samedi 20 mars 2010

Changement d'une fermeture à glissière sur un blouson de moto.


Ce matin à l'atelier un blouson de moto à réparer, il manque quelques mailles à la fermeture à glissière, les motards le savent bien, tous leurs accessoires souffrent énormément, il faut de la qualité dans tout, particulièrement pour les fermetures soumises aux intempéries, pour moi de l'entretien pour les conserver le plus longtemps possible est nécessaire.
Il y a deux grandes catégories de fermetures à glissière.
Les ouvrables ou séparables :
Pour tous les vêtements genres blousons et manteaux etc..., j'ai beau réfléchir je ne vois pas d'autres utilisations, si ce n'est exceptionnellement en ameublement. Avec un chariot, qui s'ouvre en descendant ou deux, un en descendant, l'autre en remontant. Je n'ai pas connaissance de la possibilité pour les professionnels de se réapprovisionner en réparation de fermeture à glissière de deux chariots

Les non séparables :
pour tout ce qui est bagagerie, sellerie, maroquinerie, les vêtements, jupes, culottes, etc... A un ou deux chariot comme pour les séparables, à la différence que dans ce cas ils se rencontrent pour la fermeture, alors que les ouvrables s'opposent à la fermeture.
Si il n'existe pas à la revente d'éclair non séparable à deux chariots, les problèmes ne se posent pas pour ceux comme nous qui fabriquent leurs fermeture éclairs eux même, cela nous permet d'avoir des longueurs de quelques cm ou de plusieurs mètres, et bien entendu au mm près.

Les chariots :
Ils sont de deux types, avec verrouillage à l'arrêt quel que soit son emplacement sur la glissière, lorsqu'une traction est faite sur la tirette pour la manoeuvre de la fermeture, sans que beaucoup de personne le sache, on soulève en tout premier une partie pointue, montée sur ressort, qui verrouille ou déverrouille le chariot, on se rend bien compte de l'utilité de ce procédé. Sans blocage, la tirette est simplement en tenue pour le fonctionnement du chariot, dans les cas souvent de bagagerie, sellerie, maroquinerie, ameublement, ou une fois la fermeture fermée, aucune action ou contrainte est demandée.

Et lorsque vous tirez en haut de chaque coté de l'éclair ou qu'une traction est faite, taille, mollet, etc... le chariot descend tout seul, c'est à éviter absolument et à faire attention pour les jupes et les braguettes, mais également sur les chaussures ( bottes, bottillons ) certaines fabrications de bas de gamme, économisent sur tout et présentent ces inconvénients. Nous sommes quelquefois obligé, sur des articles neufs, de changer les éclairs qui ne tiennent jamais fermées.

Les fermetures à glissières de réparation ont des mailles de largeurs et de matériaux différentes laiton ou alu, pour moi les plus solides sont en laiton, celle du blouson à changer était en alu, il est assez courant de voir des dents en alu arrachées, rarement celles en laiton.


La trame est de coloris, blanc, noir, marron etc... et matériaux différentes, coton, nylon etc... sa largeur va de pair avec celle des mailles.



Il faut découdre au tranchet la fermeture ou par tous autres outils de coupe nécessaires.





Le coté gauche avec le renfort de protection est toujours plus délicat à découdre et à remonter.
Les fermetures à glissière pour les blouson de moto sont montés de différentes manières, avec ou sans rabat d'un coté, apparente au milieu ou cousue cachée par les pans du blouson. posées droites ou en biais.




Toutes les parties décousues et séparées. Il faut impérativement enlever tous les anciens fils de couture.




Le renfort de protection est encollé puis remonté en premier.




Un accessoires que peu de professionnels peut être connaissent, il permet de coincer la fermeture et d'encoller la trame sans mettre de colle sur les mailles.



L'éclair est encollée.


Elle est positionnée.



Des pinces peuvent aider au maintient des endroits délicats.




Les doublures sont encollées également.




Toutes les parties sont positionnées de chaque coté. Il faut bien faire attention et prendre des repaires, sinon arrivé en haut, le cuir selon les parties se distendant différemment, plusieurs centimètres peuvent se retrouver en plus ou en moins.



Passage à la machine à coudre, il faut utiliser une très grosse aiguille, faire les bon réglages et choisir la bonne couleur de fil, dessus et navette.
Bien que ces machines soient prévues pour les gros travaux, elles " rechignent " souvent à certains passages, nous sommes obligé de de faire du point à point, à la main et à la manivelle, de lever le pied de biche à chaque point pour permettre son débattement et son avancée.
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2009/08/recoudre-dans-les-points-blacke-petits.html


On en lève au crêpe tous les restants de colle, pour permettre un bon fonctionnement de la glissière et la meilleure finition esthétique.



On tape au marteau les coutures avec précautions et amour.

Une vue du travail terminé.


Il ne reste plus que la livraison à la clientèle, en espérant sa satisfaction, notre unique meilleure récompense.

Très amicalement,
tictac


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