Affichage des articles dont le libellé est cambrion. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est cambrion. Afficher tous les articles

dimanche 10 juin 2012

Ces chaussures qui couinent, qui grincent, qui font du bruit.

Bonjour,

C'est très souvent que des soulier qui couinent à la marche nous sont amenés à l'atelier.
Sur des chaussures neuves, comme sur celles usagées, les causes sont multiples, difficiles à  bien définir.
Si les souliers neufs présentent cette particularité, les chaussures usagées ne sont pas épargnées, peut être plus nombreuses ? défauts révélés à la la marche, par l'usage et le vieillissement.
Neufs ou usagés,ces inconvénients se retrouvent aussi bien avec les chaussures de femmes que celles d' hommes.
Les souliers à talons hauts sans doute majoritaires de part leurs conceptions, leurs talons aiguilles, parfois d'une dizaine de centimètres, la courbure accentuée du cambrion très sollicité, nous amènent quand même le plus de retour comme c'est le cas ce matin.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2010/10/talons-aiguilles-bonbouts-tige.html


Des soulier de femme de prix qui au port et et à la sollicitation manuelle nous donne un bruit des plus déplaisant pour la cliente, impossible de marcher sans se faire remarquer, les dames ont bien d'autres moyens plus agréables que celui ci pour attirer notre attention.
Pourtant dans le temps, cette particularité nous était demander par les jeunes filles comme coquetterie, une façon de se faire remarquer peut être ? 
La solution à l'endroit du rempli deux morceaux de basane fleur contre fleur, avec pour amélioration du phénomène une soie posée au milieu, cela est donc un indice important et une piste sérieuse.
Certains utilisateurs posent des protecteurs encastrés pour la protection, mais également pour le bruit, j'en parle ici.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/08/protecteurs-encastres-avantages.html


Certains fabrications d'origines ou de réparations, talons aiguilles, bonbout Oscar en métal, semelages / ressemelages, caoutchouc, crêpe, selon le revêtement et la météo provoquent bruits et glissades, là  c'est une autre histoire.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/11/le-crepe-veritable-posologie-et-mode.html

Le procédé de montage particulièrement ceux de qualité, Goodyear, norvégien, la jonction de la tige et de la trépointe, la couture de tenue de la trépointe, son fil, sa première de montage  peut provoquer grincements.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2010/07/la-trepointe.html



on pourra au palot glisser une crème appropriée à l'interstice, la graisse fera également son office, avec ses avantages et ses inconvénients.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/09/creme-cirage-lait-creme-essentielle.html

Les glissements, les frottements du cuir sur lui même, tiges et doublures. A noter que des chaussures bruyantes le matins," froides " seront plus silencieuses en fin de journée," chaudes " le couinement ayant plutôt tendance à s'atténuer.  des bruits d'emboîtage, les sous bouts mal ou pas assez cloués, de pointes, très souvent de cambrion mal fixé, les pointes, les agrafes de tenue à chaque extrémité peuvent être une des causes.
Les peausseries qui frottent entre elles, on peut s'aider de produits mouillant qui ramollissent le cuir et permettent aux différentes parties, de prendre la forme, le dessin, améliorent la solidarité, l'adhérence, la facilité pour les empêcher de glisser de frotter de " jouer " entre elles.
Les utilisateurs d'ameublement en cuir, des voitures aux sièges en peausserie, etc... savent bien que le bruit est un des inconvénient de cette matière noble.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2012/01/entretien-linterieur-des-chaussures.html
Les cambrions en métal, en bois, en plastique, cassés désagrafés, décloués, fissurés,
Si il est particulièrement difficile de savoir la cause exacte, l'endroit, le bris du cambrion est toujours source de couinements.


                                                                  
                                                                                




http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/08/le-cambrion-et-la-rapide-cambrure.html
Les emboîtage, sous bouts qui couinent à la marche en frottant les uns sur les autres,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/08/emboitage-colle-cusu-collecloue.html
Le rempli en liège ou en pâte de liège, comme le contrefort,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/08/le-rempli.html


sont des  éventualités, plus étonnantes, car normalement bien solidarisé, collé entre la tige et la doublure, à l'emboîtage c'est plus fréquent.
On pourra en cas de doute solidarisé les différentes parties de cette manière.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2011/11/contrefort-remise-en-etat.html



Un cordonnier doit ou devrait pouvoir définir, l'endroit et la cause du soucis,
En premier lorsque chaussure en main en la " tordant " oreilles collées tout contre, à l'endroit exact du problème, du moins autant que faire ce peut, dans tous sens pour retrouver le bruit du délit, le couinement, que vous n'entendez rien, mais dès que le client marche devant vous, c'est la catastrophe, ce n'est n'est pas toujours facile.


J'ai fait marcher des clients devant moi aller retour dans l'espace réservé à la réception pendant des dizaines de minutes, démonter les semelles d'usure ( avec l'accord du client ) recommencer l'opération avec une semelle enlevée sur un seul pied,l'autre avec, sans succès, ouvrir la double, pour  enfin trouver la cause exacte. 
Ensuite selon les cas, démontages, clouage, recollage, changement ou consolidation du cambrion, produits d'entretiens, crème, lait, passée à l'intérieure en quantité et régulièrement.
Lorsque le cordonnier à réussit à définir la cause, selon le mode d'action, à lui de jouer, à vous de prendre les choses en mains.
A chaque cause, son remèdes, à chaque problème, sa ou solutions, que j' énumère dans le sujet.
La solution dans dans plusieurs des inconvénients, est de souder, solidariser, les différentes parties qui bougent entre elles, les pointes, et semences, sont une des merveilleuses applications. 
Ces semences à têtes coupées décrites dans d'autres sujets en  " sauvetage " résolvent , dans la grandes majorité des cas les ennuis.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/09/norvegien-naufrage-et-sauvage.html

                                                                  

Le but bien évidemment , étant de fixer et rigidifier en les empêchant de bouger les une sur les autres , les pièces , morceaux , matériaux , cambrion , etc.....C'est toujours à grands regrets que je mets des pointes dans une chaussure mis à part bien entendu en emboîtage, ce qu'impose l'éthique de la cordonnerie pour cet endroit de fixation ou de réparation.


Pour l'emboîtage : 
Des pointes spéciales d' emboîtage à filet roulé, à têtes larges et striées pour la rétention dans le matériau pour recloué parfaitement celui ci lorsqu'il est mal fixé ou cloué, il est très facile de remédier à ce problème.

En cambrure :
Autre point litigieux, toujours avec des semences plus longues qu'il ne serait nécessaire pour un clouage normal, faire river sur la bigorne ces dernières, sans impérativement les tordre ou les recourber sur la première de montage.





Le clouage en consolidation en différents endroits, cambrure, emboîtage, talons, sous bouts, etc... pour empêcher les différentes parties de jouer l'une sur l'autre.
Démonter les premières peaux de propreté pour que les semences rivées ne soient visible sur celle ci. pas de première de montage en cuir. Ces fibres sinderme rouges par contre sont de la plus grande solidité





On cloue avec des semences longues, les faire juste river finement sur la première sans impérativement qu'elles se retournent.




On coupe à ras les semences à la pince coupante.






On tape au marteau pour river les semences de chaque coté, première de montage, semelle d'usure.





On recolle les premières peaux de propreté, sans oublier de mettre une talonnette mousse d'emboîtage.






Le travail terminé, les chaussures normalement ne font plus aucun bruit, en espérant que l'opération aura servit à quelque chose, la cliente nous le confirmera.
Cette méthode nous sert dans beaucoup d'autres travaux en sauvetage, en fin de parcours.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/09/norvegien-naufrage-et-sauvage.html


Avec l'habitude, au bruit et à la sensation dans le marteau, on se rend contre de l'enfoncement exact, du moment ou la semence se rive sur la bigorne.
Je me sers toujours, je l'ai déjà dit dans ces situations précises, du marteau à emboîtage, pour moi plus sensible et plus léger préférable que celui réservé à cet usage, le marteau cloueur.










                                                    






Alors que les protecteurs sont la meilleure protection du bout de la chaussure, pour moi, je n'en mets jamais, cela à mon humble avis est toujours préjudiciable à l'intégrité de la chaussure, bien sur dans cette réparation, c'est la seule solution, il faut donc l'employer.


Il faut impérativement décoller les premières peaux de propreté pour procéder à un travail le plus esthétique possible.
La vue de semences rivées sur des Premières Peaux de Propreté sur des chaussures neuves ainsi que sur celles qui sont usagées ne se conçoit pas.
Ce problème esthétique existe sur les chaussures découvertes d'été, homme comme femme, en cas de pose de protecteurs, il faut impérativement décoller les PPP, clouer, pour recoller ensuite.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2011/10/la-pose-de-premieres-peaux-de-proprete.html
Sur les chaussures découvertes d'été ou il n'y a pas de Première Peau de Propreté, mais une peausserie qui enveloppe la première de montage, il faut impérativement dans ce cas couper les semences pour qu'elles ne viennent pas du tout se river sur la peausserie, même si ce n'est pas l'idéal, c'est ce qu'il faut obligatoirement faire.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2011/04/toutes-les-premieres-peaux-de-proprete.html

                                               


les semelles d'usure, leurs trépointe, leurs lamelles, pastilles, des doubles ( alvéolées pour la souplesse et la légèreté ) soudées sur la première de montage. 
La double lorsque les souliers sont neufs, qui se décolle ensuite avec le temps, à la marche,  font un claquement, tout est possible, etc...






Sur ces soulier de marche, la cliente a marcher devant nous de longues minutes;




Nous avons démonté une semelle et fait marcher la propriétaire sur la double d'un pied sur la semelle de l'autre.






Pour se rendre compte que le problème persistait et ne venait pas de la semelle d'usure.






Mais de la double alvéolée pour sa souplesse, la légèreté comme certaines semelles d'usure, ouverte pour arriver à comprendre la cause du bruit, les lamelles, décollées de leurs premières de montage qui bougeaient, claquaient au pliement de la marche.






On voit bien l'empreinte sur la double du positionnement des lamelles décollées. Nous les avons comblées, collées, pour le meilleur résultat, beaucoup de travail, de dépense pour un " petit "  bruit que la cliente ne supportait plus.


Tous ces problèmes nous sont apportés par les chausseurs eux même avec des souliers neufs en retour de SAV,  par nos clients dès le début d'utilisation, sans chercher à bénéficier du recours gratuit de ce service.
C'est terminé , les chaussures dans tous ces cas de figures ne feront normalement plus aucun bruit, en espérant la satisfaction du magasin, de son client, du notre, l'unique soucis de l'artisan en premier avant toute autres considérations.


Très amicalement,
Tictac

mercredi 2 juin 2010

Le rempli .

Le rempli, ce petit morceau de différentes matières selon les fabrications, industrie ou artisanat, a une grande utilité et doit avoir beaucoup de qualités.
Son rôle est de " comme son nom l'indique " remplir " l'espace laissé libre entre la première de montage et la semelle d'usure en épaisseur et épouser la périphérie du mur de gravure , sur l'avant de la chaussure, l'arrière étant rempli par le cambrion, métal, cuir, bois, plastique, etc...
Selon les fabrications, et la partie cuir qui recouvre ce dernier, la partie cuir venant en recouvrement par dessus de 15 mm environ sur le rempli.
La meilleure solution pour en faire le gabarit, est bien sur de passer une craie sur le mur, poser le rempli, taper légèrement au marteau, on a ainsi la forme exacte et le tour est joué.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/08/petit-additif-pour-le-rempli.html

Les matériaux :
liège ou aggloméra de colle et de liège ,


 cuir , croûte , peausserie, plastique , salpa , caoutchouc , mousse , feutre goudronné , de lamelles de caoutchouc moulées, faisant partie intégrante de la double. etc...




Les qualités :
il doit assuré le confort , souplesse , élasticité , calorifuge , silencieux pouvoir plier sans bruit ,imperméable , isotherme , etc...
Il doit être en finition légèrement bombé pour une meilleure esthétique de la semelle à la finition et pour favoriser une usure à la marche, plutôt au milieu que sur le coté ou se trouvent souvent les coutures de petit points et de blake, dans le cadre d'une marche normale.
Il doit aussi pouvoir prendre, mais très légèrement à l'usage l'empreinte à l'avant du pied, donnant ainsi un chaussant plus confortable, particulièrement sous les têtes métatarsiennes.
je dis légèrement, car au delà c'est l'inverse qui se produit, pour des premières de montages trop marquées par l'empreinte du pied , il m'arrive de refaire ces dernières pour le soulagement des clients, ce n'est peut être pas le cas pour vous, mais c'est celui de la grande majorités des exemples.

dans toutes les fabrications artisanales, on privilégie le rempli en liège ou son aggloméra. comme pour le cambrion en bois par rapport à celui en fer, j'ai dit ce que je pensais.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/08/le-cambrion-et-la-rapide-cambrure.html

Pour le cambrion, pour la pose des fers encastrés au bout de la chaussure, sans couper la couture du petit point, dans l'explication que j'en ai faite, comme pour ces derniers je vais être d'avis opposé à " l'éthique professionnelle " je vais en donner les raisons étayées par mon expériences et les exemples que je rencontre chaque jour.
Il peut être collé avec différentes colles, très souvent dans le temps à la dissolution, maintenant à la néoprène, la plus performante, quelquefois en mousse aggraffée dans des productions de chaussures bateaux que nous connaissons tous très bien.
Sans être collé, avec les désagréments et inconvénients immédiats, gonflement, usure, décrits plus loin.

Dans les fabrications industrielles, il est quelquefois en liège, souvent en salpa, mais aussi en plastique, rarement en autres matériaux.

Les anciens compagnons, avaient dû trouver que le liège avait quelques défauts, puisque dans la majorités des cas lors de ressemelages, à l'époque ou ces derniers étaient toujours ou presque en cuir, démontaient la semelle d'usure, enlevaient les restants de particules de liège, amincissaient en queue de semelle, découpaient à la cisaille ou au tranchet en prenant en exemple la forme de l'ancien rempli, et recollaient la semelle usagée pour s'en servir de rempli. mais souvent obligé de mettre une redresse, en cas d'usure trop importante, donc de trou.
Dans le cas de réparations autres qu'avec des semelles de cuir, ou le cordonnier ne pouvait se servir des " restes " du semelage, le remplissage était tranquillement remplacé, et se faisait avec des morceaux de croûte ou de la peausserie, facile à travailler en découpe et en aminci.
John Lobb ne s'y trompe pas dans sa production mesure.
http://engrandepompe.forumpersos.com/t1002-john-lobb-rempli-et-confirmation


                                                 

                                                 

A l'époque la matière que je préconise plus loin l'interlite n'existait pas, bravo aux techniques et matériaux modernes, autrement certainement , ils l'auraient essayée.

Le liège et particulièrement son agglomérat, favorise une empreinte trop importante du pied, avec comme résultat des douleurs, dans les qualités l'imperméabilité, le liège ne l'ai pas, au contraire il se désagrège très facilement , à l'eau.
Je l'ai déjà dit dans un sujet autre, toutes parties qui mal collées ou décollées, qui n'adhèrent pas parfaitement aux autres parties, se gondolent, se décollent, se déchirent, elles s'usent naturellement plus rapidement.
Il faut voir des vu des chaussures avec un rempli inexistant, se creuser, s'user, se déchirer, s'user très rapidement, avec un affaissement de la première de montage, et ses inconvénients . On rencontre ce phénomène avec des semelles d'usure en caoutchouc soudées, épaisses et alvéolées pour la légèreté.
Je l'ai décrit dans un autre sujet ou la première de montage s'était coupée sans aucun doute possible sur la cause, l'affaissement.
On comprend donc l'intérêt d'un support relativement rigide " le rempli " entre première de montage et semelle d'usure.
Le salpa bien entendu est à proscrire, ainsi que tous les autres sudaccés, plastique , mousse, est...
Reste quelques matériaux, le caoutchouc , les croûtes, le cuir.
En dehors du cuir pour moi matière idéale
http://engrandepompe.forumpersos.com/t1002-john-lobb-rempli-et-confirmation

lors de ressemelages, il existe une matière l'interlite avec certainement d'autres appellations selon les fabricants, en différentes épaisseurs , 2 3 4 mm qui requière les qualités de l'airlite " une certaine souplesse et légèreté " et du caoutchouc " fermeté " est utilisé en cordonnerie, orthopédie, sert de double, d'intercalaire etc...et pour moi de rempli.
Il a toutes les qualités de souplesse, silence, permet le confort à la marche avec un très petit affaissement, juste ce qu'il faut, est imperméable, et enfin une tenue importante au collage et un maintient de la semelle d'usure, sans jamais se désagréger.
Je ne veux en aucun cas prendre toujours la solution opposée aux références anciennes, ainsi que contredire les plus grands bottiers modernes, c'est uniquement mon modeste avis, je l'ai dit mon expérience trop vieille malheureusement les exemples nombreux de chaque jour, partant de là , mes déductions.
L'airlite , les podo-orthésistes peuvent nous le dirent, est très souvent utilisé dans leurs fabrications en remplacement surtout du cuir , par sa légèreté, sa souplesse, même employée dans des épaisseurs de plusieurs centimètres, comme c'est toujours le cas, dans leurs corrections de handicaps.
Je l'ai moi même décrit en utilisation dans le sujet sur les " tropéziennes " pour les mêmes raisons.
Peut être que si mes sujets sont lus, certains essaierons, serons convaincus, du moins je l'espère.

Très amicalement,
Tictac le besogneux

mardi 1 juin 2010

Le cambrion, et la rapid cambrure


Bonjour,

Aujourd'hui un sujet sur la colonne vertébrale de la chaussure, le cambrion.
Dans cet exemple très particulier et rarissime, le fabricant, à choisi, de mouler son cambrion, dans la semelle d'usure, ce dernier n'est donc pas fixé d'une manière traditionnelle sur la première de montage, à chaque ressemelage, le cambrion est automatiquement chancé, la fabrication est de grande qualité, procédé de montage norvégien, première de montage cuir, ce fabricant indique l'année de fabrication de ses modèles, celui ci est de 1999.








La première de montage en salpa s'est pliée à l'endroit ou le cambrion prend fin, celui ci n'est pas cassé.




                                                          



Le cambrion, élément très important de la chaussure, au départ en cuir rigide, en bois ensuite, plus souvent en acier bleui, maintenant très souvent en plastique thermoformé.

Si le Cambrion est présent dans tous les PROCEDES DE MONTAGE CLASSIQUES sous différentes formes et matériaux, il est absent de quelques rares fabrications, comme dans le
COUSU RETOURNE




Les SANDALES de fabrications artisanales , mais souvent présent dans celles d'industries.



MOCASSINS A PICOTS ,



Les CHAUSSURES BATEAUX



mais souvent présent dans celles d'industries.
Dans des fabrications de chaussures sportives relativement souples, sous d'autres formes, raidisseurs, alvéoles, lamelles plastiques, etc...
Le rempli n'échappe pas à cette règle. dans le

COUSU RETOURNE ,



MONTAGE SANDALETTTE ,



Les MOCASSINS A PICOTS ,

D'une manière générale pour CAMBRION et REMPLI  dans les fabrications ne présentant pas de

PREMIERE DE MONTAGE



Le cambrion en cuir doit être le plus rigide possible, il est tiré de d'un morceau de collet ou de croupon, on relève ses dimensions le plus exactement possible à l'aide d'une craie. il se place en partie haute sur le rempli et le croise sur une quinzaine de millimètres. On le colle à la colle de Vienne, pour sa qualité de rigidité au séchage. On le laisse bien sécher avant sa finition en dôme bombé pour sa plus grande rigidité, mais aussi pour ce galbe en cambrure du plus bel effet, tant apprécié par les amateurs de souliers.

Cette pièce d'une dizaine de centimètres de longueur en métal, d'une quinzaine de millimètres de largeur, parfois un tout petit peu plus en bois, est positionnée du milieu du talon jusqu'en queue de semelle.




Il a pour utilité d'empêcher la cambrure de s'affaisser, de définir selon sa courbure la hauteur des talons, encore plus important avec les chaussures de femmes à talons aiguilles.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2012/07/talons-interchangeables.html

Il est parfois, du côté talon, à fourche, permettant le passage d'une vis très utile pour fixer les talons aiguilles .

Autrement, deux trous sont prévus à chaque extrémité, pour le clouer, parfois deux. Il est toujours en acier , dans les chaussures de femmes à talons hauts.


                                               

Autrement, dans les chaussures basses, il peut être en bois, comme pour les hommes. Lui même fixé par deux pointes, il est cependant encore maintenu sur la première de montage par une pièce en cuir, chevillé bois en mesure ou en " neuf " cloué et quelquefois agrafé en PAP.

Cette pièce est la plupart du temps en carton maintenant. Les amateurs pensent très souvent que le cambrion en bois à l'ancienne est gage de bonne qualité, pourtant de grands bottiers et de grandes fabrications mettent et ont des cambrions en acier.

Le Cambrion en bois recouvert d'un morceau de cuir, a pour inconvénients de s'affaisser, de se fendiller, et permettre selon la marche avec défauts de certaines personnes, d'accentuer les problèmes " report d'usure en coin intérieur du talon , pieds plats " .
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2009/11/bonbouts-cuir-coins-caoutchouc-ou.html 

Avantages par rapport à l'acier ? Le cambrion acier pour moi ne s'affaisse pas ou alors ! En revanche, il casse, il peut durer la vie de la chaussure, ou casser au bout de quelques minutes.

Le soutien du talon et de la marche est quand même bien meilleur, il peut malheureusement rouiller, mais, Je ne l'ai vu que très rarement. Dans tous les cas, affaissements ou casses, le changement est possible, pas toujours facile.

C'est donc le moment d'évoquer la rapid cambrure, qui permet la réparation, sans démontage du talon et donc sans remplacement du cambrion.
Cette pièce en acier est encore renforcée en son milieu de par sa forme incurvé, pour résister à la flexion. Elle a la dimension d'un emboitage de femme donc plus important qu'un cambrion traditionnel. Quatre trous sont percés a l'emboitage, en périphérie, un gros trou au milieu pour fixer cette derniere solidement, six trous en cambrure pour la faire tenir, par des semences, sur la cambrure, mais rivées à l'extérieur. Je dis rivées et non pas recourbées sur la cambrure, surtout réservée aux talons hauts aiguilles de femmes.

Une autre de taille un peu plus large, même nombre de trou de fixation avec les semences, mais sans passage pour la vis en emboitage, avec cette fois ci un renfort riveté au milieu, en deux parties.
J'avoue avoir vu des rapids cambrures cassées au niveau des trous de pointes, mais c'est une exception rarissime.
La photo nous montre une chaussure, ou c'est plus l'emboîtage en salpa que le cambrion qui a souffert, d'ailleurs celui ci n'est pas cassé, elle fera l'objet de la pose d'une rapid cambrure adaptée, sans démontage du talon.
Le changement du cambrion est effectué lorsque celui ci est vraiment cassé plus bas, au milieu de la cambrure, il est en position intercalaire de la première de montage, il faut démonté le talon, ouvrir la première de montage, pour procéder à son extraction à la pince, avec souvent beaucoup de difficulté, comme se remise faite au marteau, en tapant sur le bout du cambrion. Il sera cloué à la semence de chaque côté.
Le cambrion possède plusieurs courbures plus ou moins accentuée, en fonction de la cambrure de la chaussure, et de la hauteur des talons.
Les rapids cambrure sont très très rarement utilisées pour les chaussures d'hommes, pour ne pas dire jamais.

Très amicalement,
Tictac

lundi 4 janvier 2010

" Démontages " ... Churc'h, Lobb, santoni, Bowen, Grenson, bailly, Tod's, etc...


Bonjour,
Le titre est bien pompeux pour ce genre "d'expertises " Certains amateurs et forums pratiquent ces démontages aidés par des professionnels.
Ma formation toujours axée pour la survie des souliers s'accommode mal de certaines pratiques, clous, eau de javel, etc ... et couper en deux des chaussures pour savoir ce qu'il y a à l'intérieur.
Dans mes petites expertises sans démontages quelques inconnues, Rempli, mur de première de montage pour le goodyear, contrefort et bout dur, cambrion, je pense cette liste exhaustive.
Pourtant les amateurs et les professionnels connaissent bien l'uniformité des fabrications dans le Pac, et mis à part ces inconnues, souliers en mains les professionnels à fortiori, ainsi que les amateurs avertis, ceux qui se seront donné les moyens d'appréciations, peuvent reconnaître tous les autres critères de qualité, un oeil averti au moment de l'achat, peut bien souvent écarter tous les autres défauts, ceux qui sont bien visibles, ils seront de différents types, esthétiques " le client voit si il peut s"en accommoder " ou pas, ou de malfaçons et de construction " ces derniers pour moi souvent rédhibitoires. Il en va bien entendu différemment pour le neuf et le mesure.
j"ai fait un sujet " prix par rapport à la qualité de fabrication des chaussures " Il serait intéressant de mettre le sujet que j'ai en tête depuis longtemps, " Petits conseils avant l'achat " il est toujours dans mes cartons,
Il n'y est plus.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/12/petits-conseils-et-verifications-avant.html
 très facile à rédiger mais beaucoup plus laborieux de l'étayer par des photos, ce qui demande une collecte assez impressionnante., car heureusement toutes les chaussures de qualité qui nous sont apportées, n'en présentent pas.

On le sait bien dans le Pac :

les procédés de montage :
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2012/09/appellation-des-procedes-de-montage.html

Goodyear,

Norvégien,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/09/norvegien-ou-sandalette.html
sandalette,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/10/autre-montage-le-sandalette.html
Cousu retourné :
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2012/04/le-cousu-retourne-selon-repetto.html
Flex,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2012/03/nouveau-procede-de-montage-le-flex.html
 Mixte,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/10/autre-montage-le-chapelet-ou-cousu.html
Soudé,
 Blak,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/08/couture-blacke-la-main-parent-pauvre-ou.html
blakrapid,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/08/bien-que-certainement-tout-le-monde.html
les autres chevillé bois, cloué, n'existant plus de nos jours.

Leurs coutures :
Sous rainette, sous incision, sous gravure.

La première de montage :
En cuir, en salpa, en mariage de cuir à l'avant, de salpa à l'emboitage, en salpa, en fibre synthétique.

Les doublures :
En peausserie, mariage cuir à l'avant, toile à l'arrière.en synthétique.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/08/la-question-posee-dans-une-autre.html

l'emboîtage :
Cloué, soudé, cousu, collé/cloué.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/08/emboitage-colle-cusu-collecloue.html

Sous bout :
En cuir, salpa, moulé plastique,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/09/sous-bout-en-cuir-ou-enrobage-de.html

Bonbout :
En cuir, cuir/coin caoutchouc, caoutchouc;
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/11/bonbouts-cuir-coins-caoutchouc-ou.html

Le rempli :
En majorité en liège. J'ai dit ce que j'en pensais dans le sujet " le rempli "
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/08/le-rempli.html



Mur de première de montage pour le goodyear :
Rapporté, collé ou collé cousu.



Contrefort :
Thermoformé, mais tout est possible, j'usqu'à du carton.
Bout dur :
Thermoformé, tout est possible, jusqu'à du carton.
Cambrion :
En grande majorité en métal " j'ai dit ce que j'en pensais dans le sujet " cambrion et rapid cambrure " mais tout est possible puisque j'ai vu du cambrion en tôle de bidon d'huile.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/08/le-cambrion-et-la-rapide-cambrure.html




Point n'est nécessaire de faire subir des tortures à nos souliers pour savoir donc leurs fabrications, ce que l'on ne voit pas est deviné presque à 100 pour 100, et ce que l'on voit n'a pas besoin de démontage.

Dans le Neuf et le Mesure:
C'est différemment, ont sait pratiquement toujours la grande différence de ce qui se trouve aussi à l'intérieur, la qualité des peausseries, des tige, des doublures, les contreforts et bouts durs en cuir, pour le cambrion c'est une autre histoire, le bois est parfait, mais l'acier que mettent certains, est pour moi à l'abris de reproche, le rempli est d'après ce que j'en sais, en feuille de liège, ce n'est pas personnellement ce que je mets. Il est toujours très regrettable de couper en deux des Delos.
ce genres de déductions et de propos m'a valu les foudres de guerre sous d'autres cieux, pourtant je pense modestement connaître mon sujet et ne pas raconter n'importe quoi.
Si des amateurs, sans avoir la prétention de croire mes messages intéressants et lus, seraient intéressés par ce genre de " démontages " qu'ils aient la gentillesse de le dire sur le blog ou en mp
Sinon aucune suite ne sera donnée à ce message mis à jour quotidiennement et donc prenant beaucoup de temps.
La lecture du message " Prix par rapport à la qualité de fabrication de nos chaussures " pourra donner des indications.

Très amicalement,
Tictac



Lobb :
Doubles boucles William marron moyen à bouts droits lisses.
Semelles d'usure en cuir cousue en petits points sous gravurage traditionnel.
Trépointe cousues en goodyear.
Première de montage entière en cuir.
Doublures entières en peausseries
Premières peaux de propreté entière en peauserie, marquées Lobb.
Sous bouts en cuir.
Bonbouts en cuir coins caoutchouc.
Passage de la roulette en garniture aux talons.




Tod's : Derby noirs à plateaux cousus en retourné extérieur.
Trépointe fausse collée et cousue entre la tige et la semelle d'usure.
Semelle d'usure en cuir cousues en blake à deux fils.
première de montage entière en Salpa.
Premières peaux de propreté entière cachant la couture du blake.
Sous bouts en Salpa.
Bonbouts en cuir coins caoutchouc.



Paul Smith :
Mocassin en veau velours beige à barettes en tissus cousues aux oreilles et tenues avec la semelle d'usure, à plateaux cousus en piqures sellier.
Semelles d'usure en cuir entières avec bonbouts soudées.
Première de montage en salpa en emboitage et cambrure, en cuir sur l'avant du pied.
Doublures : sans.
trois quart de Premières peaux de propreté en peausserie, marquées P Smith.
Sous bout en plastique moulé, avec enrobage en lamelles de cuir.
Bonbouts faisant partie intégrante de la semelle d'usure entière, avec coins caoutchouc.



Bailly :
Derby noirs à bouts lisses.
Trépointes cousues en goodyear.
Semelles d'usure entières en caoutchout alvéolées pour la souplesse et le poids soudées et non cousues en petits points.
Première de montage en cuir.
Doublures entières en cuir.
Demies premières peaux de propreté marquées cousu trépointe goudyear.
Rempli genre interlite.
Cambrion en bois.
laçage à quatre trous avec oeillets posés sur la doublure uniquement en dessous.



Grenson :
Bottines marron moyen à bouts droits.
Trépointe cousue en goodyear, faisant penser à un norvégien.
Double entière en cuir cousue en petits points avec la semelle d'usure.
Semelle d'usure en cahoutchouc modèle Commando cousue en petits points avec la double.
Premièrer de montage en cuir.
Doublure entière en peausserie.
Trois quart de premières peaux de propreté en peausserie marquées Grenson.
Laçage à huit trous, quatre avec inférieurs avec oeillets, quatre inférieurs avec crochets en deux parties.
Deux tirettes en tissus pour facilité la mise des chaussures.
Les chaussures ont quinze ans, et entretenues comme elles le sont devraient durer au moins le double.



Bowen :
Mocassin marron moyen à barettes à plateau cousu à nez fendu cousu en retourné.
Trépointe cousue en goodyear.
Semelle d'usure en cuir cousue en petits points sous rainette.
Première de montage en cuir.
Doublure entière en peausserie.
Talonnette de propreté en peausserie marquée Bowen.
Sous bouts en cuir.
Bonbouts en cuir coins cahoutchouc.



Emling :
Derby noirs à bouts lisses
Semelles d'usure cousues en petits points sous incision.
Trépointe cousue en blake.
première de montage en cuir avec couture du blak visible à l'intérieur.
Doublures entières en peausserie.
Demies premières peaux de propreté marquées Emling Chausseur.
Sousbouts en salpa.
bonbouts en cuir coins cahoutchouc.
Laçage à trois trous sans oeillets.


Bowen :
Richelieu noirs à bouts droits lisses.
Trépointe cousue en goodyear.
Semelles d'usure en cuir cousues en petits points sous gravurage traditionnel.
Sous bouts en cuir.
Bonbonts en cuir coins cahoutchouc.
Doublure entière en peausserie.
Talonnette de propreté en peausserie marquée Bowen.
Laçage à six trous sans oeillet.
Les coutures du bout droit, la languette, les doublures au contrfort sont toutes cousues retournées.
Le dessous des bonbouts des semelles d'usure sont en finition verte du plus bel effet.

 Re: Ce ma