler et anticiper.


Cette manière de faire est particulière à ce type de montage avec poignets en cuir cousus à plat et doublure en retourné qu'il l'impose, dans le cas de bordures en tissus élastique, aux manches et dans le dos du blouson, il sera fait d'une manière totalement différente, car là tout est cousu en retourné

Une vue du travail terminé, nous attendons toujours avec impatience le verdict du client, sa satisfaction est notre seul but.





Cette autre vue du travail terminé mais coté fermeture des manchons par des pressions. 


Très amicalement,
Tictac le Besogneux