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dimanche 3 janvier 2010

Ameublement, la réparation d'un " canapé " le coussin en cuir décousu, mais de l'entretien en prévention, surtout avant tout.

Il existe plusieurs manières de pratiquer la réunion de différentes parties d'un ensemble, ce sont les techniques d'assemblage en voici
LES PRINCIPALES TECHNIQUES D' ASSEMBLAGES
 On voit ici sur un fourreau de bottes cavalières, le meilleur moyen pour la solidité, une baguette cousue en applique apparente.



La réunion des parties est  faite avec des coutures et des jointages différents, ici en zig zag cousu main. Cela n'empêche quand même pas un renfort intérieur en peau cousu en même temps que la baguette extérieure.



Normalement tout fabricant qui se respecte, doit dans ses productions aux endroits de tension, litigieux, de bordures, de boucles, de poignées, enfin de toutes les coutures , mettre des renforts ils sont collés à chaud, et sont différents en matières selon les emplacements. Ici sur un sac, on aperçoit un premier renfort, sur la couture en retournée, puis un second en totalité, sur le haut du sac.





Dans cette exemple le fabricant soucieux de la qualité de sa production, à prévu à l'endroit de l'élastique de la boucle, une lacette en renfort.





Ce matin à l'atelier, l'enveloppe en cuir du coussin d'un canapé à réparer. Pour un coussin tout va pour le mieux lorsqu'il est amovible, autre dans ce cas selon l'endroit des travaux, la possibilité d'accès, le mode d'action peut être différent  il nous arrive de nous déplacer pour faire sur place les réparations.

Si je fais un sujet de cette petite réparation, c'est surtout pour décrire le genre de jointage, le type de couture qui a été faite, une première en retournée en tout premier à la fabrication celle qui tient réellement les parties, en appellation professionnelle de " jointage simple " cette couture n'est pas une prouesse technique, c'est simplement une manière de coudre, qu'elle soit en ameublement, en sellerie,etc... et bien évidemment dans la chaussure " puis ensuite une ou deux coutures parallèles à plat, elles devraient être de soutien, mais malheureusement elles sont souvent de décoration.
Cette manière de faire est représentative et englobe, l'ameublement, ( beaucoup de canapés ), la sellerie, la bagagerie, la maroquinerie, les vêtements, plus rarement la chaussure.

Par contre dans le cas de ce que l'on appelle en technique une " jointure ouverte ",  là c'est différent, pas de retour côté chair des empiècements, mais un renfort en toile collé et cousu par ces coutures parallèles, la qualité et la solidité sont totalement différentes.
Dans la fabrication des souliers, c'est sur les bouts durs et particulièrement les contreforts qu'elle est présente, mais dans tous les endroits de tension, heureusement, les fabricants mettent ce renfort en toile collé et cousu, " jointure ouverte " à tous les endroits des coutures même si celles latérales ne sont pas faites,
( jointage simple ) les bandes de toile collées en renfort de soutien doivent être présentes.
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2011/09/couture-invisible-au-bout-au-contrefort.html

Quelques modèles d'ailleurs ne sont construits qu'avec ces coutures en retournées, bordure, languette, oreilles, tout, sauf au contrefort et aux bouts absentes, pour affiner le modèle, il n'est pas nécessaire de l'alourdir d'une autre manière.

Sans parler d'esthétique, la meilleur solidité pour les contreforts comporte une baguette en applique apparente cousue.

Avec une seule couture très souvent en vêtements, bagagerie, maroquinerie, et deux en ameublement. Sans que ce soit pour autant une généralité, puisque toutes les finitions se rencontrent.
Je dis en décoration, mais pas uniquement puisque elles tiennent les retours des empiècements, ils pourraient être collés seulement, sans que la solidité en soit affectée, même si
essentiellement elles sont faites uniquement pour la décoration, c'est très important.

Pour bien expliquer ces différents types de tenues " jointages, assemblages, bordures " des parties, Un sujet devrait être fait en complément de " Doublures, cuir, toiles, renforts, guttage, tripliures "
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2009/08/la-question-posee-dans-une-autre.html

 sur " les différentes techniques d'assemblages et de jointages " à plat, zig zag, simple, ouverte, relief, relief recouvert, à cheval, passepoilllée, invisible, etc...les piqûres en relief, et les différentes conceptions techniques, pour les bords en finition, franc, remplié, brûlé, à cheval, retourné, passepoillé, etc...
La description et les conseils seront donc les mêmes pour tous ces cas ce figure, ameublement, vêtements, bagagerie sellerie etc...
Les conseils prodigués, dans le sujet " Recoudre, repiquer, coudre, recoudre, dans les points " seront donc toujours valables dans ces exemples. Pour bien recoudre dans les trous, se servir d'aiguilles, de pointes, et coudre point à point, à la manivelle, pour bien repiquer dans chaque trou.
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2009/08/recoudre-dans-les-points-blacke-petits.html

A noter, que beaucoup de tous ces travaux seraient évités, par un entretien approprié préventif.
beaucoup d'ennuis évités et d'avantages cumulés, le cuir avec son côté esthétique toujours neuf, ou du moins patiné du plus bel effet, la longévité du mobilier, les économies faites avec une durée de l'ameublement et le coût des réparations faites par le propriétaire. Comment et avec quels produits, nous pourrons en reparler.
Cette réparation ne dispense pas maintenant d'un entretien important, en effet lorsqu'une chaussure , un endroit d'un sac ou d'un autre objet présente un problème, l'autre chaussure, l'autre endroit va se dégrader de la même façon.
Si le propriétaire ne s'en occupe pas impérativement, le restant des coutures va se distendre, se déchirer irrémédiablement, avec tous les gros problèmes que cela comporte, recoudre en totalité un canapé, un vêtement n'est pas une mince affaire.
Dans cet exemple sans entretien, ce n'est malheureusement pas que les coutures qui peuvent lâcher, mais le cuir qui peut se déchirer, ce n'est heureusement pas le cas ici.
je conseille toujours à mes clients en cas d'achat de chaussures de me les apporter avant de les porter, pour des conseils préventifs d'entretien ou de protection , pour ne pas avoir à faire ces réparations inutiles qui pourraient être évitées.

Notre premier rôle est celui de conseiller, notre raison d'être, ce n'est pas de faire des réparations, mais de les éviter justement, nous sommes là en ultime recours, ce n'est peut être pas la démarche de beaucoup d'artisan, mais c'est la mienne.
Mes propos sont toujours pour la protection et la défense du client souvent désarmé devant le professionnel, l'artisan lui a tous les bons arguments et les connaissances, pour se défendre en cas d'attaques et faire valoir son bon droit et son honnêteté.





La première photo ainsi que celle ci nous montre la déchirure de l'enveloppe, assez localisée, je l'ai dit toutes les coutures pourraient suivre le même chemin, il est temps de réagir, nourrir le cuir et les fils des coutures.



On découd au tranchet, les coutures à plat qui tiennent les retours des empiècements.




On enlève bien tous les anciens fils du dessous.


Du dessus.




On prépare sans encollage plus préjudiciable dans ce cas qu'autre chose, on fait un repérage des trous avec des aiguilles, des pointes etc... en soutien on solidarise avec des pinces les différentes parties, pour qu'elles ne puissent plus bouger, lorsque dans le sujet précédent, j'ai dit la difficulté de recoudre dans les trous, le temps important pour ce genre de réalisation, c'est une vérité.
Coudre est toujours facile, recoudre est bien différent.
Une autre manière avec encollage et une aiguille est décrite dans le sujet " Recoudre repiquer, coudre et recoudre dans les points " mais dans cet exemple ce n'est pas pour moi la meilleure solution.






On coud à la bonne couleur, avec une canette neuve, point dans point à la main, avec la manivelle.




On retire au fur et à mesure les repères, pour se donner la place au travail, le plus tard possible cependant, en conservant l'avantage de la tenue des préparations.





La première couture en retourné est faite , doublée et même triplée, pour une grande solidité, valable pour des peaux épaisses et de qualité.
A éviter pourtant en cas de peausseries de qualité mais fragiles, très fines, ce qui provoque plutôt un effet de cisaillement et de rupture du cuir.






Pour les retours, il est préférable de les encoller, ainsi ils ne fuiront pas sous la pression du pied de biche.



Ils sont aplatis par un martelage, fait avec attention et avec amour, un coup de marteau mal appliqué, et c'est la catastrophe, les professionnels savent " taper sur le cuir " On se rend bien compte que ces coutures ne servent à rien en solidité.




Une fois ces autres coutures à plat faites, on tape toujours avec les mêmes précautions, à l'avers et au revers. On aura soin de les doubler ou de les tripler, non pas cette fois ci pour la solidité, mais pour l'esthétique de cette couture particulière à point " sellier " Malgré le parc impressionnant de machines à coudre à l'atelier, il en manque toujours une, mais ce n'est pas rédhibitoire




On brûle les fils à la flamme.





Une vue du travail fini.






Ensuite la livraison à la clientèle, en espérant sa satisfaction, notre seule préoccupation.

Très amicalement,
Tictac

mardi 1 décembre 2009

Le tranchet, son affûtage et les différentes phases d'utilisation.

Bonjour,

Le tranchet est l'outil de coupe principal du cordonnier.
 Il sert à tous les travaux de, démontages, préparations, parages, amincis, brochages, et à aux milles petites choses obligatoires dans la cordonnerie.
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2011/05/brochage-finition-parfaits-en-dehors-en.html

Ils sont courbes, avec une courbure plus ou moins accentuée, peuvent être droits, selon les désirs et les travaux, sont de deux largeur, tranchet dit de femme pour la moins large, d'homme pour la plus grande, sans que ce soit une destination d'utilisation pour les sexes différents sexes, seulement une indication de leurs largeur en fonction des préférences, mais également de la dimensions des mains.
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2012/02/parer-refendre-amincir-biseauter-les.html

Certains tranchets anciens avaient des profils et des courbures impressionnantes.










 Comme le boucher, il l'affûte régulièrement, mais pour lui, pas question de fusil mais d'une pierre trempée dans l'eau.
Il faut toujours faire attention à l'hygiène, mais beaucoup de cordonniers crachent sur ces pierres pour la coupe des caoutchoucs, particulièrement pour le crêpe ou il le trempe dans un récipient rempli d'eau.,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/11/le-crepe-veritable-posologie-et-mode.html

 le passent dans leurs cheveux pour les cuirs, ( oui je sais ce n'est pas propre ), pour éviter qu'il se coince dans la matière. soit pour l'affûtage ou au cours des différents travaux qu'ils exécutent.
( Des pierres formidables sont celles utilisées par les paysans pour leurs faux )
Et je ne vous raconte pas les " trucs " que les anciens employaient, notamment pour les recouvrages en vernis, peausserie froide et très difficile à travailler, selon les travaux à effectuer, car il n'a pas de prêtant.

Après la phase ultime d'utilisation le " démontage " le cordonnier est obligé de passer par
un professionnel " l'aiguiseur ". Je fais depuis maintenant très longtemps l'affûtage, moi même à l'atelier pour ses utilisateurs. ( ne trouvant plus de professionnels qui travaillent selon mes désirs ) En tant que professionnels pour les clients. Je parle en coutellerie générale bien évidemment.
Ne pas oublier que l'outillage à ses particilarités, en premier, il ne s'affute que d'un côté bien que ce ne soit pas une généralité, ils sont pour quelques uns de droitier ou de gaucher, j'en ai fait un message :
l'affutage de l'outillage " Droitier et gaucher "
L'affûtage maintenant est fait d'une manière générale à l'émeri à sec, avec chauffe , bleuissage et détrempe du métal. Il faut pour un affûtage parfait comme dans le temps, des meules à eau, c'est du moins mon avis.

Les bouchers, il faudrait leur demander, doivent comme les cordonniers, avoir plusieurs couteaux qui correspondent également aux différents travaux et cycles d'utilisations . Si ces commerçants les affutent très souvent comme les cordonniers, en revanche, ils les aiguisent, eux sur des fusils, affûtage bien différent que la pierre. Ils font des micro dentures un peu comme une scie. Comme nous en stade ultime, ils sont obligés d'avoir recours à un professionnel .
Affûter pour les particuliers, est relativement aisé, ils sont en général toujours satisfaits, mais pour les professionnels, bouchers, coiffeurs etc... c'est une autre histoire! Chacun à ses exigences. Des coiffeurs, des toiletteurs, m'apportent leurs ciseaux qui pour le commun des mortels couperaient parfaitement, pour eux pas du tout.
A savoir que des professionnels affûtent régulièrement les ciseaux de chaque côté de la lame. Cette manière est à déconseiller pour moi c'est pratiquement irrémédiable, on ne peut plus faire grand chose sur des ciseaux de prix et de qualité "couturière et professionnels en général ". J'essaie, mais il faut reprendre parfaitement la partie plane à la meule à eau, c'est toujours très fastudieux, et quelquefois impossible. L'endroit le plus recherché de la coupe est au bout. Pour une bonne réalisation, un réglage parfois très difficile, sur les branches, est obligatoire.
Le tranchet, dans sa vie, passe des dizaines de fois par les différentes phases d' utilisation, pour finir au rebut par sa longueur ridicule .

LE TRANCHET DIT FRAIS . LE TRANCHET POUR LE CUIR "NEUF ". LE TRANCHET POUR LE CAOUTCHOUC . LE TRANCHET POUR LE DEMONTAGE , cuir et caoutchouc usagés .

LE TRANCHET FRAIS :
Tranchant rasoir, sert aux parages, amincis sur les peausseries, gravurage " obligation d' utiliser un tranchet frais ".
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/08/la-gravure.html
Pour tous les travaux fins et délicats. La mauvaise utilisation du tranchet frais, notamment pour couper du cuir, autre que celles désignées précédemment, endommage irrémédiablement le fil. On peut même casser une partie de coupe du tranchet.
Les stades successifs d'utilisation amènent le fil à la suivante. Chaque utilisation renforce et prépare le fil à celle qui va suivre, toujours plus agressive pour le tranchant.
Le cordonnier en principe doit avoir ou du moins avait 4 tranchets sur l'établi, sans se tromper d'outil. Attention à l'apprenti qui ne recherchait que la coupe uniquement, et mettait à mal le tranchet frais du maître! Un tranchet frais, un pour le cuir, un autre pour le caoutchouc, un pour les démontages.

LE TRANCHET POUR LE CUIR :
Le brochage, parage, des semelles, hommes, femmes , etc ...

LE TRANCHET POUR LE CAOUTCHOUC :
Mêmes utilisations que précédemment, mais pour le caoutchouc .

LE TRANCHET POUR LE DÉMONTAGE :
Travaux de démontage, où le risque de tomber sur une pointe ou morceaux métalliques est important. A noter que la coupe est facilité dans le cuir, peu hygiénique mais efficace, lorsque le cordonnier se passe le tranchet dans les cheveux ( s'il en a encore) " sébum ", et dans l'eau " il crache souvent dessus " pour le caoutchouc .

LE TRANCHET est une lame d'acier plate et légèrement bombée, pour la préhension, dont l' un des bouts est aiguisé, avec, dans la terminologie moderne, une émouture dite " chisel ", couteaux "tactics " Ernest Emerson , William Osborne , etc ... ou la coutellerie de cuisine japonaise.
Comme pratiquement tous les outils, l'aiguisage ne se fait que d'un côté. Au stade du démontage, le recours au professionnel est obligé. J'ai vu cependant des ouvriers au tiers-point, et finition à la pierre, faire un affûtage remarquable. J'ai d'ailleurs fait moi même longtemps ainsi, pour passer ensuite à l'affûtage professionnel. Lorsque j'étais apprenti, orgueilleux, c'est à regret que mon maître d'apprentissage me donnait, lorsqu'il voulait qu'ils coupent, ses tranchets à affûter. J'ai vu des vieux cordonniers aiguiser sur les barreaux en bois de leurs tabourets avec la plus grande réussite.
L'affûtage pour moi est presque un " don ". J'en ai vu également se raser avec, car " frais ", c'est tout simplement un rasoir. Arriver au tranchant rasoir, certains n'y arrivent pas.
Cet affûtage particulier aux outils, l'émoutûre chisel, que d'un seul côté, les ménagères et ceux qui se servent de couteaux modernes avec ce type de tranchant, ( la coutellerie de cuisine japonaise ) le savent bien, déporte la coupe du côté où l'affûtage est droit. C'est parfois ennuyeux.
Avec le tranchet, c'est l'inverse, on broche toujours plutôt en dehors qu'en dedans,
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2011/05/brochage-finition-parfaits-en-dehors-en.html

c'est merveilleux. Les apprentis anciens que nous étions savent de quoi je parle !

 Maintenant les machines à brocher, à parer  ( pareuse / Brocheuse )



 et à  parer ( parer et amincir les peausseries )

(

enlèvent beaucoup d'une des utilisations du tranchet, le parage des semelles de cuir ou de caoutchouc en queue de semelle coté chair.
Les possibilités de l'artisan en fournitures auprès de ces fournisseurs, ( Crépins ) de trouver les semelles, les pièces, les glissoires, etc...aux formes prédécoupées, aux parages faits d'usine.
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2009/08/la-la-pre-decoupe-poste-important-dans.html

Les cordonniers avaient l'extérieur du pouce déformé, car constamment en appui et en pression sur le dos du tranchet, après le cal venait.
Il existe ces lames droites ( Tina, Mozart ) moins larges ( 6 mm ) tenues vissées dans un manche, ( l'indispensable, le couteau Mozart ), ces dernirs sont souvent en laiton, en alliage laitonné pour la coupe des cuirs et des peausseries, ( patronages ) mais ce ne sont plus des tranchets, ce sont des outils de coupe, et comme il ne faut rien refuser du modernisme, des cutters de tailles différentes, et même des scalpels, avec une coupe et une finesse de travail extraordinaires.
Les outils professionnels de coupe, d'après mes connaissances et mes souvenirs, n'ont pas de sens droit ou gauche mais j'ai peut-être des lacunes, sauf pour les tranchets et les ciseaux. Ces derniers existent pour droitiers et gauchers, certains ont même une tenue universelle.
Si un gaucher peut à la rigueur se servir d'un ciseau de droitier et vice et versa, en revanche, c'est impossible pour les tranchets, qui imposent le travail avec un tranchet de droitier ou de gaucher, selon la main directrice . j'allais oublier le paroir, mais il doit certainement en exister beaucoup d'autres.
Il existe deux largeurs de tranchet, une, dite " homme " , et l'autre " femme " , sans que celles-ci ne soient réservées aux différents sexes, bien entendu , mais elles correspondent à la grandeur des mains des cordonniers, hommes comme femmes.
Plusieurs marques sont disponible Tina , Dick , Lion Vert , Velca, Mozart , L'Indispensable etc... la plus réputée étant Tina.
Ce sujet dans le descriptif des phases d'utilisation, d'affûtage et de précaution doit peut être faire sourire les artisans modernes , pourtant ...

Mon maître d'apprentissage, à la fin de ma première année en étrennes m'a offert à mon grand désespoir à l'époque, au lieu de quelques centimes de francs, marteau à battre, d'emboîtage, cisailles, ciseaux, et des tranchets. Je m'en sers encore et toujours tous les jours .
Tranchets de droitiers TINA .
Seraient introuvables maintenant, plus fabriqués ? Remplacés par le Dick, un peu plus de 40 euros . Le Lion Vert à moindre coût , une douzaine d'euros .

                                                     

Tranchets de gauchers TINA .

                                                      

Couteau de coupe pour peausseries et cuirs fins dit L'INDISPENSABLE .
Pour couper les peausserie, l'indispensable ( le manche ) et sa lame de coupe tina.
Il existe son équivalent, le couteau Mozart et sa lame de coupe Mozart.

                                                     

Pierre à affûter de grains très très fins pour enlever le morfil, pour l'affûtage professionnel .

                                                     

Il faut avoir enlevé le morfil, pour savoir la difficulté que l'on rencontre parfois!
Pierres de grains très fins, pour l'affûtage à l'atelier, pierres à faux, fragiles aux chocs (devant la difficulté maintenant de trouver cette qualité de pierres je les garde et même recolle les morceaux).


                                                     

Le geste d'affûtage est le même que celui des bouchers sur le fusil, en descendant un coup de chaque côté, ou deux coups du côté incliné et un du coté plat. Une autre façon, le tranchet posé sur la pierre, on fait plusieurs va et vient également de chaque côté, ou de chaque côté en croisant, toujours en remontant, comme pour enlever le morfil. Je vends des pierres à affûter, au magasin, les meilleures ne correspondent pas à ce que je recherche et que je trouve dans les pierres anciennes à faux, que l'on ne trouve plus non plus, si ce n'est aux puces (encore faut il savoir les reconnaître).

Assez récent, le couteau à parer uniquement les peausseries, à lames interchangeables, comme les rasoirs modernes. Cela permet, malgré le manque maintenant de sérieux dans l'affûtage, d'avoir toujours un couteau " frais "vue du dessus. Réservé aux professionnels, que je vends aux particuliers, comme tout outillage dont je dispose. Une vingtaine d'euros. Même couteau, vu du dessous, on aperçoit la lame interchangeable.


                                                   


Ne rien négliger dans le modernisme et dans les métiers : le scalpel et ses congénères est un outil merveilleux .
                                                   

Catalogues de Crépins .


                                                  
                                                 


                                                   


Amicalement,
Tictac

vendredi 4 septembre 2009

Pose d'un fermoir, sur une serviette ou un porte documents en cuir.



Bonjour,
Après un peu de technique, un peu de pratique.

Le cordonnier qui ne se contente pas de la réparation des chaussures, qui à privilégié la diversité des travaux autres que la cordonnerie, pour rester dans le cuir, va automatiquement vers la maroquinerie, la sellerie, et la bagagerie.
Il peut s'amuser évidemment dans bien d'autres secteurs, notre métier nous donne cette merveilleuse possibilité avec les multi services, d'avoir la joie de s'accomplir dans beaucoup de domaines.

Beaucoup d'amateurs semble considérer, qu'un cordonnier qui répare autre chose que des chaussures ne peut être qu'un mauvais artisan. C'est bien évidemment une absurdité, si ce n'est malheureusement pas une généralité, on peut trouver également de très grands professionnels qui sévissent et exercent leurs talents dans d'autres activités. Cela a peut être un choix, le plaisir d'apprendre d'autres professions, mais parfois aussi une obligation, nous en reparlerons.
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2009/10/ateliers-de-cordonnerie.html

Dans la maroquinerie  l'artisan qui travaille pour sa clientèle, très souvent en service après vente auprès de magasins. Ils sont ravis de trouver un professionnel sur place, avec un coût, des délais de livraison, appréciables, leurs éviter des pertes, des délais importants, la facilité à la compréhension du travail demandé par le client.
Assez peu le font d'une manière rigoureuse et sérieuse. Ils peuvent être agréés par des usines, des marques pour la réparation d'une ville, d'un secteur, parfois d'une région.
Ces fabricants leurs font quelquefois une publicité remarquable gratuite, internet par exemple.

La pose de fermoirs sur des sacs,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2012/01/pose-dun-fermoir-magnetique.html

Valises, vêtements, particulièrement sur des serviettes et des porte documents  est une demande très courante.

Si en règle générale les tucks, fermoirs comportent une languette pour faciliter l'encliquetage, il y a pourtant des exceptions.
Il arrive fréquemment que l'ouverture du nouvel accessoire ne soit pas assez large pour le passage du rabat et de la languette.
Si les tucks en tôle ne posent pas de problème, il suffit d'écarter leurs lèvres, pour les fermoirs en métal moulé ou usiné ce n'est pas la même chose, ils cassent irrémédiablement.
On peut essayer de parer la languette, la coller, la marteler, puis la coudre mais cela ne sert très souvent à rien.
La meilleure solution après avoir enlevé la tenue de cuir, esr de la couper sur sa hauteur, de positionner le fermoir, tracer à sa limite au dessus l'emplacement de la languette, pour la coller et la recoudre très légèrement en dessous.
Même si la couture est visible, c'est solide, c'est l'unique solution.




la première photo, nous montre, le fermoir cassé et même enlevé et arraché.




celle ci nous nous donne une vue du fermoir neuf, c'est le choix du client pour l'esthétique, mais celui aussi du cordonnier pour la facilité et la possibilité de la pose, le recouvrement des anciennes traces, mais aussi sans faire trop de modifications, et d'affaiblissement du support, tout cela en accord après discussions et dialogue avec la clientèle. Avec une pièce de remplacement à l'identique, dans le cas d'agrément d'usine, tous les problèmes sont abolis.






Il faut commencer par découdre les emplacements et la longueur nécessaires, pour avoir l'accès au travail de la pose. Au tranchet,





Mais aussi au découd vite, au cutter, au scalpel, par tous les moyens et outils nécessaires qui s'imposent.





Le fermoir démonté. cette possibilité est souvent faite au tournevis, idéal pour détordre, les languettes de fixation.




Il faut encore une fois se donner l'accès au travail, et de ce fait découdre et séparer la doublure, c'est souvent très très difficile, particulièrement sur les bords ou la finition faite à la machine à chaud en plastique fait penser à une véritable soudure.
Il faut s'aider pour cela de différents outils, qui bien sur n'abîment pas le support, dans cet exemple, le manche d'un pinceau.





Egalement d'un tournevis.





le fermoir à poser ouvert, avec les différentes pièces qui le composent, y compris la plaque de dessous, sur laquelle se referment les languettes du fermoir proprement dit.
Deux manières de faire, vers l'intérieur, ou vers l'extérieur, avec une surface portante meilleure, pour la tenue.






Il faut positionner la partie basse pour que le rabat de la serviette reprenne sa place initiale.
La plaque est mise, en même temps que le fermoir, ce dernier enlevé, elle donnera l'emplacement exact des traits pour la coupe du cuir.






On trace au stylo argent, l'emplacement désiré, on voit donc ici une des nombreuses utilisation, du stylo argent en maroquinerie.
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2009/08/le-stylo-argent-pour-tracer-dessiner.html




Les traits de la pose étant faits, malheureusement presque jamais au même endroits que les anciens, tout cela se calcule pour une moindre fragilité du support.
Il faut couper, au tranchet, au cutter, au scalpel, le cuir, mais pour éviter une découpe en même temps de la doublure, on intercale, un morceau de caoutchouc, ou de cuir, une vieille semelle, ou un vieux talon, font merveilleusement l'affaire.





La découpe dans cet exemple est pratiquée au tranchet, elle peut être faite avec d'autres outils de coupe.





Le fermoir positionné, avec une vue des languettes à rabattre.






On plie à la main, ces dernières, mais on parfait, au marteau la tenue, il faut également interposé
un morceau de cuir ou caoutchouc, pour ne pas abîmer le fermoir neuf.






On encolle ensuite toutes les parties à recoudre.





On repositionne la partie haute, qui s"encliquette, sur la partie basse, dans cet exemple de vis, ce sont parfois des rivets, tubulaires ou autres, quelquefois des languettes repliables également.




Le vissage se fait avec un tournevis approprié en forme et grandeur, ici un cruciforme, il ne faut en aucun cas perdre ou abîmer une vis, la visserie de maroquinerie très particulière, ne se trouve pas en magasin de bricolage traditionnel





On fait des essais de bonne fermetures et de bon fonctionnement, également de verrouillage avec la clé, pour voir également la position du rabat, la pose étant finie.





l'emplacement de la partie haute avais été faite aussi au stylo argent.





Le vissage se fait, sur le cuir, ou après une découpe du cuir, en emplacement exact, à l'emporte pièce.






l'emplacement des vis de fixation de la partie haute, avait été découpé à l'emporte pièce.









toutes les parties décousues, sont recousues méticuleusement, en grandeurs de points " façon sellier " et en couleurs de fils dessus et canette, de coloris souvent différents.









la vue du travail fini, le tour est joué, la livraison, en espérant la satisfaction, du ou de la cliente, principal soucis et plaisir de l'artisan.
On peut visualiser la languette en cuir de tenue, pour l'encliquètement du fermoir, elle pose de nombreux et très embêtants problème d'épaisseur, ce ne fut heureusement pas le cas, pour cette réparation.

Très amicalement,
Tictac