lundi 8 février 2010

patins élysée dit TOPY





Bonjour,
Les détracteurs des patins de protection argumentent sur le poids, la dureté, la rigidité préjudiciable à la semelle d'usure en cuir, cela parait étonnant au vu de ces photos.





J'ai l'impression de toujours les avoir connus et posés.
Pour protéger les semelles en cuir et même les autres, plusieurs patins sont à la disposition du cordonniers.
ils ont tous des indices de dureté différents, l"élysée est celui qui à l'indice le plus élevé, 85 shores, pour tomber à 65 pour les moins durs.

La maison Topy n'a pas l'exclusivité de ces patins, d'autres marques fabriquent avec le plus grand bonheur des cordonnier ces protections.
Ils permettent pour certains des épaisseurs ( 1 mm , des coloris variés ) Ici la fabrication Wibram.




Les amateurs qui préfèrent marcher sur le noble cuir, n'ont pas à essayer d'être convaincus, nous rentrons dans ce cas dans les goûts et les couleurs, ce qui ne se discute jamais.
Certains pour des raisons ( la danse par exemple ), n'en mettrons pas ou pourrons allez vers les même patins, d'autres fabrications, légèrement grainés au lieu d'être striés, ou lisse encore plus glissants que le cuir.

l'élysée, est celui qui restitue le mieux de par sa fabrication la sensation de marcher sur le cuir, toujours conseillé par votre " petit cordonnier " car le meilleur spécialement étudié par la maison Topy qui fabrique pourtant pratiquement tous les autres.
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2009/10/le-patins-topy-top-sem-dit-patin-crepe.html

A conseiller la pose dès le début d'utilisation sur vos chaussures sans les avoir portées, toutes les autres considérations, relèvent de la fantaisie. le risque est, que les quelques ports nécessitent, coutures, redresses , toujours préjudiciable pour la chaussure, et le porte monnaie de l'utilisateur.
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2009/08/tasser-les-semelles-dusure-en-cuir.html

Pour le cordonnier la préparation à l'encollage est simple, verrage au banc de finissage, en ayant bien soin d'éviter la couture si il y en à une, ensuite cardage main précautionneux, en cas de couture blake ou petits points, encollage, séchage, affichage, passage à la presse et pour finir martelage précautionneux.
Cette préparation devient totalement différente et particulièrement difficile pour celle des patins centraux encastrés, nouvelle exigeance d'amateurs et de passionnés,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2012/12/patins-centraux-encastres-en-applique.html

Puis viennent le brochage et la finition, pendant le verrage le cordonnier en queue de semelle l'a aminci pour éviter une finition à la ponceuse, et pour faciliter la finition qui avec ces patins très résistants, provoque la chauffe et le décollement.
La queue de semelle peut être droite légèrement inclinée vers l'extérieur, en rond concave ou convexe selon une mode ancienne remise au goût du jour, ou toutes autres forme désirée par le cordonnier.
Dans le temps la finition de la semelle était pratiquement toujours droite, c'était la moustache qui épousait les formes voulues et variées.
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2010/05/patins-de-protection-preparation-sans.html

Il est nécessaire d'enlever les bavures sur le bord à la ponceuse ou à la bande sans fin, mais très peu, certains font un aminci important qui est peut être esthétique,? mais je pense qu'il est regrettable d'user la semelle avant de la porter !
Ces semelles sont disponibles pour le cordonnier en

plaque : de 90 x 60
en patin découpé : de taille f1, f2, pour femme.
h1, h2, h3, h4, pour homme,
w1, w2, pour botte western.
en coloris : noire, togo, caramel, beige rouge( blanche, autre que topy )
en épaisseur : de 1mm, 1,5mm, 1,8mm 2,5,mm, 3,5mm .
A noter que ce patin avec sa consistance et sa composition, se conçoit merveilleusement bien en utilisation en épaisseurs, de 1mm, 1,5mm, et 1,8mm, voit les autres pour moi totalement inutiles, remplacées avec bonheur par le top sem. Je ne les utilisent jamais.





Des crépins, comme pour beaucoup d'autres matières peuvent faire des découpes de taille, de forme, d'épaisseur, pour semelles et bonbouts, pour les cordonniers qui en ont le désir.
Très amicalement,
Tictac

dimanche 7 février 2010

Couture blake à la main, parent pauvre ou prouesse technique ?

Bonjour,
le blake, avec d'autres appellations, cousu blake, cousu de part en part, mac kay, cousu en dehors, cousu en dedans, ou couture dehors en dedans.
Du nom de Reed Blake ( 1835-1883 ) qui inventa une machine à coudre qui reliait la première de montage et la semelle d'usure, ainsi que la tige, par une couture en point de chaînette ( un seul fil au début ) à cette époque sous gravurage traditionnel, maintenant sous rainette, dans le cadre d'une couture à deux fils uniquement, je ne connaît pas de machine en blake, qui possède un doigt d"entrainement, pour faire une incision en même temps.

Pour certains, le parent pauvre des coutures par rapport au petits points, couture " NOBLE ", mais, je vous assure, pour moi , une prouesse technique lorsque celui ci est fait manuellement, mille fois plus difficile que d'effectuer un petits points à la main au ligneul. Il est digne d'examens très poussés, et de récompenses . Dans toutes les autres coutures, goodyear, ou passage en trépointe, petits points, norvégien etc... les deux extrémités de cette couture sont visibles et accessibles .
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2012/09/appellation-des-procedes-de-montage.html

Il en est évidemment bien différent dans le blake, où un seul des côté est visible, mais surtout accessible, l'autre étant caché par la tige. Dans le cadre du mocassin à plateau, certains font la couture du blake comme un petits points et ensuite cousent le plateau, il est vrai que de cette manière, le problème est résolu, il en va autrement dans le derby ou le richelieu, d'où cette grande difficulté et prouesse donc je parle.
On dirait d'ailleurs que pratiquement plus de professionnels ne connaissent et savent coudre de cette manière .Ce travail m'a été donné par mon maître d'apprentissage, pour mettre à rude épreuve mon habilité. Ce dernier pour une première fois , m'avait fait coudre en blake un chausson fourré! un régal , le mariage poix et fourrure est idéal.

Il faut impérativement entrer les soies de porc naturelles, ou de nylon, de chaque côté. A l'extérieur, c'est facile, mais de l'intérieur, tout va bien tant que la couture reste en queue de semelles, mais lorsque le plateau recouvre la couture ? Il est à mon avis impossible à qui n' a pas appris cette technique et cette façon de procéder, d'y arriver .

Certains vont évoquer la couture à l'alêne crochet. Mais le mécanicien ne fixe pas le moteur avec du fil de fer ! Il met des silents-bloc . On reproduit ainsi le point de navette de la machine à coudre, autant donc le faire à la machine en quelques secondes, et ne pas s'ennuyer à la faire à la main, mis à part conditions et difficultés particulières.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2010/05/petit-point-couture-lalene-crochet.html

C'est pour moi, le travail le plus difficile à effectuer. Si l' on à évoqué sa difficulté, aucune réponse, à ma connaissance n'a été apportée, sur la manière de le réaliser ? Ce montage cousu sur la tige uniquement " il est cependant possible de mettre une première de montage ", mais ce n'est pas le but premier pour accéder à la souplesse, la légèreté, et la finesse " de ce montage à lisse collante ". Il a été posée aussi la question sur la possibilité de recoudre dans les points, c'est impossible, la semelle d'usure cachant le travail. D' ailleurs, trop de réparations dans des trous différents arrivent à couper la tige.
Cette couture, en revanche en industrie, ou en atelier, est facile à réaliser, à la machine à un fil , c'est le point de chaînette moins solide, avec ses inconvénients, il suffit dans un certain sens de tirer sur le fil pour voir la couture se défaire d'une manière spectaculaire. Pas de rainette envisageable, mais gravurage ou semelles de protection . A deux fils , c'est totalement différent , on peut comparer à une couture petits points .
Maintenant , devant l'absence en catalogue de machine petits points , certains se retournent sur des machines blake à deux fils .

Très amicalement,
Tictac

vendredi 5 février 2010

Blake décrié, petits points adoré.

Bonjour,
Pour commencer, j'entends et je lis très souvent venant d'amateurs mais aussi de professionnels, qu'il y a dans la chaussure, deux grands types de montages, blake et goodyear, constamment une comparaison est faite entre le blake et le goodyear, au détriment du blake, je pense que l'on se trompe de cible, c'est avec le petit point qu'il faut faire une comparaison!
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2012/09/appellation-des-procedes-de-montage.html

Le goodyear n'est pas fait pour la tenue de la semelle, mais de la trépointe! le blake n'est pas fait pour tenir une trépointe,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2010/07/la-trepointe.html
mais la semelle d'usure.
N'oublions pas qu'un montage goodyear peut voir sa semelle d'usure soudée, j'en ai parlé dans le sujet goodyear, mais sans petits points,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/08/bonjour-tous-les-fabricant-de.html
clouée
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2011/08/autre-procede-de-montage.html
ou chevillée bois, etc...
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2011/02/autre-procede-de-montage-le-cheville.html

C'est bien pour cela qu'il faut par contre bien faire attention aux termes employés, montage, couture, fixation, cloutage, assemblage, ajustage, adhérence, clouage, piqûre, collage, soudage, soudé, tout est très imbriqué et enchevêtré, et que l'on confond un montage avec un mode de fixation, la couture.

J'avais fait sous d'autres cieux, une rubrique, sous forme un peu de démontage, ou je faisais un descriptif, des procédés de fabrication, ceux qui l'ont lu pourront confirmer que j"écrivais

Trépointe fausse soudée, ou bien trépointe cousue en blake, trépointe cousue en goodyear trépointe cousue en norvégien,
trépointe montée en chapelet, etc...

Avec double en cuir, en caoutchouc, soudée, cousue en petits points, ou cousue en petits points, avec la semelle d'usure, etc...

Semelle d'usure soudée, chevillée bois, cousue en blake, en petits points, sous rainette, sous incision ou sous gravurage traditionnel, etc... pour bien définir et que tout le monde comprenne bien, le mode de fabrication, et le type de couture et de fixation de chaque élément, trépointe, double, et semelle d'usure.


Dans le dictionnaire, dès que vous cherchez une définition, en synonymes, vous avez bien souvent toutes les autres descriptions et significations qui apparaissent!

C'est peut être pour cela, que pour bien définir et bien se comprendre, il serait peut être préférable de parler de procédé de fabrication, soudé, mocassin, etc... avec trépointe cousue en goodyear, en blake, en norvégien, montée soudée, en chapelet etc...avec semelle d'usure cousue, en petits points, en blake, soudée, chevillée bois, etc...

De tous les " montages ou procédé de fabrication " qui existent, norvégien, california, petits point, mocassin, goodyear, chevillé bois, soudé,chapelet, cousu retourné etc... je ne vais pas évoqué le cloué,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2011/08/autre-procede-de-montage.html
qui pour moi n'est pas un montage traditionnel, seul le blake, seul ce dernier semble décrié par des amateurs de chaussures.
Pourtant, comment auraient fait tous ces détracteurs au temps ou dans le monde de la chaussure, neuf, mesure, et réparation en cordonnerie, les colles pratiquement n'existaient pas,
et même pas du tout, du moins celles que l'on connaît, modernes, qui auraient permis un collage efficace et durable.
Comment " faire du neuf " ou du mesure " et même simplement réparer des chaussures, avec des semelles fines d'homme, mais particulièrement de femme? sans parler et penser à cet autre montage, le goodyear.
J'ai même entendu parler de cousu ficelle dans cette acception la ficelle qui à certainement beaucoup d'utilisations honorable, devient péjorative. pourquoi pas goodyear norvégien etc ... ficelle!
Il faut savoir que cette dernière est tout bonnement un ligneul , avec des soies fait avec toute la rigueur nécessaire demandée dans la cordonnerie pour une couture.
On doit comprendre que le blake assez contesté, est cependant la couture la plus difficile à réalisée!
J'ai vu beaucoup de belles vidéos de passage en trépointe, de petits points, formidablement réalisés par certains, mais aucune de cousu blake! jamais je n'ai vu un artisan faire et expliqué comment coudre en blake.

Dans aucun ouvrage, il n'en ai fait mention, et surtout comment le faire, le blake est beaucoup oublié, à la main on n'en parle même pas, peut être que les artisans ne savent plus le faire, trop difficile, ou bien la recette est perdue, sans transmission du savoir?
J'ai demandé à plusieurs reprises comment faire? je m'adressais aux professionnels, les amateurs sont difficilement concernés. Jusqu'à maintenant, aucunes réponses.
si je m'en fais le défenseur aujourd'hui, ce n'est pas par une partialité quelconque. Un petit proverbe dit ce sont les cordonniers les plus mal chaussés, je dois être l'exception qui confirme la règle, j'ai une collection assez importante de chaussures, pas toujours de grandes marques, mais toujours de qualité, seules sont présentent pourtant deux paires de chaussures cousues en blake,
Réservées à certaines sorties ou cérémonies, je dois dire préférer le goodyear, on ne peut donc me taxer de partit pris, c'est en toute équité que je fais ce sujet, pour rendre au blake toute sa noblesse.
Lorsque il est utilisé dans la fonction pour laquelle il est fait à mon avis, coudre une semelle fine, normalement sans première de montage, en mocassin, sur le retour de la tige, il est merveilleux. C'est uniquement lorsqu'on lui demande ce pour quoi il n'a pas été fait au départ, tenir une trépointe par exemple à la place du goodyear, honte aux fabricants, du moins ceux qui veulent faire croire aux acheteurs, à un montage en goodyear, et non pas à la couture.
On peut d'ailleurs concevoir que ce montage a son utilité et son droit de cité et d'exister, que certains appellent blackrapid, et moi un peu en dérision goodblake, mais qui pour moi défini mieux ce montage, moitié blake, moitié goodyear, car blake, je veux bien, mais pourquoi rapid?


A noter cette polyvalence , elle peut tout remplacer , goodyear, petits points, du moins en machine, puisque à la main, avec un emplacement différent, elle devient petits points, ce que ne peuvent pas faire les autres.
les deux grosses différences sont l'emplacement, et la largeur de ses points, petits pour le petits points, comme son nom l'indique, et large c'est une obligation pour le blake, qui lui donne une autre appellation de montage, et sa grande difficulté en couture manuelle, ligneul et soies de porc.
On peut avec de la dialectique , le sens de la contre verse faire dire aux choses ce que l'on veux, nos hommes politique savent très bien le faire.
Pourquoi ne pas aller dans ce sens et vous faire admettre l'exploit de réussir à fixer la semelle sans passer par cette foutue trépointe, qui ennuie tout le monde.
Il est pour finir amusant de voir que le california, le cousu retourné, pour moi un peu cousins du blake, ne subissent pas les mêmes assauts. Cela vient peut être qu'ils sont très peu employés et surtout peu connus et utilisés des amateurs de chaussures.

Soyons justes chaque montage à ses avantages et ses inconvénients, ce montage à les siens, ont les connaît.

Très amicalement,



Tictac

jeudi 4 février 2010

Chaussures mouillées, comment les faire sécher.

Bonjour,

Notre région étant tout le monde le sait, la plus ensoleillée de France, il nous arrive quand même à l'atelier de recevoir des souliers mouillés.
Alors que dans beaucoup d'opérations le cuir doit être impérativement mouillé et ressuyé pour être travaillé, nous sommes ici dans l'exemple inverse, comme dans beaucoup d'autres réparations, mais là ce sont principalement des collages. Ils correspondent donc à énormément d'actions, patins, pièces, premières peaux de propreté, glissoires, etc...
Pour les ressemelages cuirs, tout va dans le bon sens puisqu'il y a obligatoirement démontage, c'est d'ailleurs notre premier souci, même si nous avons quelques jours devant nous, nous démontons, les chaussures sèchent ainsi beaucoup plus vite !

Ensuite la meilleure solution est toujours sous embauchoirs, à l'air à l'abri de toute source de chaleur extérieur, de l'intérieur c'est une autre histoire. La principale raison de cette condition pour faire sécher ses chaussures, c'est que si le cuir, sec résiste avec certains types de tannage, à une chaleur très importante, mouillé, il cuit et brûle à faible température, on ne doit jamais les remettre mouillées, le cuir est beaucoup plus sensible humide aux agressions et à l'usure.

Le soulier sous tension gardera une forme parfaite, évitant au maximum la formation prématurée des plis d'aisances, qui sont un peu nos rides inéluctables du vieillissement.
Elles vont bien à quelques uns, certains les apprécient, d'autres pas, à mon avis toujours préjudiciables à l'esthétique de la chaussure, quoique ? Une chose est sure, elles sont mauvaises pour la longévité.
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2010/06/dans-la-serie-piece-collee-en-applique.html

Nous sommes pourtant parfois pressés par le temps et nos clients, voyages, départs, réceptions, etc... Il nous faut donc impérativement accélérer la processus le plus naturellement possible, sans dommage pour la chaussure.
Depuis longtemps, j'ai trouvé mes deux meilleures méthodes. La première, la soufflette dans l'intérieur du soulier.
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2009/09/daim-veau-velour-nubuck-entretien-trucs.html




La deuxième, avec un accessoire qui va devenir incontournable pour l'amateur, le sèche cheveux, vers l'intérieur toujours, jamais de l'extérieur,au premier réglage de chauffe. Ils sont parfois au nombre de trois, mais au moins deux.
A quarante centimètres, en revenant plusieurs fois, sans insister trop. On connaît tous les inconvénients d'une chaleur trop importante, les principaux, racornissement du cuir, remise en humeur des colles, décollement des semelles d'usure, fonte, désagrégation de certains matériaux, etc..
Il existait à la vente aux particuliers, des résistances en forme d'embauchoir, qui avaient le même résultat que le sèche cheveux, la chaleur de l'intérieur, pour l'évaporation sans problème de l'humidité, à l'inverse du radiateur chauffe de l'extérieur. Ils ne sont malheureusement plus disponibles à la vente.

Pour ma part, je n'ai jamais constaté de problème avec ces procédés . Je ne sais pas comment font les autres, c'est moi, ce que je fais, lorsque j'y suis obligé.
De toutes manières, les cuirs tannés au chrome doivent résister à une chaleur de 100 degrés, ce qui est le cas du box calf et des chevreaux, cela laisse donc une certaine marge de manœuvre.
Certains cuirs rectifiés, poncés, présentent à l'eau des problèmes de cloques, etc...j'en parle ici.
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2010/02/les-defauts-du-cuir.html

Pour les amateurs, il faut toujours s'en tenir au bon vieux processus, sauf impératif de voyages, hôtel, une seule paire de chaussures.
J'ai souvent lu, beaucoup apparemment le font et le conseillent à tort , le papier journal, si on lui veut une action bénéfique ,il faudrait " bourrer " le soulier avec une attention pour moi impossible je l'ai déjà dit, obligatoirement et irrémédiablement une déformation se produit au niveau du cou de pied, sur des chaussures mouillées, ce n'est pas l'idéal, essayez vous verrez, si certains disent qu'ils y arrivent parfaitement en respectant la forme de la chaussure, ce sont les plus forts !
Le papier est pour moi fortement déconseillé au bénéfice de l'embauchoir, la chaussure séchée " peut être ? " plus rapidement avec du papier verra une déformation au cou de pied d'une façon irrémédiable.
De toutes façons, je doute très fortement que papier ou un embauchoir permettent un séchage plus rapide du fait de l'absorption de l'eau par ces derniers, je n'ai pour ma part jamais constaté d'embauchoir mouillé par l'échange de l'eau de la chaussure vers l'embauchoir, non il faut faire sécher les chaussures sur embauchoir pour préservé et conserver une forme parfaite pendant ce temps de séchage, le cuir mouillé étant très malléable et déformable dans cet état. C'est pourquoi le papier journal, inutile amha pour l'absorption, est néfaste pour la tenue et la forme.
Les embauchoirs qui collent, je le vois rarement, je contourne le problème bien sur à l'atelier, toujours à la soufflette , rien ne lui résiste , tout se décolle doucement sans risque.
Pour l'amateur il est toujours facile d'enfermer l'objet du délit dans ces petits sacs plastiques extrêmement fins, que les grandes surfaces nous donnent allègrement, de passer un film de crème incolore sur la doublure en cuir même mouillée.
Moi je me sers de ces deux procédés pour d'autres travaux, bois et cuir mouillé avec le meilleur résultat, alors pourquoi pas vous ? Ce ne sont de toute manière que mes " trucs ".

Comme toujours j'en ai oublié, qu'on veuille bien me pardonner.

Très amicalement,
Tictac le besogneux

mercredi 6 janvier 2010

Talons aiguilles, La pince électrique " chauffante ".


Les cordonniers le savent bien, certains emboîtages sont presque impossibles à démonter, ici la pince démontre toute toute son efficacité, les électrodes posées sur chaque pointe les font ressortir irrémédiablement.




La pince chauffante.







Les bonbouts oscar tout en acier, très peu demandés actuellement, au bénéfice des bonbouts à tige 3m, supertop, topy etc...




Les anciennes chevilles tout en plastique.



Les nouvelles chevilles en métal roulées.



les cheville mécanindus pour le remplacement.

Dans les années soixante, avec la venue des talons aiguilles modernes, un outil a fait son apparition dans nos ateliers, " la pince chauffante ".

Les talons aiguilles maintenant sont en plastique avec une cheville mécanindus que tout le monde connaît fendue qui permet la rétention de la pointe adaptée du bonbout à tige de 2,8mm de diamètre, Supertop, 3m, topy, etc...

Pour la réparation le cordonnier enlève la pointe si il en a la possibilité, autrement devant une usure trop importante ou la pointe de ce fait est arasée, la solution est de percer. Pour facilité l'opération on essai au maximum au chasse goupille d'enfoncer la pointe. Avec un forêt de 2,8 mm assez difficile à trouver dans la bricolage traditionnel, on perce pour ensuite remplacer le bonbout à tige. Pendant cette opération, faire très attention au frottement qui provoque un échauffement ou le talon peut fondre irrémédiablement sous vos yeux.

Avec les talons alu/bois, alu automatiquement recouverts en peausserie, il fallait retrousser cette dernière pour éviter par le même phénomène de chauffe, de voir la peausserie brûler et se racornir d'une manière irrémédiable, alors que le talon en plastique, peut quand même être remodelé à la main.

Pour la réparation certains cordonniers au lieu d'utiliser le procédé, mettaient une cheville de bois, le traditionnel bonbout vulkolan, ou cuir, collé et cloué par trois ou quatre finettes, le risque en cas d'usure trop importante ou de perte du talon, est l'impossibilité de percer ces finettes. je vois toujours ce type de réparation sur nos modernes talons aiguilles avec cheville mécanindus, vulkotop, vulkolan, king, topy, etc... ce qu'il ne faut bien évidemment jamais faire, percer ensuite pour réparer, devient pratiquement impossible.
Les possesseurs de cette pince seront privilégiés et pourront en chauffant les finettes, brûler et désagréger la cheville en bois.

Plus avant les talons sans être carrément aiguilles, plus trotteurs que aiguilles étaient faits de sous bouts en cuir, puis en bois, devenus aiguilles, moitié bois et alu, puis tout en alu avec un insert de bois en emboîtage pour la fixation, pour ensuite être fabriqués en plastique et ces fameuses chevilles mécanindus, permettant la tenue et le rigidité, avec recouvrage en peaux ou en enrobage de lamelles de cuir.
Le départ des talons aiguilles " moderne " avec bonbout à tige est arrivé avec les talons bois/alu, alu, le diamètre pouvait être de diamètre différents selon la grosseur du talon et selon le diamètre du forêt que le cordonnier utilisait pour percer, les chevilles longues en plastique étaient en une quantité importante de diamètres, nous les " enfilions " parfois les unes dans les autres pour trouver la bonne solution de maintenue du bonbout.

A savoir que dans certaines fabrication actuelles ou la cheville ne descend pas assez vers l'emboîtage, le talon se casse à l'arrêt trop précoce et fin de la mécanindus. Cette cheville peut être remplacée, l'extraire avec la pince chauffante, percer avec un forêt spécial, et repositionner la mécanindus à l'aide de la pince électrique.
Il nous arrive quelquefois devant des diamètres un peu particulier de mettre des chevilles spéciales en métal roulées qui permettent la rétention de le pointe. Il en existe de deux diamètre différents.

Avant la pointe était retenue par des tiges en plastique longues coupées à la demande. Les fabricants ingénieux avaient trouvé la solution pour nous faciliter la tache " la pince électrique " et nous vendre leur nouvel outillage.
Avec le mode de fixation des tiges en plastiques, devant une usure trop importante, il devenait impossible de percer ce mariage de matériaux dur et souple, acier de la pointe et plastique.


Cette pince avec ses deux électrodes posées de manière à faire contact sur la pointe pour faire passer le courant électrique, nous en avions la preuve devant un léger frémissement, un petit bruit, l'acier qui rougissait et une fumée qui ne tardait pas à se faire voir, et la pointe surgissait et sortait de son logement miraculeusement sous nos yeux.

Devant les nouveaux modes de fabrications pour les talons aiguilles cette pince n'a plus sa raison d'être, d'ailleurs je pense qu'elle ne figure plus sur aucun catalogue de fournisseur, mais bien évidemment je l'ai conservée, elle a pour moi une multitudes d'autres utilisations, par exemple dans la réparation des chaussures, pour retirer certaines pointes d'emboîtage très récalcitrantes et permettre le démontage sans abîmer ou marquer les talons avec le tournevis, en effet parfois nous sont demandés des recouvrages, ou le talon doit être parfait pour l'enrobage, alors que pour un changement, l'abîmer ou pas n'a aucune importance.
Je m'en sers très souvent dans beaucoup d'autres secteurs, ma passion pour les montres par exemple, elle permet de chauffer d'une manière très localisée d'une façon merveilleuse.

J'espère que beaucoup de professionnels l'utilisent, sans avoir l'âge de l'avoir connue lors de sa sortie en catalogue.

Très amicalement,
Tictac

lundi 4 janvier 2010

Comment faire un ligneul.

bonjour,

Dans tous les exemples et dans toutes les vidéos que j'ai eu l'occasion de voir, pour une couture main, pour un passage en trépointe, un petit point, un norvégien, etc...mais par contre comme je l'ai déjà dit dans d'autres messages, jamais de couture dehors en dedans, à croire que les artisans ne veulent pas ou ne savent plus le faire, toutes étaient faites avec des fils préparés en industrie, cirés poissé, mais jamais fait à la main, l'extrémité écrasée, déchiquetée de différentes manières avec différents outils pour l'affiner, et permettre le passage de l'aiguille.

Mais jamais fait par l'artisan, aux nombre de brins ( j'ai entendu parler de coron, c'est une appellation que je ne connais pas ) voulus selon la couture à faire et l'épaisseur à coudre, à la longueur nécessaire obtenue par le nombre de brasses, torsadé, poissé, avec cette poix noire qui à la couture forme une véritable soudure par le mélange des deux fils noués qui se solidifient par le refroidissement de la poix mélangée, aux extrémités préparées et obtenues fines comme un cheveu, pour la pose des soies de porc.

Le nombre de brasses du ligneul est conditionné par la longueur de la couture à faire, homme ou femme, blake, norvégien, goodyear, petit point, donc si la couture est faite jusqu'à la cambrure, ou fait le tour de la chaussure " baraquette " et si le procédé de montage possède une double ou pas. Une brasse, pour des souliers de femme, une brasse et demie voir deux pour des souliers d'homme, rarement plus.
En règles générales, selon l'épaisseur et la longueur, il faut compter cinq à six fois la longueur à coudre, plus dix à vingt centimètres selon l'aminci pour la pose des soies, en fonction du nombre de brins. Une brasse représente la longueur des deux bras tendus, la demie brasse, d'une main jusqu'au menton.
Le nombre de brins, les critères sont un peu différents et moins nombreux, c'est surtout, le côté homme ou femme qui est à prendre en considération et donc l'épaisseur du matériau. Il est au nombre de cinq pour les coutures les plus fines, jamais moins, et jusqu'à dix voir douze pour les coutures les plus épaisses, je n'ai jamais vu plus.
Le fil n'est jamais coupé , mais détorsadé sur le genou droit main droite, et vice et versa pour un gaucher, il est tiré de l'autre, il s'effiloche à sa rupture permettant ainsi une finition aussi fine qu'un cheveu, d'autant plus que chaque longueur sera décalée à chaque fois de deux à trois centimètres, en plus et en moins, d'un côté puis de l'autre. Nos maîtres d'apprentissages ne s'accommodaient pas de cette nouvelle manière de faire qui consiste à écraser, ou à taper pour faire ce semblant d'aminci, pour le bout du fil d'industrie, procédé utilisé par les plus grands bottiers.
Un ligneul fait à la poix véritable noire, ne peut, je l'ai dit se comparer avec un fil d'industrie, quelques soient ses qualités, une couture faite avec ces ligneuls ne peut se découdre avec l'usure de la marche, et tient jusqu'au bout la semelle d'usure. D'ailleurs certains artisans ne voient pas nécessité et déconseillent de nouer le point, ce que personnellement je ne préconise pas. Nouer le point est tellement simple, pourquoi s'en priver.
A ce stade le fil brut, pelucheux doit être ébarbé et lissé, une bonne manière est de lui faire faire une boucle autour d'un objet rond et lisse ( clanche de porte, manivel de machine ) une extrémité dans chaque main, de lui faire faire des va et vient par portion, sur toute sa longueur.
Le fil terminé, il est ensuite roulé, modérément cette première fois pour permettre de poisser le plus possible l'intérieur du fil. Il est pour cela plier en deux sur une pointe dans l'établi ou sur tous autres point d"encrage, comme pour la première opération, avec la paume de la main toujours sur le genou.
la poix a été auparavant malaxée avec les mains pour la ramollir et la rendre utilisable, mais elle peut être aussi chauffée au bain marie. Le bloc de poix tenu d'une main, le fil est passé dessus très rapidement tenu par le pouce, les brûlures sont monnaies courantes. l'échauffement provoque la fonte de la poix qui pénètre dans le fil.
Il faut le lisser, un petit morceau de peausserie est découpé, le fil passé au milieu toujours fixé sur l'établi, un mouvement de va et vient très rapide également contribut, à la bonne finition et pénétration de la poix, les brûlures sont obligatoires.
Il faut maintenant le rouler parfaitement, de deux façons, comme la première fois accroché sur l'établi et tourné sur le genou, ou au marteau, fixé par une pointe, à l'endroit de tenue du métal sur le manche, le ligneul est tenu par moitié par une main en position haute, et c'est le marteau qui est roulé et lancé sur le genou pour la torsade rapide du ligneul.
Il faut maintenant poser les soies, chacun a son procédé, soie fendue ou non, la meilleure manière et la plus solide est la pose " soie fendue ", jusqu'aux deux tiers de sa longueur. La soie se compose d'une tige avec d'un bout une boule qui représente le bulbe pileux, et de l'autre plusieurs petites branches, les diviser en deux en nombres égaux, puis tirer de chaque côté pour l'ouvrir jusqu'au deux tiers. l'extrémité du fil est inséré dans cette fourche, la soie est tenue de chaque côté par le pouce et l'index, le fil tenu entre les autres doigts et la paume de la main, la soie est torsadée entre les deux doigts, puis lachée et le fil tout seul vient s'enrouler pour faire un mariage de torsades, soie et fil entremêlé. Il est enroulé jusqu'au deux tiers de la soie, au moment ou fil et soie sont de diamètre légèrement inférieur, à celui du fil complet. A cet endroit l'ensemble est percé avec une alêne, l'extrémité de la soie est passée puis retournée, pour un verrouillage des branches de la soie et du fil.
C'est tout un art de faire un ligneul, particulièrement la pose de la soie, il en existe plusieurs manières, toutes un peu comparables et un peu différentes, avec la possibilité de deux verrouillages.
C'est maintenant, la couture, le cordonnier doit tenir sans jamais les lâcher en même temps les deux soies, l'alêne d'un côté et la manicle passée sur l'autre main, elles servent à serrer le fil entouré sur l'alêne et sur la manicle. Un premier trou est fait petit, dans ce dernier le fil est lissé par morceaux par va et vient sur toute sa longueur, la couture doit être faite le plus rapidement possible, il ne faut pas que la poix durcisse et ne permette plus le coulissement des deux fils, tout colle d'une manière abominable de partout, le meilleur moyen et les conseils de nos maîtres, se passer la main dans les cheveux, avec tous les ennuis que cela comporte.
Combien j'ai vu d'apprentis et moi même à mes débuts, casser le fil au premier point, à la jonction Soie ligneul, endroit de fragilité. Tout est à recommencer, on ne peut refixer une soie sur une extrémité cassée, pas question de faire comme nos bottiers modernes.
Je l'ai dit, lors de concours, les plus performants cousaient un pied en une douzaine de minutes, ( n'oublions pas l'appellation de certains coutures " petits points " ) le ligneul fait et lissé dans le premiers trou. Ce qui était un travail quotidien pour nous est devenu une prouesse technique maintenant.
Très amicalement,
Tictac

" Démontages " ... Churc'h, Lobb, santoni, Bowen, Grenson, bailly, Tod's, etc...


Bonjour,
Le titre est bien pompeux pour ce genre "d'expertises " Certains amateurs et forums pratiquent ces démontages aidés par des professionnels.
Ma formation toujours axée pour la survie des souliers s'accommode mal de certaines pratiques, clous, eau de javel, etc ... et couper en deux des chaussures pour savoir ce qu'il y a à l'intérieur.
Dans mes petites expertises sans démontages quelques inconnues, Rempli, mur de première de montage pour le goodyear, contrefort et bout dur, cambrion, je pense cette liste exhaustive.
Pourtant les amateurs et les professionnels connaissent bien l'uniformité des fabrications dans le Pac, et mis à part ces inconnues, souliers en mains les professionnels à fortiori, ainsi que les amateurs avertis, ceux qui se seront donné les moyens d'appréciations, peuvent reconnaître tous les autres critères de qualité, un oeil averti au moment de l'achat, peut bien souvent écarter tous les autres défauts, ceux qui sont bien visibles, ils seront de différents types, esthétiques " le client voit si il peut s"en accommoder " ou pas, ou de malfaçons et de construction " ces derniers pour moi souvent rédhibitoires. Il en va bien entendu différemment pour le neuf et le mesure.
j"ai fait un sujet " prix par rapport à la qualité de fabrication des chaussures " Il serait intéressant de mettre le sujet que j'ai en tête depuis longtemps, " Petits conseils avant l'achat " il est toujours dans mes cartons,
Il n'y est plus.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/12/petits-conseils-et-verifications-avant.html
 très facile à rédiger mais beaucoup plus laborieux de l'étayer par des photos, ce qui demande une collecte assez impressionnante., car heureusement toutes les chaussures de qualité qui nous sont apportées, n'en présentent pas.

On le sait bien dans le Pac :

les procédés de montage :
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2012/09/appellation-des-procedes-de-montage.html

Goodyear,

Norvégien,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/09/norvegien-ou-sandalette.html
sandalette,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/10/autre-montage-le-sandalette.html
Cousu retourné :
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2012/04/le-cousu-retourne-selon-repetto.html
Flex,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2012/03/nouveau-procede-de-montage-le-flex.html
 Mixte,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/10/autre-montage-le-chapelet-ou-cousu.html
Soudé,
 Blak,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/08/couture-blacke-la-main-parent-pauvre-ou.html
blakrapid,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/08/bien-que-certainement-tout-le-monde.html
les autres chevillé bois, cloué, n'existant plus de nos jours.

Leurs coutures :
Sous rainette, sous incision, sous gravure.

La première de montage :
En cuir, en salpa, en mariage de cuir à l'avant, de salpa à l'emboitage, en salpa, en fibre synthétique.

Les doublures :
En peausserie, mariage cuir à l'avant, toile à l'arrière.en synthétique.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/08/la-question-posee-dans-une-autre.html

l'emboîtage :
Cloué, soudé, cousu, collé/cloué.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/08/emboitage-colle-cusu-collecloue.html

Sous bout :
En cuir, salpa, moulé plastique,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/09/sous-bout-en-cuir-ou-enrobage-de.html

Bonbout :
En cuir, cuir/coin caoutchouc, caoutchouc;
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/11/bonbouts-cuir-coins-caoutchouc-ou.html

Le rempli :
En majorité en liège. J'ai dit ce que j'en pensais dans le sujet " le rempli "
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/08/le-rempli.html



Mur de première de montage pour le goodyear :
Rapporté, collé ou collé cousu.



Contrefort :
Thermoformé, mais tout est possible, j'usqu'à du carton.
Bout dur :
Thermoformé, tout est possible, jusqu'à du carton.
Cambrion :
En grande majorité en métal " j'ai dit ce que j'en pensais dans le sujet " cambrion et rapid cambrure " mais tout est possible puisque j'ai vu du cambrion en tôle de bidon d'huile.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/08/le-cambrion-et-la-rapide-cambrure.html




Point n'est nécessaire de faire subir des tortures à nos souliers pour savoir donc leurs fabrications, ce que l'on ne voit pas est deviné presque à 100 pour 100, et ce que l'on voit n'a pas besoin de démontage.

Dans le Neuf et le Mesure:
C'est différemment, ont sait pratiquement toujours la grande différence de ce qui se trouve aussi à l'intérieur, la qualité des peausseries, des tige, des doublures, les contreforts et bouts durs en cuir, pour le cambrion c'est une autre histoire, le bois est parfait, mais l'acier que mettent certains, est pour moi à l'abris de reproche, le rempli est d'après ce que j'en sais, en feuille de liège, ce n'est pas personnellement ce que je mets. Il est toujours très regrettable de couper en deux des Delos.
ce genres de déductions et de propos m'a valu les foudres de guerre sous d'autres cieux, pourtant je pense modestement connaître mon sujet et ne pas raconter n'importe quoi.
Si des amateurs, sans avoir la prétention de croire mes messages intéressants et lus, seraient intéressés par ce genre de " démontages " qu'ils aient la gentillesse de le dire sur le blog ou en mp
Sinon aucune suite ne sera donnée à ce message mis à jour quotidiennement et donc prenant beaucoup de temps.
La lecture du message " Prix par rapport à la qualité de fabrication de nos chaussures " pourra donner des indications.

Très amicalement,
Tictac



Lobb :
Doubles boucles William marron moyen à bouts droits lisses.
Semelles d'usure en cuir cousue en petits points sous gravurage traditionnel.
Trépointe cousues en goodyear.
Première de montage entière en cuir.
Doublures entières en peausseries
Premières peaux de propreté entière en peauserie, marquées Lobb.
Sous bouts en cuir.
Bonbouts en cuir coins caoutchouc.
Passage de la roulette en garniture aux talons.




Tod's : Derby noirs à plateaux cousus en retourné extérieur.
Trépointe fausse collée et cousue entre la tige et la semelle d'usure.
Semelle d'usure en cuir cousues en blake à deux fils.
première de montage entière en Salpa.
Premières peaux de propreté entière cachant la couture du blake.
Sous bouts en Salpa.
Bonbouts en cuir coins caoutchouc.



Paul Smith :
Mocassin en veau velours beige à barettes en tissus cousues aux oreilles et tenues avec la semelle d'usure, à plateaux cousus en piqures sellier.
Semelles d'usure en cuir entières avec bonbouts soudées.
Première de montage en salpa en emboitage et cambrure, en cuir sur l'avant du pied.
Doublures : sans.
trois quart de Premières peaux de propreté en peausserie, marquées P Smith.
Sous bout en plastique moulé, avec enrobage en lamelles de cuir.
Bonbouts faisant partie intégrante de la semelle d'usure entière, avec coins caoutchouc.



Bailly :
Derby noirs à bouts lisses.
Trépointes cousues en goodyear.
Semelles d'usure entières en caoutchout alvéolées pour la souplesse et le poids soudées et non cousues en petits points.
Première de montage en cuir.
Doublures entières en cuir.
Demies premières peaux de propreté marquées cousu trépointe goudyear.
Rempli genre interlite.
Cambrion en bois.
laçage à quatre trous avec oeillets posés sur la doublure uniquement en dessous.



Grenson :
Bottines marron moyen à bouts droits.
Trépointe cousue en goodyear, faisant penser à un norvégien.
Double entière en cuir cousue en petits points avec la semelle d'usure.
Semelle d'usure en cahoutchouc modèle Commando cousue en petits points avec la double.
Premièrer de montage en cuir.
Doublure entière en peausserie.
Trois quart de premières peaux de propreté en peausserie marquées Grenson.
Laçage à huit trous, quatre avec inférieurs avec oeillets, quatre inférieurs avec crochets en deux parties.
Deux tirettes en tissus pour facilité la mise des chaussures.
Les chaussures ont quinze ans, et entretenues comme elles le sont devraient durer au moins le double.



Bowen :
Mocassin marron moyen à barettes à plateau cousu à nez fendu cousu en retourné.
Trépointe cousue en goodyear.
Semelle d'usure en cuir cousue en petits points sous rainette.
Première de montage en cuir.
Doublure entière en peausserie.
Talonnette de propreté en peausserie marquée Bowen.
Sous bouts en cuir.
Bonbouts en cuir coins cahoutchouc.



Emling :
Derby noirs à bouts lisses
Semelles d'usure cousues en petits points sous incision.
Trépointe cousue en blake.
première de montage en cuir avec couture du blak visible à l'intérieur.
Doublures entières en peausserie.
Demies premières peaux de propreté marquées Emling Chausseur.
Sousbouts en salpa.
bonbouts en cuir coins cahoutchouc.
Laçage à trois trous sans oeillets.


Bowen :
Richelieu noirs à bouts droits lisses.
Trépointe cousue en goodyear.
Semelles d'usure en cuir cousues en petits points sous gravurage traditionnel.
Sous bouts en cuir.
Bonbonts en cuir coins cahoutchouc.
Doublure entière en peausserie.
Talonnette de propreté en peausserie marquée Bowen.
Laçage à six trous sans oeillet.
Les coutures du bout droit, la languette, les doublures au contrfort sont toutes cousues retournées.
Le dessous des bonbouts des semelles d'usure sont en finition verte du plus bel effet.

 Re: Ce ma