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mardi 23 juillet 2013

Les Caboches. Avant les protecteurs, les patins de protection..


                                           


Bonjour,

Aujourd'hui un petit sujet sur ces pointes particulières " les caboches " que le cordonnier moderne n'a jamais vu et ne verra sans doute jamais.





Ces " pointes " très particulières, on en voit la description exacte dans les livre et les manuels anciens.
Leurs formes ressemblent un peu à des clous de tapissier, mais aussi à ceux de garniture des sabots, de formes rondes et de motifs variés fleurs etc..tout autour de la tige.
Sans aucune comparaison n'étant pas faites pour cela par rapport à la grande solidité des caboches, à leurs formes à facettes pyramidales.


                                             

Quand je parle de garniture c'est que l'empeigne des sabots est tenue réellement par des pointes ou des agrafes. Ces clous viennent uniquement en couverture pour camoufler la véritable fixation.
Certains fabricants ne s'encombrent pas de cette opération esthétique, et laissent visible les agrafes  utilisées seules dans ce cas.
De mise également sur les sabots portés par le personnel médical, peut être par soucis de sobriété.


                                             

http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2010/01/le-garnissage-des-sabots.html

Réservées aux gros souliers , aux gros brodequins de marche de montagne, au départ militaires début des années 1800 cloutés avec des têtes rondes ancêtres de nos caboches, ensuite les souliers de nos poilus et certainement ceux des autres armées en étaient pourvus.
Ils seraient peut être également à l'origine des chaussures assymétriques, pied gauche pied droit.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2013/04/la-premiere-de-montage.html

Les caboches n'existent plus maintenant ne sont même plus disponible à la vente pour nous professionnels.
La pose se faisait sous les semelles mais particulièrement à la protection des talons.
Les souliers avec cette " garniture " sur revêtements modernes, glisseraient de la plus abominable manière. La marche à cette époque, se faisait dans des chemins tortueux, boueux, aidée par ces fameuses caboches pour la tenue de route et la grande solidité.
Il existait également d'autres " protecteurs " a la disposition du particulier, nommés roc, for tip, il est fait mention de daches, qui à mon avis est l' appellation régionale des for. 

Ces articles se faisaient en trois grosseurs de têtes, 8, 9, et 10 mm de diamètre, avec trois pattes de fixation, les protecteurs for sont de section carrée avec 4 pattes de fixation, ( un peu comme l'agrafe moderne en emboîtage des talons aiguilles de quelques rares fabricants ) pratiquement impossible à enlever sans la pince électrique chauffante.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2010/01/la-pince-electrique-chauffante.html




disponibles à l'époque chez les crépins, à mon avis plutôt réservés aux amateurs, je n"en ai jamais posés, uniquement  des caboches.
Toutes les dispositions étaient laissées au bon vouloir artistique du cordonnier, au bout, au talon en rangées doubles renforcées en coin extérieur haut, ( emplacement des fers encastrés ) au milieu, en rond, en carré, en losange, à une ou à multiple rangées sur toute la surface semelles et talons, d'une manière centrale comme ces patins de protection centraux, nouvelle mode / position qui existe depuis la nuit des temps.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2012/12/patins-centraux-encastres-en-applique.html

Une pratique de l'époque était la pose de protecteurs encastrés, enfin plus exactement en applique, à la place du bonbout, en périphérie, une rangé de caboches, plus une en queue de talon au milieu.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/08/protecteurs-encastres-encastres-en-en.html

Les cordonniers bottiers s'en servaient en signature comme pour le cloutage des talons normaux à cette époque.
De nos jours des bottiers modernes perpétuent cette mode de la même façon avec leurs initiales ou leurs noms.
Mon souvenir de ces pointes à l'atelier lorsque j'étais apprenti, était les concours que nous faisions entre nous.
Les caboches pour les cordonniers " habiles "que nous étions étaient clouées d'un seul coup de marteau à battre, tenues entre le pouce et l'index, piquées simplement dans le cuir, d'un seul coup de marteau, elles devaient être étaient enfoncées parfaitement vertical pour la bonne tenue et l'esthétique.
Il fallait simplement enlever ses doigts avant, je ne dis pas le nombres de pouces éclatés, dommages collatéraux lorsqu' ils n'étaient pas retirés à temps .
Les concours étaient monnaie courante à l'époque entre apprentis et ouvriers, il faut dire que nous avions peu de sujets de distractions surtout à l'atelier.
Le jeu des apprentis avec ces balles lourdes, dures, sans rebond faites en crêpe avec la possibilité de ses particules qui se collent seules.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/11/le-crepe-veritable-posologie-et-mode.html

Ces concours chronométrés, étaient essentiellement faits sur la pose des caboches, sur les coutures. Les plus performants cousaient un pied en petits points, en une douzaines de minutes, ligneul fait et lissé dans le premier point.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/11/comment-faire-un-ligneul.html

Il faut dire que nous faisions ça comme on pose les patins de protection aujourd'hui.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/08/patins-elysee-dit-topy.html

Ces caboches, j'en ai conservé des dizaines de kilos pendant des années pensant que la mode étant un éternel recommencement, j'en aurait à nouveau besoin.
Si ce fut le cas pour les talons aiguilles, les caboches sont restées dans l'oubli.
Pour les jeter ensuite, me rendant compte qu'on on ne s'en servirait plus jamais. Dommage, je n'en ai même pas gardé quelques unes en souvenir, je vous en aurais fait une photo.

Très amicalement,
Tictac .

mardi 1 juin 2010

Le cambrion, et la rapid cambrure


Bonjour,

Aujourd'hui un sujet sur la colonne vertébrale de la chaussure, le cambrion.
Dans cet exemple très particulier et rarissime, le fabricant, à choisi, de mouler son cambrion, dans la semelle d'usure, ce dernier n'est donc pas fixé d'une manière traditionnelle sur la première de montage, à chaque ressemelage, le cambrion est automatiquement chancé, la fabrication est de grande qualité, procédé de montage norvégien, première de montage cuir, ce fabricant indique l'année de fabrication de ses modèles, celui ci est de 1999.








La première de montage en salpa s'est pliée à l'endroit ou le cambrion prend fin, celui ci n'est pas cassé.




                                                          



Le cambrion, élément très important de la chaussure, au départ en cuir rigide, en bois ensuite, plus souvent en acier bleui, maintenant très souvent en plastique thermoformé.

Si le Cambrion est présent dans tous les PROCEDES DE MONTAGE CLASSIQUES sous différentes formes et matériaux, il est absent de quelques rares fabrications, comme dans le
COUSU RETOURNE




Les SANDALES de fabrications artisanales , mais souvent présent dans celles d'industries.



MOCASSINS A PICOTS ,



Les CHAUSSURES BATEAUX



mais souvent présent dans celles d'industries.
Dans des fabrications de chaussures sportives relativement souples, sous d'autres formes, raidisseurs, alvéoles, lamelles plastiques, etc...
Le rempli n'échappe pas à cette règle. dans le

COUSU RETOURNE ,



MONTAGE SANDALETTTE ,



Les MOCASSINS A PICOTS ,

D'une manière générale pour CAMBRION et REMPLI  dans les fabrications ne présentant pas de

PREMIERE DE MONTAGE



Le cambrion en cuir doit être le plus rigide possible, il est tiré de d'un morceau de collet ou de croupon, on relève ses dimensions le plus exactement possible à l'aide d'une craie. il se place en partie haute sur le rempli et le croise sur une quinzaine de millimètres. On le colle à la colle de Vienne, pour sa qualité de rigidité au séchage. On le laisse bien sécher avant sa finition en dôme bombé pour sa plus grande rigidité, mais aussi pour ce galbe en cambrure du plus bel effet, tant apprécié par les amateurs de souliers.

Cette pièce d'une dizaine de centimètres de longueur en métal, d'une quinzaine de millimètres de largeur, parfois un tout petit peu plus en bois, est positionnée du milieu du talon jusqu'en queue de semelle.




Il a pour utilité d'empêcher la cambrure de s'affaisser, de définir selon sa courbure la hauteur des talons, encore plus important avec les chaussures de femmes à talons aiguilles.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2012/07/talons-interchangeables.html

Il est parfois, du côté talon, à fourche, permettant le passage d'une vis très utile pour fixer les talons aiguilles .

Autrement, deux trous sont prévus à chaque extrémité, pour le clouer, parfois deux. Il est toujours en acier , dans les chaussures de femmes à talons hauts.


                                               

Autrement, dans les chaussures basses, il peut être en bois, comme pour les hommes. Lui même fixé par deux pointes, il est cependant encore maintenu sur la première de montage par une pièce en cuir, chevillé bois en mesure ou en " neuf " cloué et quelquefois agrafé en PAP.

Cette pièce est la plupart du temps en carton maintenant. Les amateurs pensent très souvent que le cambrion en bois à l'ancienne est gage de bonne qualité, pourtant de grands bottiers et de grandes fabrications mettent et ont des cambrions en acier.

Le Cambrion en bois recouvert d'un morceau de cuir, a pour inconvénients de s'affaisser, de se fendiller, et permettre selon la marche avec défauts de certaines personnes, d'accentuer les problèmes " report d'usure en coin intérieur du talon , pieds plats " .
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2009/11/bonbouts-cuir-coins-caoutchouc-ou.html 

Avantages par rapport à l'acier ? Le cambrion acier pour moi ne s'affaisse pas ou alors ! En revanche, il casse, il peut durer la vie de la chaussure, ou casser au bout de quelques minutes.

Le soutien du talon et de la marche est quand même bien meilleur, il peut malheureusement rouiller, mais, Je ne l'ai vu que très rarement. Dans tous les cas, affaissements ou casses, le changement est possible, pas toujours facile.

C'est donc le moment d'évoquer la rapid cambrure, qui permet la réparation, sans démontage du talon et donc sans remplacement du cambrion.
Cette pièce en acier est encore renforcée en son milieu de par sa forme incurvé, pour résister à la flexion. Elle a la dimension d'un emboitage de femme donc plus important qu'un cambrion traditionnel. Quatre trous sont percés a l'emboitage, en périphérie, un gros trou au milieu pour fixer cette derniere solidement, six trous en cambrure pour la faire tenir, par des semences, sur la cambrure, mais rivées à l'extérieur. Je dis rivées et non pas recourbées sur la cambrure, surtout réservée aux talons hauts aiguilles de femmes.

Une autre de taille un peu plus large, même nombre de trou de fixation avec les semences, mais sans passage pour la vis en emboitage, avec cette fois ci un renfort riveté au milieu, en deux parties.
J'avoue avoir vu des rapids cambrures cassées au niveau des trous de pointes, mais c'est une exception rarissime.
La photo nous montre une chaussure, ou c'est plus l'emboîtage en salpa que le cambrion qui a souffert, d'ailleurs celui ci n'est pas cassé, elle fera l'objet de la pose d'une rapid cambrure adaptée, sans démontage du talon.
Le changement du cambrion est effectué lorsque celui ci est vraiment cassé plus bas, au milieu de la cambrure, il est en position intercalaire de la première de montage, il faut démonté le talon, ouvrir la première de montage, pour procéder à son extraction à la pince, avec souvent beaucoup de difficulté, comme se remise faite au marteau, en tapant sur le bout du cambrion. Il sera cloué à la semence de chaque côté.
Le cambrion possède plusieurs courbures plus ou moins accentuée, en fonction de la cambrure de la chaussure, et de la hauteur des talons.
Les rapids cambrure sont très très rarement utilisées pour les chaussures d'hommes, pour ne pas dire jamais.

Très amicalement,
Tictac

mardi 1 décembre 2009

Emboitage , collé , cousu , collé/cloué .




























Bonjour,


Dans la grande majorité des cas, les chaussures possèdent un talon, quelques modèles particuliers n'en possèdent pas, mais c'est quand même pour moi assez exceptionnel.
Il est constitué de différentes matières, pour les chaussures d'hommes comme pour celles de femmes , avec des moyens de fixations également différents, collé, cousu, cloué, et maintenant collé/cloué.

Attention aux emboîtages particuliers ou la fermeture à glissière passe sous ce dernier et oblige en cas de casse et de remplacement au démontage total.












Constitués pour les production de qualité avec semelles d'usure en cuir , de sous bouts en cuir et bonbout en cuir coins cahoutchouc.
De sous bouts en salpa bonbout cahoutchouc, de cuir coin cahoutchouc pour du PAC de moins bonne fabrication .
Très rarement en cahoutchouc, en plastique avec une tige centrale pour la solidité et la fixation du bonbout à tige " cheville mécanindus " pour les chaussures de femmes à talons aiguille.
On peut malheureusement voir l'inverse , sous bouts salpa pour des productions de haut de gamme , et étonnamment en cuir pour des fabricants de qualité moindre .

les talons peuvent faire partie intégrantes de la semelle d'usure, lorsque celle ci est en cahoutchouc, moulé d'un seul tenant " comme souvent sur des souliers de type Paraboot " collé sur une double pratiquement toujours en cahoutchouc, plus rarement en cuir, ou ils sont séparés de cette dernière" genre semelle commando " avec l'appellation ancienne de " bloc ou demi-bloc " souvent appelé maintenant talon sport, avec des hauteur différentes.
Toutes ces caractéristiques se retrouvent indifféremment dans les hauts et dans les bas de gammes .

Le nombre de sous bout, est de deux à quatre généralement, parfois plus, quelquefois moins, et donne la hauteur du talon, en fonction de la cambrure, et la bonne portée de la chaussure au point zéro de la semelle " au milieu " dans éthique de la cordonnerie ancienne.

Attention au nouvelles normes des fabricants en portée arrière "en queue de semelle " comme les bottes de cow-boy . Avec une position particulière au repos , mais une plus grande facilité à la marche , avec l'enroulement de celle ci , et une usure moindre au bout de la semelle .
Le vieil artisan considérera que dans cette dernière configuration , les talons sont trop bas, et que la portée est mauvaise .

EMBOITAGE COLLE :

Semelle cahoutchouc entière , généralement collée sur une double collée et cousue en petits points sur la trépointe , ou semelle collée et cousue en petits points sur la trépointe avec talon bloc séparé,
Cette semelle Type commando aux crampons centraux avec réserve en périphérie , est faite pour le passage de la couture du petit point, cousue avec double ou sans sur la trépointe directement .



EMBOITAGE COUSU :

L'exemple type est la chaussure bateau de toutes marques , cousu en blake, à simple ou double fils selon les désirs du fabricants, sous rainette. A noter que sans protection , la couture à l'endroit de la semelle s'use très rapidement , avec décollement , mais qu'à l'emplacement du talon , l'usure même prononcée n'amène pas ce phénomène .

EMBOÏTAGE AGRAFE :

En industrie, très rarement en artisanat ou ils sont cloués.



EMBOITAGE CLOUE:

Au moment ou les colles n'existaient pratiquement pas , du moins celles modernes que nous connaissons maintenant, les sous bouts étaient cloués à la tête d'homme, cette dernière enfoncée légèrement, puis coupée pour que le sous bout suivant vienne se cloué ' "s"empalé " sur ces pointes. Ensuite cloué de l'intérieur en emboitage avec la première de montage.



Cloué à l'emboitage sur la semelle d'usure :
De très rares fabricants, on ne sait pourquoi au détriment de la solidité, préfèrent cloué leurs talons sur la semelle d'usure.




Collé / Cloué :

Comme dans l'exemple précédent , mais entre chaque opération, un encollage.
Si les pointes de fixation en cordonnerie sont pour les plus connues, les semences, pour beaucoup d'autres travaux, les finettes, et têtes d'hommes, sans oublier les petites bleues ainsi que les bâtardes pratiquement inconnues de nos jours, puisque utilisées pour le clouage des bons bout tout en cuir, à l'endroit de l'usure, extérieure, à une deux ou trois rangée à l"emplacement du protecteur, de dessins différents, signature dans le temps de l'artisan.

pour l'emboitage, ce sont toujours des pointes à têtes plates striées sur une partie de leur longueur, pour la rétention dans le matériau, appellées " pointe filet roulée " de deux longueurs principales, elles sont en principe au nombre de six ou sept, parfois moins quelquefois plus selon la grandeur de l'emboitage.

En industrie cloué avec des machines , dans l'artisanat au marteau d'emboitage à la forme particulière par l'inclinaison de sa panne, à la machine si l'artisan en possède une.
une grande difficulté est réservée aux bottes cavalières sans fermeture à glissière , sans machine l'ouvrier se servira d'un chasse clou d'emboitage, action toujours très difficile à réaliser.

LES SOUS BOUT cuir sont tirés de croupons particuliers dits à talons , durs et épais 5 à 7 mm
les bonbout cuir, cahoutchous, 6 mms préparés d'usine , les blocs , 9 - 12 mm , ou demis blocs 6,5 - 7 mm

Attention aux amateurs , sans connaissances et savoir qui par leurs affirmations leur déclarations fausse et mensongères, accusent de grandes marques de " lésiner " sur le temps et le coût de leurs fabrications de faire des économies de " bouts de chandelles " en omettant de clouer leur emboitage, je pense à la marque Paraboot, ce n'est pas un oubli mais une obligation pour le fabricant soucieux de faire un bon travail de ne pas les clouer, car dans ce cas , que des inconvénients, sans aucun avantage.

Certains font l'inverse, clouent leurs emboîtage moulés, alvéolés, les pointes d'emboîtage dans le vide, sans aucune raison, sans nécessité pour...?



je suis agréé par l'usine paraboot et connais donc bien leurs fabrications et leurs matières pour attester que celles ci n'ont pas changées, ne se sont pas altérées dans le temps, et ne voir une différence que dans le cousu norvégien, la retombée de la tige dans le temps était positionnée un peu comme un goodyear, maintenant le retour de celle ci horizontalement sur la trépointe, ferait penser plutôt un cousu et montage sandalette.

Très amicalement .
Tictac

mercredi 14 octobre 2009

Le prêtant









Le cordonnier, et plus particulièrement le bottier, doit, selon les parties des peaux utilisées, en fonction de leurs endroits d'utilisation pour la fabrication en " neuf " trouver le sens du prêtant. On s'en doute, c'est très très important . Placées dans le mauvais sens, par exemple en emboitage, le soulier gagnerait une pointure en supplément, très facilement et rapidement.
Eviter les défauts,
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2010/02/les-defauts-du-cuir.html

Tout au long de sa vie l'animal, pour se déplacer, remue les membres, pour d'autres activités, manger par exemple, remue la tête dans plusieurs sens.
Toutes ces actions sont rendues possible par l'élasticité de sa peau. Et ce, quelle que soit la taille de l'animal. Il est donc normal de trouver dans toutes les peaux des caractéristiques semblables.

Cette élasticité est perdue au tannage, mais elle est remplacée par le prêtant, possibilité du cuir de s'allonger dans certains sens, sans se rétracter, pour reprendre sa forme première. On peut ainsi, aux cuirs, leur faire épouser certaines formes, les galber etc ...
Si vous prenez un morceau de caoutchouc, si vous le sollicitez à ses extrémités, il peut prendre la forme d'un objet sur lequel il est tendu. Quand vous le libérez, comme l'élastique, il reprend sa forme initiale. Si vous faites la même chose avec un morceau de cuir, au bout d'un certain temps, deux à trois jours, il conservera la forme de l'objet, cela grâce à sa propriété, le prêtant. Le cuir peut donc s'emboutir facilement.

Je l'ai dit, le prêtant ne s'exerce pas dans tous les sens, s'il permet les mouvements de l'animal , on comprendra que les parties aux voisinages des pattes se prêteront beaucoup dans le sens transversal, et donc que le milieu du dos. le reintier, en aura peu ou pas.
La peau comporte plusieurs parties, d'un coté de la raie du dos se présente le collet, de l'autre, à la naissance de la queue, la culée, de chaque côté, les flancs, au centre, le reintier.
A l'intérieur des pattes les aines, les parties les plus faibles et les plus extensibles.
Le REINTIER , est la partie qui présente le moins de prêtant, pour moi, parfois, pas du tout.
Le COLLET se prête un peu dans tous les sens, en forme d'éventail, plus important de gauche à droite que de haut en bas, les PATTES, toujours en forme d'éventail, par la marche et les déplacements de l'animal.
Les FLANCS, dans le sens de la largeur de la peau, respiration et alimentation, ballonnements, naissance.
La CULÉE, l' animal s'assoie, se couche tout au long de sa vie, donc le prêtant dans le sens de la longueur.

LES DIFFÉRENTES VALEURS DES PARTIES PRINCIPALES :

Le REINTIER, la meilleure qualité, le plus épais, le plus serré et le plus imperméable. Pas d'endroits creux .

La CULÉE, moins régulière que le reintier, cependant, une bonne partie, surtout dans les petits animaux, chèvre, mouton, chevreau.

Les FLANCS, le ventre de l'animal, mince et très extensible, le grain est gros et rugueux, parties médiocres en solidité, prêtant et esthétique.

Le COLLET, d'épaisseur variable, ainsi que son prêtant, des plis de graisse, tout cela amène une moins bonne qualité et aspect.

Les AINES, malheureusement, les parties les moins nobles, prêtant excessif, molles , très perméables, grains très gros, donc presque toujours inutilisables.

Ces données et principes sont valables pour tous les genres de peausseries et d'animaux, grands ou petits. Les gros cuirs crouponnés sont débités en tenant compte de la valeur des différentes parties de la peau.
Le cordonnier coupera les semelles dans les croupons, les morceaux appelés croupons représentent le reintier.
Il découpera les premières de montage, les sous bout réservés aux talons, dans le collet.
Pour les contreforts et les bouts durs, il découpera dans les flancs.

Comme toujours, j'ai dû en oublier, qu'on veuille bien me pardonner.

Très amicalement,

Tictac le besogneux

mercredi 9 septembre 2009

Sous bout en cuir, ou enrobage de lamelles de cuir !

Sur ces talons de chaussures d'homme, les sous bouts sont factices, le talon est en plastique moulé, et par dessus est collé cet enrobage de lamelles de cuir.







L'épaisseur de l'enrobage.

Talons de femme, l'un est à poser tel quel, à recouvrir, avec un recouvrage en peausserie, ou bien avec un enrobage fait de lamelles de cuir, l'autre, est recouvert d'un enrobage en lamelles de cuir fait en usine.




l'enrobage de lamelles de cuir.


Une autre facétie de certains de nos fabricants, un mensonge peut être, mais pour le moins c'est sur, une ruse et une tromperie.
les sous bouts des talons de nos chaussures de qualité, doivent être normalement toujours en cuir, quelquefois malheureusement en salpa, ils sont ici faits avec un enrobage de lamelles de cuir.
Les talons sont en plastique moulé, ils sont toujours creux, pleins le poids des souliers serait trop important, l'enrobage est collé par dessus, il est parfois impossible de s'en rendre compte, et souvent très très difficile, même pour un professionnel.
Le seul moyen, est de regarder lors de l'achat, en queue de talon, de chaque côté, la marque de l'enrobage est parfois visible sur toute la hauteur du talon, par une fine ligne, à peu prêt 1 mm, l'épaisseur de l'enrobage, vu sur la photo, il vaut mieux avoir une loupe.
Cette " façon de faire " est venu avec l'arrivée des talons aiguilles, à la seconde vague de cette mode, les talons avec l'arrivée de la première toujours recouverts en peausserie, ensuite ils ont été soit recouvert en peausserie de la couleur de la tige, par la suite enrobés de ces lamelles de cuir.
Dans le cadre des talons aiguilles, quoi de plus normal de s'en s'en servir, mais pour recouvrir les talons de nos chaussures d'homme, c'est à mon avis , une bien autre histoire, c'est quand même le pas que certains ont su franchir.
Nous avons à notre disposition ces enrobages, par rouleaux vendus au mètre, il ne nous servent pas aux recouvrages des talons, mais uniquement à la réparation des talons hommes comme femme, lorsque l'usure est trop importante, ou que des chocs et des heurts ont enlevé un morceau d'enrobage.
Une découpe est faite dans ces bandes, de la hauteur et de la longueur souhaitée, parfois en escalier. Collée ensuite, puis finie à la ponceuse presque uniquement, ensuite déforme et le tour est joué.
Si il nous arrive de recouvrir en totalité des talons aiguilles, nous ne nous servons pas pourtant de ces bandes, des recouvrages tout préparés nous sont livrés en deux tailles, les lamelles étant déjà collées et incurvées à l'usinage pour la facilité de l'opération, qui serait autrement irréalisable.
Comme toujours soyez vigilants, c'est encore un " défaut " auquel il faut faire très attention, au moment de sortir son porte monnaie.
je ferais peut être un sujet sur lors de l'achat, tous les points qui sont susceptibles de poser des problèmes, les fabrications qui risquent de comporter des défauts, des erreurs, et les quelques vérifications simples auxquels il faut faire très attention, lors de l'achat.
Très amicalement,
tictac