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dimanche 10 juin 2012

Ces chaussures qui couinent, qui grincent, qui font du bruit.

Bonjour,

C'est très souvent que des soulier qui couinent à la marche nous sont amenés à l'atelier.
Sur des chaussures neuves, comme sur celles usagées, les causes sont multiples, difficiles à  bien définir.
Si les souliers neufs présentent cette particularité, les chaussures usagées ne sont pas épargnées, peut être plus nombreuses ? défauts révélés à la la marche, par l'usage et le vieillissement.
Neufs ou usagés,ces inconvénients se retrouvent aussi bien avec les chaussures de femmes que celles d' hommes.
Les souliers à talons hauts sans doute majoritaires de part leurs conceptions, leurs talons aiguilles, parfois d'une dizaine de centimètres, la courbure accentuée du cambrion très sollicité, nous amènent quand même le plus de retour comme c'est le cas ce matin.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2010/10/talons-aiguilles-bonbouts-tige.html


Des soulier de femme de prix qui au port et et à la sollicitation manuelle nous donne un bruit des plus déplaisant pour la cliente, impossible de marcher sans se faire remarquer, les dames ont bien d'autres moyens plus agréables que celui ci pour attirer notre attention.
Pourtant dans le temps, cette particularité nous était demander par les jeunes filles comme coquetterie, une façon de se faire remarquer peut être ? 
La solution à l'endroit du rempli deux morceaux de basane fleur contre fleur, avec pour amélioration du phénomène une soie posée au milieu, cela est donc un indice important et une piste sérieuse.
Certains utilisateurs posent des protecteurs encastrés pour la protection, mais également pour le bruit, j'en parle ici.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/08/protecteurs-encastres-avantages.html


Certains fabrications d'origines ou de réparations, talons aiguilles, bonbout Oscar en métal, semelages / ressemelages, caoutchouc, crêpe, selon le revêtement et la météo provoquent bruits et glissades, là  c'est une autre histoire.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/11/le-crepe-veritable-posologie-et-mode.html

Le procédé de montage particulièrement ceux de qualité, Goodyear, norvégien, la jonction de la tige et de la trépointe, la couture de tenue de la trépointe, son fil, sa première de montage  peut provoquer grincements.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2010/07/la-trepointe.html



on pourra au palot glisser une crème appropriée à l'interstice, la graisse fera également son office, avec ses avantages et ses inconvénients.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/09/creme-cirage-lait-creme-essentielle.html

Les glissements, les frottements du cuir sur lui même, tiges et doublures. A noter que des chaussures bruyantes le matins," froides " seront plus silencieuses en fin de journée," chaudes " le couinement ayant plutôt tendance à s'atténuer.  des bruits d'emboîtage, les sous bouts mal ou pas assez cloués, de pointes, très souvent de cambrion mal fixé, les pointes, les agrafes de tenue à chaque extrémité peuvent être une des causes.
Les peausseries qui frottent entre elles, on peut s'aider de produits mouillant qui ramollissent le cuir et permettent aux différentes parties, de prendre la forme, le dessin, améliorent la solidarité, l'adhérence, la facilité pour les empêcher de glisser de frotter de " jouer " entre elles.
Les utilisateurs d'ameublement en cuir, des voitures aux sièges en peausserie, etc... savent bien que le bruit est un des inconvénient de cette matière noble.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2012/01/entretien-linterieur-des-chaussures.html
Les cambrions en métal, en bois, en plastique, cassés désagrafés, décloués, fissurés,
Si il est particulièrement difficile de savoir la cause exacte, l'endroit, le bris du cambrion est toujours source de couinements.


                                                                  
                                                                                




http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/08/le-cambrion-et-la-rapide-cambrure.html
Les emboîtage, sous bouts qui couinent à la marche en frottant les uns sur les autres,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/08/emboitage-colle-cusu-collecloue.html
Le rempli en liège ou en pâte de liège, comme le contrefort,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/08/le-rempli.html


sont des  éventualités, plus étonnantes, car normalement bien solidarisé, collé entre la tige et la doublure, à l'emboîtage c'est plus fréquent.
On pourra en cas de doute solidarisé les différentes parties de cette manière.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2011/11/contrefort-remise-en-etat.html



Un cordonnier doit ou devrait pouvoir définir, l'endroit et la cause du soucis,
En premier lorsque chaussure en main en la " tordant " oreilles collées tout contre, à l'endroit exact du problème, du moins autant que faire ce peut, dans tous sens pour retrouver le bruit du délit, le couinement, que vous n'entendez rien, mais dès que le client marche devant vous, c'est la catastrophe, ce n'est n'est pas toujours facile.


J'ai fait marcher des clients devant moi aller retour dans l'espace réservé à la réception pendant des dizaines de minutes, démonter les semelles d'usure ( avec l'accord du client ) recommencer l'opération avec une semelle enlevée sur un seul pied,l'autre avec, sans succès, ouvrir la double, pour  enfin trouver la cause exacte. 
Ensuite selon les cas, démontages, clouage, recollage, changement ou consolidation du cambrion, produits d'entretiens, crème, lait, passée à l'intérieure en quantité et régulièrement.
Lorsque le cordonnier à réussit à définir la cause, selon le mode d'action, à lui de jouer, à vous de prendre les choses en mains.
A chaque cause, son remèdes, à chaque problème, sa ou solutions, que j' énumère dans le sujet.
La solution dans dans plusieurs des inconvénients, est de souder, solidariser, les différentes parties qui bougent entre elles, les pointes, et semences, sont une des merveilleuses applications. 
Ces semences à têtes coupées décrites dans d'autres sujets en  " sauvetage " résolvent , dans la grandes majorité des cas les ennuis.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/09/norvegien-naufrage-et-sauvage.html

                                                                  

Le but bien évidemment , étant de fixer et rigidifier en les empêchant de bouger les une sur les autres , les pièces , morceaux , matériaux , cambrion , etc.....C'est toujours à grands regrets que je mets des pointes dans une chaussure mis à part bien entendu en emboîtage, ce qu'impose l'éthique de la cordonnerie pour cet endroit de fixation ou de réparation.


Pour l'emboîtage : 
Des pointes spéciales d' emboîtage à filet roulé, à têtes larges et striées pour la rétention dans le matériau pour recloué parfaitement celui ci lorsqu'il est mal fixé ou cloué, il est très facile de remédier à ce problème.

En cambrure :
Autre point litigieux, toujours avec des semences plus longues qu'il ne serait nécessaire pour un clouage normal, faire river sur la bigorne ces dernières, sans impérativement les tordre ou les recourber sur la première de montage.





Le clouage en consolidation en différents endroits, cambrure, emboîtage, talons, sous bouts, etc... pour empêcher les différentes parties de jouer l'une sur l'autre.
Démonter les premières peaux de propreté pour que les semences rivées ne soient visible sur celle ci. pas de première de montage en cuir. Ces fibres sinderme rouges par contre sont de la plus grande solidité





On cloue avec des semences longues, les faire juste river finement sur la première sans impérativement qu'elles se retournent.




On coupe à ras les semences à la pince coupante.






On tape au marteau pour river les semences de chaque coté, première de montage, semelle d'usure.





On recolle les premières peaux de propreté, sans oublier de mettre une talonnette mousse d'emboîtage.






Le travail terminé, les chaussures normalement ne font plus aucun bruit, en espérant que l'opération aura servit à quelque chose, la cliente nous le confirmera.
Cette méthode nous sert dans beaucoup d'autres travaux en sauvetage, en fin de parcours.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/09/norvegien-naufrage-et-sauvage.html


Avec l'habitude, au bruit et à la sensation dans le marteau, on se rend contre de l'enfoncement exact, du moment ou la semence se rive sur la bigorne.
Je me sers toujours, je l'ai déjà dit dans ces situations précises, du marteau à emboîtage, pour moi plus sensible et plus léger préférable que celui réservé à cet usage, le marteau cloueur.










                                                    






Alors que les protecteurs sont la meilleure protection du bout de la chaussure, pour moi, je n'en mets jamais, cela à mon humble avis est toujours préjudiciable à l'intégrité de la chaussure, bien sur dans cette réparation, c'est la seule solution, il faut donc l'employer.


Il faut impérativement décoller les premières peaux de propreté pour procéder à un travail le plus esthétique possible.
La vue de semences rivées sur des Premières Peaux de Propreté sur des chaussures neuves ainsi que sur celles qui sont usagées ne se conçoit pas.
Ce problème esthétique existe sur les chaussures découvertes d'été, homme comme femme, en cas de pose de protecteurs, il faut impérativement décoller les PPP, clouer, pour recoller ensuite.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2011/10/la-pose-de-premieres-peaux-de-proprete.html
Sur les chaussures découvertes d'été ou il n'y a pas de Première Peau de Propreté, mais une peausserie qui enveloppe la première de montage, il faut impérativement dans ce cas couper les semences pour qu'elles ne viennent pas du tout se river sur la peausserie, même si ce n'est pas l'idéal, c'est ce qu'il faut obligatoirement faire.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2011/04/toutes-les-premieres-peaux-de-proprete.html

                                               


les semelles d'usure, leurs trépointe, leurs lamelles, pastilles, des doubles ( alvéolées pour la souplesse et la légèreté ) soudées sur la première de montage. 
La double lorsque les souliers sont neufs, qui se décolle ensuite avec le temps, à la marche,  font un claquement, tout est possible, etc...






Sur ces soulier de marche, la cliente a marcher devant nous de longues minutes;




Nous avons démonté une semelle et fait marcher la propriétaire sur la double d'un pied sur la semelle de l'autre.






Pour se rendre compte que le problème persistait et ne venait pas de la semelle d'usure.






Mais de la double alvéolée pour sa souplesse, la légèreté comme certaines semelles d'usure, ouverte pour arriver à comprendre la cause du bruit, les lamelles, décollées de leurs premières de montage qui bougeaient, claquaient au pliement de la marche.






On voit bien l'empreinte sur la double du positionnement des lamelles décollées. Nous les avons comblées, collées, pour le meilleur résultat, beaucoup de travail, de dépense pour un " petit "  bruit que la cliente ne supportait plus.


Tous ces problèmes nous sont apportés par les chausseurs eux même avec des souliers neufs en retour de SAV,  par nos clients dès le début d'utilisation, sans chercher à bénéficier du recours gratuit de ce service.
C'est terminé , les chaussures dans tous ces cas de figures ne feront normalement plus aucun bruit, en espérant la satisfaction du magasin, de son client, du notre, l'unique soucis de l'artisan en premier avant toute autres considérations.


Très amicalement,
Tictac

mardi 1 juin 2010

Le cambrion, et la rapid cambrure


Bonjour,

Aujourd'hui un sujet sur la colonne vertébrale de la chaussure, le cambrion.
Dans cet exemple très particulier et rarissime, le fabricant, à choisi, de mouler son cambrion, dans la semelle d'usure, ce dernier n'est donc pas fixé d'une manière traditionnelle sur la première de montage, à chaque ressemelage, le cambrion est automatiquement chancé, la fabrication est de grande qualité, procédé de montage norvégien, première de montage cuir, ce fabricant indique l'année de fabrication de ses modèles, celui ci est de 1999.








La première de montage en salpa s'est pliée à l'endroit ou le cambrion prend fin, celui ci n'est pas cassé.




                                                          



Le cambrion, élément très important de la chaussure, au départ en cuir rigide, en bois ensuite, plus souvent en acier bleui, maintenant très souvent en plastique thermoformé.

Si le Cambrion est présent dans tous les PROCEDES DE MONTAGE CLASSIQUES sous différentes formes et matériaux, il est absent de quelques rares fabrications, comme dans le
COUSU RETOURNE




Les SANDALES de fabrications artisanales , mais souvent présent dans celles d'industries.



MOCASSINS A PICOTS ,



Les CHAUSSURES BATEAUX



mais souvent présent dans celles d'industries.
Dans des fabrications de chaussures sportives relativement souples, sous d'autres formes, raidisseurs, alvéoles, lamelles plastiques, etc...
Le rempli n'échappe pas à cette règle. dans le

COUSU RETOURNE ,



MONTAGE SANDALETTTE ,



Les MOCASSINS A PICOTS ,

D'une manière générale pour CAMBRION et REMPLI  dans les fabrications ne présentant pas de

PREMIERE DE MONTAGE



Le cambrion en cuir doit être le plus rigide possible, il est tiré de d'un morceau de collet ou de croupon, on relève ses dimensions le plus exactement possible à l'aide d'une craie. il se place en partie haute sur le rempli et le croise sur une quinzaine de millimètres. On le colle à la colle de Vienne, pour sa qualité de rigidité au séchage. On le laisse bien sécher avant sa finition en dôme bombé pour sa plus grande rigidité, mais aussi pour ce galbe en cambrure du plus bel effet, tant apprécié par les amateurs de souliers.

Cette pièce d'une dizaine de centimètres de longueur en métal, d'une quinzaine de millimètres de largeur, parfois un tout petit peu plus en bois, est positionnée du milieu du talon jusqu'en queue de semelle.




Il a pour utilité d'empêcher la cambrure de s'affaisser, de définir selon sa courbure la hauteur des talons, encore plus important avec les chaussures de femmes à talons aiguilles.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2012/07/talons-interchangeables.html

Il est parfois, du côté talon, à fourche, permettant le passage d'une vis très utile pour fixer les talons aiguilles .

Autrement, deux trous sont prévus à chaque extrémité, pour le clouer, parfois deux. Il est toujours en acier , dans les chaussures de femmes à talons hauts.


                                               

Autrement, dans les chaussures basses, il peut être en bois, comme pour les hommes. Lui même fixé par deux pointes, il est cependant encore maintenu sur la première de montage par une pièce en cuir, chevillé bois en mesure ou en " neuf " cloué et quelquefois agrafé en PAP.

Cette pièce est la plupart du temps en carton maintenant. Les amateurs pensent très souvent que le cambrion en bois à l'ancienne est gage de bonne qualité, pourtant de grands bottiers et de grandes fabrications mettent et ont des cambrions en acier.

Le Cambrion en bois recouvert d'un morceau de cuir, a pour inconvénients de s'affaisser, de se fendiller, et permettre selon la marche avec défauts de certaines personnes, d'accentuer les problèmes " report d'usure en coin intérieur du talon , pieds plats " .
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2009/11/bonbouts-cuir-coins-caoutchouc-ou.html 

Avantages par rapport à l'acier ? Le cambrion acier pour moi ne s'affaisse pas ou alors ! En revanche, il casse, il peut durer la vie de la chaussure, ou casser au bout de quelques minutes.

Le soutien du talon et de la marche est quand même bien meilleur, il peut malheureusement rouiller, mais, Je ne l'ai vu que très rarement. Dans tous les cas, affaissements ou casses, le changement est possible, pas toujours facile.

C'est donc le moment d'évoquer la rapid cambrure, qui permet la réparation, sans démontage du talon et donc sans remplacement du cambrion.
Cette pièce en acier est encore renforcée en son milieu de par sa forme incurvé, pour résister à la flexion. Elle a la dimension d'un emboitage de femme donc plus important qu'un cambrion traditionnel. Quatre trous sont percés a l'emboitage, en périphérie, un gros trou au milieu pour fixer cette derniere solidement, six trous en cambrure pour la faire tenir, par des semences, sur la cambrure, mais rivées à l'extérieur. Je dis rivées et non pas recourbées sur la cambrure, surtout réservée aux talons hauts aiguilles de femmes.

Une autre de taille un peu plus large, même nombre de trou de fixation avec les semences, mais sans passage pour la vis en emboitage, avec cette fois ci un renfort riveté au milieu, en deux parties.
J'avoue avoir vu des rapids cambrures cassées au niveau des trous de pointes, mais c'est une exception rarissime.
La photo nous montre une chaussure, ou c'est plus l'emboîtage en salpa que le cambrion qui a souffert, d'ailleurs celui ci n'est pas cassé, elle fera l'objet de la pose d'une rapid cambrure adaptée, sans démontage du talon.
Le changement du cambrion est effectué lorsque celui ci est vraiment cassé plus bas, au milieu de la cambrure, il est en position intercalaire de la première de montage, il faut démonté le talon, ouvrir la première de montage, pour procéder à son extraction à la pince, avec souvent beaucoup de difficulté, comme se remise faite au marteau, en tapant sur le bout du cambrion. Il sera cloué à la semence de chaque côté.
Le cambrion possède plusieurs courbures plus ou moins accentuée, en fonction de la cambrure de la chaussure, et de la hauteur des talons.
Les rapids cambrure sont très très rarement utilisées pour les chaussures d'hommes, pour ne pas dire jamais.

Très amicalement,
Tictac

mercredi 6 janvier 2010

Talons aiguilles, La pince électrique " chauffante ".


Les cordonniers le savent bien, certains emboîtages sont presque impossibles à démonter, ici la pince démontre toute toute son efficacité, les électrodes posées sur chaque pointe les font ressortir irrémédiablement.




La pince chauffante.







Les bonbouts oscar tout en acier, très peu demandés actuellement, au bénéfice des bonbouts à tige 3m, supertop, topy etc...




Les anciennes chevilles tout en plastique.



Les nouvelles chevilles en métal roulées.



les cheville mécanindus pour le remplacement.

Dans les années soixante, avec la venue des talons aiguilles modernes, un outil a fait son apparition dans nos ateliers, " la pince chauffante ".

Les talons aiguilles maintenant sont en plastique avec une cheville mécanindus que tout le monde connaît fendue qui permet la rétention de la pointe adaptée du bonbout à tige de 2,8mm de diamètre, Supertop, 3m, topy, etc...

Pour la réparation le cordonnier enlève la pointe si il en a la possibilité, autrement devant une usure trop importante ou la pointe de ce fait est arasée, la solution est de percer. Pour facilité l'opération on essai au maximum au chasse goupille d'enfoncer la pointe. Avec un forêt de 2,8 mm assez difficile à trouver dans la bricolage traditionnel, on perce pour ensuite remplacer le bonbout à tige. Pendant cette opération, faire très attention au frottement qui provoque un échauffement ou le talon peut fondre irrémédiablement sous vos yeux.

Avec les talons alu/bois, alu automatiquement recouverts en peausserie, il fallait retrousser cette dernière pour éviter par le même phénomène de chauffe, de voir la peausserie brûler et se racornir d'une manière irrémédiable, alors que le talon en plastique, peut quand même être remodelé à la main.

Pour la réparation certains cordonniers au lieu d'utiliser le procédé, mettaient une cheville de bois, le traditionnel bonbout vulkolan, ou cuir, collé et cloué par trois ou quatre finettes, le risque en cas d'usure trop importante ou de perte du talon, est l'impossibilité de percer ces finettes. je vois toujours ce type de réparation sur nos modernes talons aiguilles avec cheville mécanindus, vulkotop, vulkolan, king, topy, etc... ce qu'il ne faut bien évidemment jamais faire, percer ensuite pour réparer, devient pratiquement impossible.
Les possesseurs de cette pince seront privilégiés et pourront en chauffant les finettes, brûler et désagréger la cheville en bois.

Plus avant les talons sans être carrément aiguilles, plus trotteurs que aiguilles étaient faits de sous bouts en cuir, puis en bois, devenus aiguilles, moitié bois et alu, puis tout en alu avec un insert de bois en emboîtage pour la fixation, pour ensuite être fabriqués en plastique et ces fameuses chevilles mécanindus, permettant la tenue et le rigidité, avec recouvrage en peaux ou en enrobage de lamelles de cuir.
Le départ des talons aiguilles " moderne " avec bonbout à tige est arrivé avec les talons bois/alu, alu, le diamètre pouvait être de diamètre différents selon la grosseur du talon et selon le diamètre du forêt que le cordonnier utilisait pour percer, les chevilles longues en plastique étaient en une quantité importante de diamètres, nous les " enfilions " parfois les unes dans les autres pour trouver la bonne solution de maintenue du bonbout.

A savoir que dans certaines fabrication actuelles ou la cheville ne descend pas assez vers l'emboîtage, le talon se casse à l'arrêt trop précoce et fin de la mécanindus. Cette cheville peut être remplacée, l'extraire avec la pince chauffante, percer avec un forêt spécial, et repositionner la mécanindus à l'aide de la pince électrique.
Il nous arrive quelquefois devant des diamètres un peu particulier de mettre des chevilles spéciales en métal roulées qui permettent la rétention de le pointe. Il en existe de deux diamètre différents.

Avant la pointe était retenue par des tiges en plastique longues coupées à la demande. Les fabricants ingénieux avaient trouvé la solution pour nous faciliter la tache " la pince électrique " et nous vendre leur nouvel outillage.
Avec le mode de fixation des tiges en plastiques, devant une usure trop importante, il devenait impossible de percer ce mariage de matériaux dur et souple, acier de la pointe et plastique.


Cette pince avec ses deux électrodes posées de manière à faire contact sur la pointe pour faire passer le courant électrique, nous en avions la preuve devant un léger frémissement, un petit bruit, l'acier qui rougissait et une fumée qui ne tardait pas à se faire voir, et la pointe surgissait et sortait de son logement miraculeusement sous nos yeux.

Devant les nouveaux modes de fabrications pour les talons aiguilles cette pince n'a plus sa raison d'être, d'ailleurs je pense qu'elle ne figure plus sur aucun catalogue de fournisseur, mais bien évidemment je l'ai conservée, elle a pour moi une multitudes d'autres utilisations, par exemple dans la réparation des chaussures, pour retirer certaines pointes d'emboîtage très récalcitrantes et permettre le démontage sans abîmer ou marquer les talons avec le tournevis, en effet parfois nous sont demandés des recouvrages, ou le talon doit être parfait pour l'enrobage, alors que pour un changement, l'abîmer ou pas n'a aucune importance.
Je m'en sers très souvent dans beaucoup d'autres secteurs, ma passion pour les montres par exemple, elle permet de chauffer d'une manière très localisée d'une façon merveilleuse.

J'espère que beaucoup de professionnels l'utilisent, sans avoir l'âge de l'avoir connue lors de sa sortie en catalogue.

Très amicalement,
Tictac

mardi 1 décembre 2009

Emboitage , collé , cousu , collé/cloué .




























Bonjour,


Dans la grande majorité des cas, les chaussures possèdent un talon, quelques modèles particuliers n'en possèdent pas, mais c'est quand même pour moi assez exceptionnel.
Il est constitué de différentes matières, pour les chaussures d'hommes comme pour celles de femmes , avec des moyens de fixations également différents, collé, cousu, cloué, et maintenant collé/cloué.

Attention aux emboîtages particuliers ou la fermeture à glissière passe sous ce dernier et oblige en cas de casse et de remplacement au démontage total.












Constitués pour les production de qualité avec semelles d'usure en cuir , de sous bouts en cuir et bonbout en cuir coins cahoutchouc.
De sous bouts en salpa bonbout cahoutchouc, de cuir coin cahoutchouc pour du PAC de moins bonne fabrication .
Très rarement en cahoutchouc, en plastique avec une tige centrale pour la solidité et la fixation du bonbout à tige " cheville mécanindus " pour les chaussures de femmes à talons aiguille.
On peut malheureusement voir l'inverse , sous bouts salpa pour des productions de haut de gamme , et étonnamment en cuir pour des fabricants de qualité moindre .

les talons peuvent faire partie intégrantes de la semelle d'usure, lorsque celle ci est en cahoutchouc, moulé d'un seul tenant " comme souvent sur des souliers de type Paraboot " collé sur une double pratiquement toujours en cahoutchouc, plus rarement en cuir, ou ils sont séparés de cette dernière" genre semelle commando " avec l'appellation ancienne de " bloc ou demi-bloc " souvent appelé maintenant talon sport, avec des hauteur différentes.
Toutes ces caractéristiques se retrouvent indifféremment dans les hauts et dans les bas de gammes .

Le nombre de sous bout, est de deux à quatre généralement, parfois plus, quelquefois moins, et donne la hauteur du talon, en fonction de la cambrure, et la bonne portée de la chaussure au point zéro de la semelle " au milieu " dans éthique de la cordonnerie ancienne.

Attention au nouvelles normes des fabricants en portée arrière "en queue de semelle " comme les bottes de cow-boy . Avec une position particulière au repos , mais une plus grande facilité à la marche , avec l'enroulement de celle ci , et une usure moindre au bout de la semelle .
Le vieil artisan considérera que dans cette dernière configuration , les talons sont trop bas, et que la portée est mauvaise .

EMBOITAGE COLLE :

Semelle cahoutchouc entière , généralement collée sur une double collée et cousue en petits points sur la trépointe , ou semelle collée et cousue en petits points sur la trépointe avec talon bloc séparé,
Cette semelle Type commando aux crampons centraux avec réserve en périphérie , est faite pour le passage de la couture du petit point, cousue avec double ou sans sur la trépointe directement .



EMBOITAGE COUSU :

L'exemple type est la chaussure bateau de toutes marques , cousu en blake, à simple ou double fils selon les désirs du fabricants, sous rainette. A noter que sans protection , la couture à l'endroit de la semelle s'use très rapidement , avec décollement , mais qu'à l'emplacement du talon , l'usure même prononcée n'amène pas ce phénomène .

EMBOÏTAGE AGRAFE :

En industrie, très rarement en artisanat ou ils sont cloués.



EMBOITAGE CLOUE:

Au moment ou les colles n'existaient pratiquement pas , du moins celles modernes que nous connaissons maintenant, les sous bouts étaient cloués à la tête d'homme, cette dernière enfoncée légèrement, puis coupée pour que le sous bout suivant vienne se cloué ' "s"empalé " sur ces pointes. Ensuite cloué de l'intérieur en emboitage avec la première de montage.



Cloué à l'emboitage sur la semelle d'usure :
De très rares fabricants, on ne sait pourquoi au détriment de la solidité, préfèrent cloué leurs talons sur la semelle d'usure.




Collé / Cloué :

Comme dans l'exemple précédent , mais entre chaque opération, un encollage.
Si les pointes de fixation en cordonnerie sont pour les plus connues, les semences, pour beaucoup d'autres travaux, les finettes, et têtes d'hommes, sans oublier les petites bleues ainsi que les bâtardes pratiquement inconnues de nos jours, puisque utilisées pour le clouage des bons bout tout en cuir, à l'endroit de l'usure, extérieure, à une deux ou trois rangée à l"emplacement du protecteur, de dessins différents, signature dans le temps de l'artisan.

pour l'emboitage, ce sont toujours des pointes à têtes plates striées sur une partie de leur longueur, pour la rétention dans le matériau, appellées " pointe filet roulée " de deux longueurs principales, elles sont en principe au nombre de six ou sept, parfois moins quelquefois plus selon la grandeur de l'emboitage.

En industrie cloué avec des machines , dans l'artisanat au marteau d'emboitage à la forme particulière par l'inclinaison de sa panne, à la machine si l'artisan en possède une.
une grande difficulté est réservée aux bottes cavalières sans fermeture à glissière , sans machine l'ouvrier se servira d'un chasse clou d'emboitage, action toujours très difficile à réaliser.

LES SOUS BOUT cuir sont tirés de croupons particuliers dits à talons , durs et épais 5 à 7 mm
les bonbout cuir, cahoutchous, 6 mms préparés d'usine , les blocs , 9 - 12 mm , ou demis blocs 6,5 - 7 mm

Attention aux amateurs , sans connaissances et savoir qui par leurs affirmations leur déclarations fausse et mensongères, accusent de grandes marques de " lésiner " sur le temps et le coût de leurs fabrications de faire des économies de " bouts de chandelles " en omettant de clouer leur emboitage, je pense à la marque Paraboot, ce n'est pas un oubli mais une obligation pour le fabricant soucieux de faire un bon travail de ne pas les clouer, car dans ce cas , que des inconvénients, sans aucun avantage.

Certains font l'inverse, clouent leurs emboîtage moulés, alvéolés, les pointes d'emboîtage dans le vide, sans aucune raison, sans nécessité pour...?



je suis agréé par l'usine paraboot et connais donc bien leurs fabrications et leurs matières pour attester que celles ci n'ont pas changées, ne se sont pas altérées dans le temps, et ne voir une différence que dans le cousu norvégien, la retombée de la tige dans le temps était positionnée un peu comme un goodyear, maintenant le retour de celle ci horizontalement sur la trépointe, ferait penser plutôt un cousu et montage sandalette.

Très amicalement .
Tictac