LES PRINCIPALES TECHNIQUES D' ASSEMBLAGES
On voit ici sur un fourreau de bottes cavalières, le meilleur moyen pour la solidité, une baguette cousue en applique apparente.
La réunion des parties est faite avec des coutures et des jointages différents, ici en zig zag cousu main. Cela n'empêche quand même pas un renfort intérieur en peau cousu en même temps que la baguette extérieure.
Normalement tout fabricant qui se respecte, doit dans ses productions aux endroits de tension, litigieux, de bordures, de boucles, de poignées, enfin de toutes les coutures , mettre des renforts ils sont collés à chaud, et sont différents en matières selon les emplacements. Ici sur un sac, on aperçoit un premier renfort, sur la couture en retournée, puis un second en totalité, sur le haut du sac.
Dans cette exemple le fabricant soucieux de la qualité de sa production, à prévu à l'endroit de l'élastique de la boucle, une lacette en renfort.
Ce matin à l'atelier, l'enveloppe en cuir du coussin d'un canapé à réparer. Pour un coussin tout va pour le mieux lorsqu'il est amovible, autre dans ce cas selon l'endroit des travaux, la possibilité d'accès, le mode d'action peut être différent il nous arrive de nous déplacer pour faire sur place les réparations.
Si je fais un sujet de cette petite réparation, c'est surtout pour décrire le genre de jointage, le type de couture qui a été faite, une première en retournée en tout premier à la fabrication celle qui tient réellement les parties, en appellation professionnelle de " jointage simple " cette couture n'est pas une prouesse technique, c'est simplement une manière de coudre, qu'elle soit en ameublement, en sellerie,etc... et bien évidemment dans la chaussure " puis ensuite une ou deux coutures parallèles à plat, elles devraient être de soutien, mais malheureusement elles sont souvent de décoration.
Cette manière de faire est représentative et englobe, l'ameublement, ( beaucoup de canapés ), la sellerie, la bagagerie, la maroquinerie, les vêtements, plus rarement la chaussure.
Par contre dans le cas de ce que l'on appelle en technique une " jointure ouverte ", là c'est différent, pas de retour côté chair des empiècements, mais un renfort en toile collé et cousu par ces coutures parallèles, la qualité et la solidité sont totalement différentes.
Dans la fabrication des souliers, c'est sur les bouts durs et particulièrement les contreforts qu'elle est présente, mais dans tous les endroits de tension, heureusement, les fabricants mettent ce renfort en toile collé et cousu, " jointure ouverte " à tous les endroits des coutures même si celles latérales ne sont pas faites,
( jointage simple ) les bandes de toile collées en renfort de soutien doivent être présentes.
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2011/09/couture-invisible-au-bout-au-contrefort.html
Quelques modèles d'ailleurs ne sont construits qu'avec ces coutures en retournées, bordure, languette, oreilles, tout, sauf au contrefort et aux bouts absentes, pour affiner le modèle, il n'est pas nécessaire de l'alourdir d'une autre manière.
Sans parler d'esthétique, la meilleur solidité pour les contreforts comporte une baguette en applique apparente cousue.
Avec une seule couture très souvent en vêtements, bagagerie, maroquinerie, et deux en ameublement. Sans que ce soit pour autant une généralité, puisque toutes les finitions se rencontrent.
Je dis en décoration, mais pas uniquement puisque elles tiennent les retours des empiècements, ils pourraient être collés seulement, sans que la solidité en soit affectée, même si
essentiellement elles sont faites uniquement pour la décoration, c'est très important.
Pour bien expliquer ces différents types de tenues " jointages, assemblages, bordures " des parties, Un sujet devrait être fait en complément de " Doublures, cuir, toiles, renforts, guttage, tripliures "
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2009/08/la-question-posee-dans-une-autre.html
sur " les différentes techniques d'assemblages et de jointages " à plat, zig zag, simple, ouverte, relief, relief recouvert, à cheval, passepoilllée, invisible, etc...les piqûres en relief, et les différentes conceptions techniques, pour les bords en finition, franc, remplié, brûlé, à cheval, retourné, passepoillé, etc...
La description et les conseils seront donc les mêmes pour tous ces cas ce figure, ameublement, vêtements, bagagerie sellerie etc...
Les conseils prodigués, dans le sujet " Recoudre, repiquer, coudre, recoudre, dans les points " seront donc toujours valables dans ces exemples. Pour bien recoudre dans les trous, se servir d'aiguilles, de pointes, et coudre point à point, à la manivelle, pour bien repiquer dans chaque trou.
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2009/08/recoudre-dans-les-points-blacke-petits.html
A noter, que beaucoup de tous ces travaux seraient évités, par un entretien approprié préventif.
beaucoup d'ennuis évités et d'avantages cumulés, le cuir avec son côté esthétique toujours neuf, ou du moins patiné du plus bel effet, la longévité du mobilier, les économies faites avec une durée de l'ameublement et le coût des réparations faites par le propriétaire. Comment et avec quels produits, nous pourrons en reparler.
Cette réparation ne dispense pas maintenant d'un entretien important, en effet lorsqu'une chaussure , un endroit d'un sac ou d'un autre objet présente un problème, l'autre chaussure, l'autre endroit va se dégrader de la même façon.
Si le propriétaire ne s'en occupe pas impérativement, le restant des coutures va se distendre, se déchirer irrémédiablement, avec tous les gros problèmes que cela comporte, recoudre en totalité un canapé, un vêtement n'est pas une mince affaire.
Dans cet exemple sans entretien, ce n'est malheureusement pas que les coutures qui peuvent lâcher, mais le cuir qui peut se déchirer, ce n'est heureusement pas le cas ici.
je conseille toujours à mes clients en cas d'achat de chaussures de me les apporter avant de les porter, pour des conseils préventifs d'entretien ou de protection , pour ne pas avoir à faire ces réparations inutiles qui pourraient être évitées.
Notre premier rôle est celui de conseiller, notre raison d'être, ce n'est pas de faire des réparations, mais de les éviter justement, nous sommes là en ultime recours, ce n'est peut être pas la démarche de beaucoup d'artisan, mais c'est la mienne.
Mes propos sont toujours pour la protection et la défense du client souvent désarmé devant le professionnel, l'artisan lui a tous les bons arguments et les connaissances, pour se défendre en cas d'attaques et faire valoir son bon droit et son honnêteté.
La première photo ainsi que celle ci nous montre la déchirure de l'enveloppe, assez localisée, je l'ai dit toutes les coutures pourraient suivre le même chemin, il est temps de réagir, nourrir le cuir et les fils des coutures.
On découd au tranchet, les coutures à plat qui tiennent les retours des empiècements.
On enlève bien tous les anciens fils du dessous.
Du dessus.
On prépare sans encollage plus préjudiciable dans ce cas qu'autre chose, on fait un repérage des trous avec des aiguilles, des pointes etc... en soutien on solidarise avec des pinces les différentes parties, pour qu'elles ne puissent plus bouger, lorsque dans le sujet précédent, j'ai dit la difficulté de recoudre dans les trous, le temps important pour ce genre de réalisation, c'est une vérité.
Coudre est toujours facile, recoudre est bien différent.
Une autre manière avec encollage et une aiguille est décrite dans le sujet " Recoudre repiquer, coudre et recoudre dans les points " mais dans cet exemple ce n'est pas pour moi la meilleure solution.

On coud à la bonne couleur, avec une canette neuve, point dans point à la main, avec la manivelle.
On retire au fur et à mesure les repères, pour se donner la place au travail, le plus tard possible cependant, en conservant l'avantage de la tenue des préparations.
On coud à la bonne couleur, avec une canette neuve, point dans point à la main, avec la manivelle.
On retire au fur et à mesure les repères, pour se donner la place au travail, le plus tard possible cependant, en conservant l'avantage de la tenue des préparations.
La première couture en retourné est faite , doublée et même triplée, pour une grande solidité, valable pour des peaux épaisses et de qualité.
A éviter pourtant en cas de peausseries de qualité mais fragiles, très fines, ce qui provoque plutôt un effet de cisaillement et de rupture du cuir.
Pour les retours, il est préférable de les encoller, ainsi ils ne fuiront pas sous la pression du pied de biche.
A éviter pourtant en cas de peausseries de qualité mais fragiles, très fines, ce qui provoque plutôt un effet de cisaillement et de rupture du cuir.
Pour les retours, il est préférable de les encoller, ainsi ils ne fuiront pas sous la pression du pied de biche.
Ils sont aplatis par un martelage, fait avec attention et avec amour, un coup de marteau mal appliqué, et c'est la catastrophe, les professionnels savent " taper sur le cuir " On se rend bien compte que ces coutures ne servent à rien en solidité.
Une fois ces autres coutures à plat faites, on tape toujours avec les mêmes précautions, à l'avers et au revers. On aura soin de les doubler ou de les tripler, non pas cette fois ci pour la solidité, mais pour l'esthétique de cette couture particulière à point " sellier " Malgré le parc impressionnant de machines à coudre à l'atelier, il en manque toujours une, mais ce n'est pas rédhibitoire