jeudi 8 avril 2010

Le garnissage des sabots.

Bonjour,

La vie étant cyclique, la mode état un perpétuel renouvellement, nous allons voir avec ce retour en force du sabot, très tendance que les anciens et moi même sommes des précurseurs.

Une idée de la découpe de ces bandes en caoutchouc, qui permettaient les arrondis du bout et des talons, les points représentent l'emplacement des semences, j'en ai fait un dessin, ces garnitures ne sont plus disponibles chez les crépins et je n'en ai gardées aucune.



Au bénéfice de celles ci maintenant.




Des sabots ou pourrait on dire des " sabottes "





De production anciennes, les sabots ne comportent aucune protection garnissage ou semelle d'usure à la fabrication, il est obligatoire avant le port d'y remédier sinon les soucis arrivent très rapidement.





sabots de production moderne, suédoise, la tige est uniquement agrafée sans ces clous décrits dans le sujet à venir " Avant les protecteurs, les caboches " en camouflage pour l'esthétique, plus sobres pour le personnel hospitalier.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2013/07/les-caboches-avant-les-protecteurs-les.html




Semelles et talons très souvent en " ELASTOMERDE " dans beaucoup de productions modernes pratiquement incollable sans primère d'encollage procédé particulier ou " trucs " du cordonnier pour une bonne tenue, alors que l'aspect pourrait faire penser aux crêpex, rug, crépina etc...très solide, silencieux, résistant, doux, et antidérapant.





En différents coloris, ici et blanc mais d'une multitude de coloris dans la nouvelle production qui nous arrive.

Pendant longtemps ce ne fut pas une mode mais ce que beaucoup de personnes portaient chaque jour, maintenant, réservés aux amateurs, dans le milieu médical, et dans les jours qui arrivent, à la nouvelle tendance, en bois ou tout en plastique, avec cet avantage, le silence.
A l'époque portés avec des petits chaussons ou garnis de paille, les sabots étaient laissés à la porte des habitations, des fermes, des chalets etc...

Les sabots modernes, présentent des semelles d'usure et des talons entiers, qui couvrent toute la surface portante, les réparation soudées sont faites en, crêpex, crépina, rug, etc.. ces matières relativement récentes, solides, souples, silencieuses, j'en ai parle dans d'autres sujets
" le patin topy top sem dit patin crêpe " 
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/10/le-patins-topy-top-sem-dit-patin-crepe.html 





" Le crêpe véritable, posologie et mode d'administration "
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2009/11/le-crepe-veritable-posologie-et-mode.html 
Tous ces matériaux n'existaient pas il y a quelques temps, simplement des caoutchoucs sans cette solidité cette douceur à la marche que nous connaissons maintenant.
Ils étaient principalement de la marque wood milne, la particularité de ces semelles on peut pratiquement parler de protection puisqu'elles étaient mises sur le sabot, la semelle d'usure en bois en quelques sortes, c'est qu'elles n' occupaient pas toute la surface, que ce soit les semelles ou les talons, mais en périphérie, par des bandes crantées, clouées car les colles modernes n'étaient pas encore de mise.
c'était simple et rapidement posé, on commençait et finissait en bordure de queue de talon, cloué à la semence si elle n'est pas l'idéale pour ne pas fendre le bois, elle l'est pour la rétention de la matière par rapport aux finettes classiques. Pour éviter cet inconvénient, les semences étaient épointées sur la bigorne.

Une pointe en bordure, une en bout de la pointe des crans. la pose sur la semelle se faisait de manière traditionnelle, en queue de semelle, inclinaison accentuée vers l'extérieur. Pas de finition en bordure ni en aminci.

Les bandes crantées de 20 mm de largueur, 8 - 9 mm pour l'épaisseur, étaient faites pour l'adhérence, mais surtout pour faciliter la pose dans les "virages " vendues chez les crépins, elles étaient à la disposition du particulier, qui dans ces temps réparait en majorité ses souliers.
Si le professionnel utilisait uniquement ces bandes, l'amateur pouvait employer d'autres matières, vieux caoutchoucs, débris de cuir, etc..posés de plusieurs manières, en bandes, trois sous la semelle et deux aux talons, en pastilles rondes, ou en couverture entière comme nos réparation modernes.
En cas de port sans garniture, ou d'usure trop importante, il est toujours possible de redresser le bois par des chiquets ou des redresses en cuir ou caoutchouc, à l'époque clouées, collées de nos jours.
Souhaitons que le sabot ait encore de beaux jours devant lui, mais il n'y a pratiquement pas de doute pour que ce soit ce une réalité.

très amicalement,
Tictac

1 commentaire:

  1. Bonjour,
    Un jour un client est rentré avec des vieux sabots en bois néerlandais cloué.
    Il voulait que je lui mette des patins.
    Sa profession : chauffeur de poids lourd.
    Dans ce milieu, ils sont nombreux à porter des sabots pour la conduite pour le confort.
    Grande vie pour le sabot.
    J'en profite pour vous féliciter. Un plaisir de vous lire.

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