jeudi 29 mars 2012

Nouveau procédé de montage, Flex goodyear SASSETTI, goodyear Bologna SANTONI Sans première de montage.

Bonjour,




Ces deux appellations de procédé de montage italiens désignent pour moi la même fabrication. 




Ce matin à l'atelier des chaussures à réparer qui ont attirées notre attention. Nous sommes obligés pour les réparations de faire à chaque réception, une ( expertise ),


Pour nous :
il est impératif de bien définir les particularités, des fabrications pour savoir exactement comment on va appréhender le travail, ses difficultés pour les explications sa facturation. 
Les démontages n'apportant que des désagréments, jamais des surprises merveilleuses.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2012/09/appellation-des-procedes-de-montage.html

Pour le client :
Lui indiquer le coût de sa réparation, en fonction justement de ces difficultés, les différentes méthodes et possibilités, les avantages / inconvénients.
Je parlais dans ce message de cette obligation :
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2010/12/la-double-dite-double-anglaise-dans-le.html

C'est cette ( expertise ) qui nous fait voir ces chaussures en procédé de montage goodyear, mais d'une souplesse incroyable, avec l'intérieur en peausserie à la place d'une première de montage, sans qu'il s'agisse d'une première peau de propreté,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2011/10/la-pose-de-premieres-peaux-de-proprete.html
 mais du montage principal de la chaussure, d'ailleurs la peau se retoune vers l'intérieur, un peu comme un bolognais, ( une variante du blake ) nous devinons une couture qui semble ( en retourné ) celle de ce goodyear particulier.


Une petite parenthèse dans ce sujet pour faire mieux voir et comprendre la démarche du fabricant.
Mis à par l'énorme différence d'une couture machine et d'une autre faite à la main, j'en parle ici,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2010/01/les-differentes-coutures-main-machine.html

Selon son emplacement, la manière dont on la retourne, son sens, haut, bas, retournée, celle dont on s'en sert, etc...tout s'imbrique et se mélange.
La première des photos ci dessous nous font voir une tige cousue en jointage simple sur une  " première peau de propreté " ( première de montage ) soudée sur sa semelle d'usure sans rempli liège / latex.
Ce California basique, devient California avec une bande d'enrobage et son garnissage liège,
Cousu retourné de l'autre sens,
et avec une trépointe, flex goodyear, goodyear bologna.




La deuxième, si on ajoute une bande cuir ( trépointe ), cousue en même temps au montage, avec un rempli de liège, de latex, une semelle d'usure en cuir cousue en petit points sous incision, nous avons ainsi, un Flex goodyear, goodyear bologna.
On comprendra peut être mieux, cette grande souplesse de ce ( nouveau procédé de montage ).




Je l'ai dit, je n'ai jamais vu réellement d'invention dans la chaussure que des extrapolations des améliorations, parfois des délires sur les bases de la cordonnerie ancienne et de ses procédés de motange traditionnels.
Ici ce n'est pas une invention mais une extrapolation qui devient une merveilleuse nouveauté par l'amalgame de différentes approches.

Une trépointe est présente,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2010/07/la-trepointe.html
cousue en goodyear mais pas sur le mur de la première de montage qui est absente, mais sur cette peau dont le retour cousu en goodyear en fait office provoquant le même vide que sur un goodyear traditionnel, comblé lui aussi par un rempli en aggloméré de liège et de colle, de latex.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/08/le-rempli.html



Le départ nous fait penser à un procédé de montage california, mais dont la bordure d'enrobage du coussin en liège est remplacé par la trépointe, au milieu le rempli en liège, puis la semelle d'usure cousue en petit point sous incision.

Dans un procédé traditionnel de goodyear, la rigidité est faite par la première de montage, la trépointe, la semelle d'usure, et leurs coutures, goodyear, petit point.
Sans la semelle d'usure le soulier est quand même rigide, la première de montage joue un de ses rôles.
Dans le Flex goodyear, sans la semelle d'usure la chaussure est un véritable chausson que l'on peu retourner sans problème.



On voit bien que désolidarisé de sa semelle d'usure, le reste de la chaussure est d'une souplesse, d'une légèreté incroyable, il rejoint un peu par sa grande souplesse, sa possibilité de montage sans première de montage, le sandalette.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/10/autre-montage-le-sandalette.html

Je ne sais pas si ce montage est relativement nouveau, pour nous c'est une révolution. Rien de comparable avec un Goodblake, plus proche d'un california, ou d'un cousu retourné, pourtant c'est un véritable goodyear!
Nous voyons passer à l'atelier toutes les nouveautés, pour nous c'est une première.

J'avais fait un sujet, goodyear mais sans petit point,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/08/bonjour-tous-les-fabricant-de.html

Aujourd'hui c'est, goodyear, mais sans première de montage.
Souhaitons longue vie à cette nouveauté qui allie procédé de montage traditionnel et souplesse incomparable au bon endroit pour le confort de la marche, uniquement sur l'avant de la chaussure, l'arrière de construction traditionnelle rigide.
Demie première de montage en cuir,
Demie première peau de propreté en peausserie,
cambrion en métal,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2009/08/le-cambrion-et-la-rapide-cambrure.html
Sous bout en cuir.

Nous pourrions jouer au jeu Avantages / inconvénients, il y en a, sachant que selon les utilisateurs, les inconvénients deviennent avantages, et vice versa.


Tige en peausserie.


Semelle d'usure en cuir cousue petit point sous incision, avec la trépointe.
Sous bout en cuir.




Trépointe cousue en goodyear.




Très amicalement.
Tictac le besogneux.

mardi 20 mars 2012

Nouveauté, fermeture à glissière étanche.

Bonjour,

Ce matin à l'atelier, une fermeture à glissière à changer sur un bottillon.
Le but de ce massage n'est pas l'explication de la pose d'une fermeture à changer, nous en avons déjà parlé ici et là.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2012/02/fermeture-glissiere-fermeture-eclair.html

Mais pour moi d'une nouveauté," une fermeture à glissière étanche " Elle n'est d'ailleurs nouvelle peut être que pour moi ? Mais je n'en ai jamais vu ailleurs, catalogues ou supports d'industrie, ( chaussures, vêtements, etc...) jamais un de nos fournisseurs nous en a proposé.
Cliquant sur internet, j'ai vu des fermetures à glissière ( étanches ) en positionnement, intérieur ou extérieur, qui pour moi n'amène aucune amélioration, des finitions  ( étanches ) sur des glissières normales, nous avons nous nos imperméabilisant, mais rien de comparable à la production du sujet.

Il existe en mercerie des glissières dites " super fines invisibles " prévues pour le montage d' articles de soirées, de sorties, comparables au modèle, sans cette couche d'étanchéité.


La chaussure est neuve, c'est une production nouvelle comme l'indique son fabricant sur la première peau de propreté, Terre, Air, Mer,  la fermeture fonctionne, c'est la tirette qui s'est cassée à la traction. Nous pourrions comme souvent la demande nous est faite, de réparer par le changement du chariot.
Première impossibilité, le chariot n'est pas disponible en accessoire de réparation.
Nous avons essayé avec un chariot ordinaire sans succès.




Je possède ces bottes de pilote anciennes de la même marque, dont les fermetures à glissières sont de qualité, mais traditionnelles.




Certains artisans sont agréés par des marques de fabricants de chaussures, d'autres sont en service après vente de chausseurs, quelques uns privilégient les deux.
Ces possibilités permettent en premier l'accès aux matières, aux accessoires, etc..d'origine aux sigles et aux logos des marques, j'en parle dans un sujet à paraître sur le blog,
" l'agrément des marques "
Ce soulier nous est apporté par un de nos magasins en SAV. Il nous donne avec la chaussure, la fermeture de remplacement demandée, fournie par le fabricant.

Cette fermeture éclair, à pour particularité quatre choses,
Être fabriquée pour une pose à l'envers,
Son chariot  monté également à l'envers, 
Sa trame comporte un revêtement, film plastique caoutchouté,
Son union en partie basse est en deux parties nylon encliquetées.
Elle voit sa raison d'être dans des fabrications, sportives, militaires, montagne, campagne,  le port et l'usage, dans certaines conditions ( extrêmes ).
C'est la première fois que je vois ce type de fabrication, peut être que d'autres fabricants vont lui emboîter le pas, l'avenir nous le dira ?




La glissière étanche au milieu de fermetures normales, recto / verso.


 1 )
Cette éclair en nylon, que l'on trouve en configuration normale sur les chaussures, les vêtements, la sellerie, la bagagerie, est bombée sur le côté extérieur, presque plate sur l'intérieur, la trame venant affleurer les mailles.
Étanche, la fermeture étanche est posée côté bombé à l'intérieur.


2 )
Le chariot est monté lui aussi à l'envers.
Normalement plat en dessous, il vient en harmonie avec le plat des maille du dessous. Sa protubérance au dessus par sa tirette et son moyen de verrouillage, vient se marier et couvrir le bombé des maille.
Ici c'est l'inverse, sa fabrication, différente sur ses côtés de ses ouvertures, permet son fonctionnement et son positionnement, plat du chariot en dessous sur le bombé des mailles du dessous, son dessus bombé, sa possibilité de fonction et de position sur le plat des mailles en dessus.

3 )
Son film plastique sur le dessus de chaque côté de la trame, vient se toucher pour la jonction parfaite d'une bonne étanchéité.


4)
l' union en bas est en plastique en deux partie encliquetées. Certainement pour la meilleure étanchéité. Si certaines fabrication d'éclair en nylon présentent des unions en plastique, il sont comme ceux en métal, d'une seule partie.


Avantages / inconvénients
Avantages : 
Sans aucun doute le but recherché dans cette fabrication l'étanchéité. 
La protection, de ses mailles invisible, protéger de l'extérieur.
La Solidité, Sans être expert, on peut logiquement penser, que l'épaisseur d'étanchéité soudé sur la trame devrait augmenter la solidité de cette dernière, de supprimer, ou du moins de réduire considérablement ce phénomène,
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2011/11/comment-reparer-la-trame-dune-fermeture.html
L'esthétique.
Les goûts et les couleurs ne se discutent jamais, pourtant cette configuration donne une vision lisse, moins visible, qu'une fermeture traditionnelle.
Je n'en vois pas d'autres, mais la longévité de cette fabrication et de sa pose à l'envers, différente face aux agressions et son fonctionnement, pourrait être supérieur à la production normale, seule une longue expérimentation pourrait nous donner une indications.

Inconvénient :
Si on pratique un encollage pour la pose, elle n'est pas facilité par le support en caoutchouc. Les mailles visibles, en protubérances, sont une indication, un repère de pose, ici ce n'est plus le cas.
Le confort :
Alors que le plat des mailles et du chariot normalement vient en contact avec la personne. Dans ce cas c'est un chariot plus protubérant et le bombé des mailles qui vient en contact avec la peau, pouvant apporter par son frottement, douleurs, gènes, etc...
De part sa conception, les arrêtoirs, et les unions sont plus difficilement accessible aux changements.
Sur une fermeture traditionnelle, sans que ce soit une généralité, ils sont en métal, on peut très souvent les ouvrir pour les reposer De toutes manières, les mêmes accessoires de remplacements sont disponibles en réparation.
On peut cependant les rétrécir, les couper facilement.
http://tictac-cordonnier.blogspot.fr/2010/12/comment-diminuer-et-couper-une.html

Les nouveautés sont rares dans la cordonnerie, pour moi c'en est une, souhaitons que les fabricants, puissent et désirent mettre sur le marché de la réparation ces fermetures à glissières étanches.

On la trouve maintenant sur certains bagages.
Une glissière montée normalement, l'autre de manière étanche. Pourquoi pas toutes?






Très amicalement,
Tictac le besogneux

dimanche 18 mars 2012

Modification d'un bracelet montre, boucle ardillon en boucle déployante Cartier.






Bonjour,


Nous avons vu dans des messages différents sur l' horlogerie, 
La fabrication simple d'un bracelet,
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2011/04/fabrication-simple-dun-bracelet-de.html
La remise en état d'un gainage d'une pendulette hermès,
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2011/01/bonjour-ce-matin-latelier-une.html
La remise en état d'un bracelet montre,
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2010/06/bracelet-montre-remise-en-etat.html


Ce matin à l'atelier un bracelet de montre à modifier, il nous arrive de faire ce genre de travail pour différentes raisons , économie , impossibilité de trouver sur le marché de la pièce d'origine ou de remplacement, etc...


Le bracelet d'origine s'est cassé à l"emplacement de la barrette. le client nous en apporte un autre neuf, mais prévu pour la fermeture d'une boucle ardillon. 
L'extrémité est beaucoup plus fine pour permettre le retour, le passage sous la boucle, que pour une fabrication traditionnelle.


Beaucoup de bracelets présentent cette particularité d'aminci, d'un seul côté pour un boucle déployante à ouverture simple, des deux côtés pour une fermeture à double verrouillage.
La transformation consiste donc en un aminci sur une longueur suffisante pour le retour de verrouillage.
On voit le même principe sur la fermeture, pour le réglage de la boucle de cette ceinture Hermes .
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2009/09/cest-pas-tous-les-jours-ceinture-de.html

Le travail est simple, plus méticuleux que réellement difficile. 

Découdre le bracelet sur la longueur désirée , avec beaucoup de précautions et un oeil d'horloger , amincir au tranchet , recollé , recoudre , refaire la finition à la déforme ou au cirage , et pose sur la boucle .

J'ai modifié pas mal de bracelets Panerai en épaisseur et en largeur , pour la pose de déployantes sur les premiers en caoutchouc.

A l'époque ou la maison n' en proposait  pas encore sur son catalogue..La maison a vite remédier à cet oubli de début de production, c'est bien sur maintenant chose révolue, mais cette transformation différente que celle décrite dans le sujet a fait le bonheur pendant un petit moment des amateurs ou la boucle déployante n'était prévue que pour les bracelets en cuir. C'est un AD client pour d'autres réparations, pour qui j'avais déjà modifier et réparer également des bracelets qui m'avait interrogé sur la faisabilité.






Découdre le bracelet de remplacement avec beaucoup de précaution, ici au
découd vite, point par point.



Le bracelet décousu sur la longueur nécessaire pour le retour de tenue.







L'ancien déchiré à l'emplacement de la barrette. On voit bien sur le bracelet d'origine l'aminci retourné.








Soit le bracelet comporte une intercalaire en salpa ou en liège, et on l'enlève, autrement on amincie le plus parfaitement possible la peausserie.








Il faut parer avec attention pour une épaisseur égale.






On l'encolle, on positionne les deux parties sans attendre le temps de séchage nécessaire pour pouvoir faire glisser les morceaux pour leurs positions parfaite.
Après le temps de séchage nécessaire il est martelé avec amour et gentillesse. 








Passage à la machine à coudre au bon fil, dessus aiguille, dessous navette, à la bonne grosseur d'aiguille, fine ici pour ce genre de travail.
Bien que la machine à coudre soit électrique, il faut régler la bonne longueur du point et recoudre  ( à la main ), point par point, l'aiguille dans chaque trou ancien.
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2009/08/recoudre-dans-les-points-blacke-petits.html






Le travail de piqûre terminer, les fils sont coupés, leurs extrémités, brûlées, puis à nouveau martelé, ne reste plus que la livraison, nous l'espérons la satisfaction de la cliente, notre principal soucis, notre récompense,


Très amicalement,
Tictac

dimanche 4 mars 2012

Travailler pour les Bikers. Pose de motifs sur un gilet.


Bonjour,

Ce matin  à l'atelier, un gilet en cuir pour la pose de motifs. Les enlever de l'ancien, pour les remettre sur son frère neuf.
Ce travail nous est envoyé par l'atelier qui les a posé la première fois.
Ce blouson est de peausserie plus épaisse, plus dure, que l'autre, la machine à coudre traditionnelle de couturière va peiner, endommager, risque de coupe du cuir à la couture, l'effet du timbre poste, c'est donc la cause de l'envoi à notre atelier.
Le client nous apporte avec les deux vêtements, un croquis avec le positionnement des badges et les dimensions des réserves.
Nous préférons avec l'accord du client, son attente et sa patience, préparer le travail devant lui, découdre les motifs, pour les positionner selon ses désirs avec une mise en place, une vue esthétique plus réaliste que sur un croquis.




Deux solutions pour ce travail :
La meilleure, mais la plus invasive, la plus longue, et la plus coûteuse.
Couper les pressions, ( un pression, un rivet, un oeillet, qui est enlevé, ne peut être réutilisé, sauf exception, obligation et possibilité rare ) découdre la partie avant qui tient la doublure, la séparer pour se donner l'accès à la machine à coudre, positionner les badges, les coudre sur le vêtement seul, recoudre la partie avant, remettre les boutons.
La deuxième :
Plus simple et plus rapide, positionner les motifs, les coudre à travers la doublure. La doublure montée flottante risque de plisser à la couture pour un résultat esthétique, moindre.

Le premier travail avait été effectué selon la deuxième méthode, au travers de la doublure.
 Le client en fonction des explications qui lui sont données, qualité du travail, prix, avantages, inconvénients,  récidive et opte encore une fois pour la même façon de faire.
Ce message est un bon et merveilleux prétexte pour expliquer que ce genre d'opération, à plusieurs utilité.
 Montrer son appartenance à un club, un clan, un grade, un groupe, société, secte, publicité, sponsoring, sigle, logo, blason, etc...Ici son appartenance à un club. 
Rentrer dans le sujet à paraître consacré aux tâches
" Les taches, comment les enlever, et avec quel produits." lorsque l'on ne peut les supprimer, couvrir, camoufler, etc...que les méthodes traditionnelles ne parviennent pas à enlever, les crèmes, ensuite les teintures.
Solidifier, une déchirure, un accroc une décoloration, une agression,, un manque, mal placé, sans autre solution qu'un travail traditionnel ne peut solutionner.

Cette action se pratique sur des vêtements, mais sur tous les autres supports, bagagerie, sellerie, maroquinerie, chaussures, par l'ajout, de pièces faites par l'artisan, de badges, de motifs, de réclames, de marques, de logos, de sigles, etc...Nous la faisons régulièrement pour le plus parfait résultat, sans que bien souvent on ne puisse savoir, si c'est une réparation, ou une production d'origine, découdre un sigle, pour le replacer sur un accroc, ou autres soucis, de refaire une couture sur l'emplacement pour boucher les anciens trous inesthétiques..




Nous avions posé les motifs réclame du sponsor sur la combinaison de ce champion de moto. Il courrait en Italie le lendemain, la marque, son sponsor avait changé.
Tout le travail se faisait par une ouverture circulaire de quelques centimètres dans la doublure, dans le dos. Nous avions passé un très long temps à la réception du travail, pour rechercher pour chaque motif, la possibilité de passer, le bras de la machine à coudre, pour effectuer la couture.
Le travail accepté, les sommes en cause étant très importantes, pas question de rendre un travail inachevé.




L'ancien gilet ou sont cousus les motifs à positionner sur le nouveau vêtement.



Nous décousons devant le client tous les motifs avec précaution.



Tous les motifs étant positionnés selon les désirs du client et avec son accord, nous les traçons au stylo argent.
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2009/08/le-stylo-argent-pour-tracer-dessiner.html


Tous les motifs tracés, alors que dans cet exemple, la mauvaise position semble impossible, mais l'habitude pour plus de sécurité, de tranquillité, nous les faits, marquer, nommer, flécher, sens, haut et bas, etc...



Nous enlevons méticuleusement tous les anciens fils. ce travail est souvent long, fastidieux, embêtant, nécessitant parfois, oeil d'horloger et pince à épiler.



Les motifs pour une couture facile, sont encollés ainsi que le vêtement, collés sur le blouson, sans attente de séchage, pour la possibilité de les faire glisser pour le positionnement parfait.



Une vue du travail préparé sur l'arrière.



Le devant.




L'arrière.


Pour tous ces travaux, nous utilisons la table de travail amovible, qui augmente la surface plane de travail.






Passage à la machine à coudre. Bonne couleur de fil, dessus, dessous, bon réglage de la longueur du point.
Il est bien rare qu'une couture à refaire ne nous oblige pas à recoudre dans les points. avec les problèmes que cela pose, ici pas de soucis, les motifs sont bordés de noir, il fait simplement recoudre dans cet espace
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2009/08/recoudre-dans-les-points-blacke-petits.html




Une vue du travail de l'ensemble du travail terminé sur le devant. On voit qu'un motif a été ajouté au dessus de la poche gauche au dernier moment, Il est fait, broder par l'atelier qui nous envoie le travail.


Une vue du travail arrière.
Ne reste plus que la livraison au client, sa satisfaction notre principal soucis et récompense. Puisque le client à présider à sa réalisation, nous l'espérons.
Très amicalement.
Tictac

vendredi 10 février 2012

Parer, refendre, amincir, biseauter. les cuirs et les peausseries.............................................................. Comment .....Pourquoi ..... Avec quoi ..... Sur quoi.

bonjour,


Tous les jours à l'atelier pour des raisons et des nécessités multiples, l'artisan cordonnier, bottier, mais tous les autres métiers du cuir, parent, les cuir et les peausseries ainsi que d'autres matériaux, avec selon les particularités et les métiers, des outils tranchants de coupe différents.


Il existe plusieurs sortes de parage et d'amincis, plusieurs façons et manières de faire. Ces travaux peuvent être effectués mécaniquement ou manuellement.
Alors qu'il existe des machines outils importantes dans l'industrie pour la refente et le parage, des petites machines comparables sont accessibles dans l'atelier de l'artisan, mais d'une présence très rare.


Nous avons cette machine outil à l'atelier, certainement à tort, nous ne nous en servons jamais.
Si elle excelle dans la préparation des différentes parties de la chaussure en en fabrication artisanale du neuf ou du mesure, chez les crêpins pour la préparation des pièces, des glissoires, etc...
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2009/08/la-la-pre-decoupe-poste-important-dans.html
je trouve que pour les travaux en réparation de cordonnerie, elle à ses limites. pour moi l'aminci n'est pas assez, aussi fin que celui pratiqué au tranchet. 
Tous les accessoires qui nous sont livrés aminci d'usine sont repris par nos soins au tranchet pour un aminci qui correspond à nos désirs.




Il faut parler également des différences en qualité de parage selon la texture des peausseries, box scalf, porc, agneau, chèvre, veau velours, nubuck, vernis, etc...sans parler des synthétiques, alors que l'artisan au tranchet affine, peaufine son travail en fonction des difficultés, pour le meilleur résultat.






                                            


 Nous allons parler ici de ce qui nous intéresse, le travail manuel, mais aussi le parage, l' aminci, la refente, le biseautage, avec les machines outils, des outils disponibles à l'atelier.
Le parage selon les désirs esthétiques ou les obligations sera pratiqué tout autour ou en partie, de la pièce, du morceau, de la partie, etc...
Pour ce qui ne nous concerne pas aujourd' hui,quelquefois sans aminci du tout, collées, souvent collées / piquées, pour une obligation esthétique.


                                                           



                                                             


Le dictionnaire pour le verbe parer, nous parle d'ornement, de préparation, mais pas dans le sens de l' aminci, sans référence au cuir.
Refendre :
On retrouve dans ce terme la notion d' affiner, de rendre plus mince, de donner l' épaisseur désirée, mais sur toute une surface.
Amincir : De rendre plus mince, affiner, diminuer, amenuiser, amaigrir. Plutôt dans le sens de la refente, que dans celui du parage, du biseautage.
biseauter :
Tailler obliquement. On retrouve dans cette définition la notion du parage..
Parer :
Pour moi, dans ma petite tête de cordonnier, correspond à un aminci en oblique, de largeur différente selon les désirs et les besoins, du plus épais pour aller vers une finesse la plus extrême possible. 
Alors que dans toutes les autres définitions, rien n'impose cette obligation de finesse en périphérie, mais donne seulement des notions de changement différent d'épaisseur, de largeur, surface, d 'inclinaison, etc...par endroits.
Il est vrai que tous ces termes se chevauchent dans la compréhension, la définition, mais le biseautage, le parage se marient et définissent la même action. 

                                            

La refente, on peut refendre un cuir sur toute sa surface dans son épaisseur pour aller vers une épaisseur déterminée. D'une manière localisée réduite, sangle, lanière, bride, etc...


Il existe deux sortes de parages, un qui correspond un peu à une refente, 
Le parage en plein à mi épaisseur de la partie. Permet d' égaliser un cuir, de trouver la bonne épaisseur recherchée, pour différents travaux fins de maroquinerie, sellerie, bagagerie, pour la souplesse, la légèreté.
Le parage à fleur, de la pleine épaisseur, on descend jusqu' à la fleur, aussi fin qu'une feuille de papier à cigarette.


A noter que d'une manière générale, toutes ces opérations de parage, se font côté chair, en allant vers la fleur pour un parage, un aminci parfait.
Dans de très rares exemples, il peut est intéressant de faire l'inverse, surtout pour des problèmes de bonne tenue au collage. Sans pouvoir parvenir à cause des fibre du cuir à un parage parfait en périphérie.
Les particules qui dépassent peuvent être brûlées à la flamme d'un briquet. Attention avec cette action à un durcissement léger, qui peut être cependant recherché.
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2010/08/dans-la-serie-pieces-aujourdhui-aux.html
Ce biseautage, sur les bords uniquement, comprend quatre grandes manières dans la gamme des parages.
Comment parer.
Rectiligne :
C'est le parage plat en biseau utilisé par le cordonnier bottier à tous les instants, pour toutes les opérations principales. Pièces, jonction sans sur épaisseur, pour la prise des coutures, etc... La pareuse brocheuse accède au même parage pour les queues de semelles, les bouts, etc...
Il peut être plus ou moins large, selon les travaux à effectuer. Il ira selon qu'il sert au
piquage de 6 / 10 mmm, 
Repliage,approximativement deux fois la largeur du retour en finition, 10 / 14 mm.




En goutte de suif ou concave.
Ce parage est utilisé  par toutes les professions du cuir, cordonnier, bottier, bourrelier, sellier, sellier maroquinier,  maroquinier,  pour le repliage en général des bords, quand il prépare au rembordage



En pince.
Il est utilisé comme le parage concave par les mêmes professions, il à pour but principal de dissimuler les tranches des rembords d'assemblage.




En plis.
Il est utilisé par toutes les professions du cuir pour faciliter le repliage, l'articulation d'une pièce, d'une partie, dos de porte monnaie, d'une serviette, etc...d'un rabat en général.
Il n'est pas facile à réaliser, on pourra se servir d' une rainette au quelle on aura enlevé son système de réglage, de la ponceuse du banc de finissage, en finition en rond derrière le couteau à pied, le tranchet, etc...











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Parer avec quoi.
Les outils.
Ils peuvent couper comme parer, mais certains comme le tranchet fera de par son affûtage ( émouture chisel ) comme beaucoup d' outils au tranchant que d'un seul côté, une coupe déviée.
Ceux avec un affutage traditionnel de chaque côté, feront une coupe droite, pour une refente, mais auront des difficultés à parer correctement.
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2011/05/brochage-finition-parfaits-en-dehors-en.html
La pierre à affûter :
Je la cite pour mémoire, car sans elle il est bien difficile de faire un parage parfait.


                                                          

Le tranchet, émouture chisel, est l'outil principal de coupe du cordonnier. Il permet la parage de tous les matériaux, peausseries, mais cuir / croupon, caoutchouc.
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2009/08/le-tranchet-son-affutage-et-les.html



                                     
Couteau à parer :
Le Tandy, s'utilise comme le tranchet, au " manche " droit, sa partie de coupe courbe, accessoire à lames interchangeables, comme le rasoir mécanique, certains rasoirs couteaux, il est en tôle repliée, ne sert que pour le parage des peausserie. 
Il est à mon avis réservé à la vente pour les amateurs à la réalisation de leurs passions, les relieurs, etc..
Il évite le gros problème de l'affûtage en général maintenant. Trouver un professionnel qui affûte l'outillage professionnel selon les désirs, quelquefois particuliers de ces derniers, n'est pas chose aisée.
Le passionné avec le changement en quelques secondes pour une lame neuve trouve instantanément le tranchant rasoir.












Le couteau à pied :
Emouture normale, sert aux selliers et aux bourreliers. De part sa forme désigné également comme couteau demie lune. certains s' en servent pour la coupe.
Il permet un parage dit en " goutte de suif " de parer en poussant en oblique, ce couteau et cette manière de faire permettent d'exécuter un parage creux aux rebords parfaits. 



                                                    


Couteau à parer droit :
Emouture normale, sert aux maroquiniers, selliers, selliers maroquiniers. Sert " une sorte de refente " pour mettre à la bonne épaisseur, brides, sangles, lanières, etc... 


Couteau à parer oblique :
A noter qu'il existe une autre sorte de couteau à parer à l'émouture chisel en biais, de forme arrondie pour parer en poussant avec la paume de la main.
Ce couteau prendrait comme appellation également Doloire, que je n'ai jamais entendu employer, il servirait pour le bois.
L'usage de ces couteaux à parer est " inconnu " aux cordonnier et bottiers qui se servent uniquement du tranchet. je subodore que les autres professions du cuir, ont recours également à cet outil de coupe merveilleux, un des piliers de l'atelier ancien et moderne.


Pareuse, pareuse brocheuse.
Essentiellement des semelles, des bouts en cuir, caoutchouc, pour l' aminci des queue de semelle pour une jonction parfaite avec l'ancien support.
Des bandes de cuir, caoutchouc en redresses, couche point, etc...




                                                     


Le banc de finissage.
Il  peut servir très utilement pour amincir, égaliser, surfacer, enlever particules, fibres, etc...



                                                 



                                                               
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Parer pourquoi.
Je pense que l'artisan pratique le parage systématiquement comme on lui à appris, naturellement sans se rappeler toutes les raisons, les obligations importantes, nombreuses, nécessaires de cette action.
Même si une autre raison existe en premier, douleur, amorce de rupture, faisabilité, facilité, etc... conjointement l'esthétique fait partie de cette raisons, car beaucoup s'enchevêtrent dans ces obligations.

Devant certaines pièces très petites les doigts sont inefficaces trop gros pour une bonne tenue. On s'aidera d'un outil, tournevis, etc...






Douleurs. 
Pour les pièces intérieures, les talonnettes, demies, trois quart de premières de propreté, glissoires.
En industrie, artisanat, toutes les parties sont parées, amincies avant le montage sur forme.
En industrie, ces oublis, ces gain de temps et de coût provoquent des douleurs rapidement à la marche. Nous sommes souvent sollicités dans ce domaine.
Ces sur épaisseurs douloureuses sont également inesthétiques.




                                                        


Esthétique.
Avec les pièces intérieures, prises en sandwich, toutes actions intercalaires, sans parage, provoquent une marque visible de l'extérieur.
On ne conçoit pas une queue de semelles, des patins, des bouts etc...à bord franc..








Tenue. 
Meilleure avec le parage de la fleur pour les pièces collées en applique en meilleure tenue sur une chair que sur une fleur. Une sorte de cardage en quelque sorte.
Ainsi que celle des repliages.


          


         


Solidité. queue de semelle, bouts. etc...Toutes parties non amincie se décollera plus facilement à la traction de la marche ou autre.







Raccord sans sur épaisseur inesthétiques en premier, douloureuses en second ( ou vice versa ) Un biseautage peut être pratiquer pour amener la tranche épaisse d'une partie, à la même épaisseur qu'une autre plus mince, pour un jointage sur les tranches  sans recouvrement par une piqûre en zig zag.


                                                          


                                                          

Pour les raccord de brides, sangles, lanières, etc...


                                                         


Facilité, faisabilité,
Dans beaucoup de domaine de repliage des bords ou de parties. Ceintures, ceinturons, rabat de porte document, porte monnaie. De glissoires selon leur mode de pose en partie haute.
Le cordonnier moderne souvent ne connaît qu' une manière de pose et de couture à bord franc. En réalité il en existe cinq de poses et de coutures différentes.
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2010/04/refaire-les-glissoires.html

                                                 
                                  
                                                           
                           
                                                          


                                                         


facilité à la couture. machine, manuelle. Des couture arrières des quartiers, cousus en jointage simple, puis retournés. ( jointage simple, jointure ouverte )








                                                                        
Eviter, contourner, s'abstenir, pour les pièces intérieures, prises en sandwich, toutes actions intercalaires, une amorce de rupture. Toutes pièces doit être martelées pour le meilleur collage, non amincie un coup de marteau trop ou mal appliqué sa bordure franche coupera le support.
                                            
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Parer sur quoi.


                                   


Pour que le travail soit exécuté le plus parfaitement, le plus esthétiquement possible, il faut travailler sur une surface, plane, lisse, dure, la moins sensible aux agressions, propre.
On comprend facilement qu'un support, strié, bosselé, provoquera, creux, bosses, manques, sur la partie à parer.
Les supports les meilleurs sont une plaque de verre, de marbre, d'acier, carrreau de faience,  Une plaque de verre épais sera à mon avis le meilleur support, l'idéal par rapport aux autres qui peuvent s'altérer, se marquer s'eroder, etc...
Parer étant une chose, la découpe et la coupe, une autre.




Dans le temps le parage s' effectuait quelque fois sur des planches en bois très dur et compact, sans que ce soit pour moi l'idéal.
Le cordonnier, l'artisan en général selon sa position travaillera debout, le support à plat,
Assis, le support incliné posé sur ses genoux, à mi cuisse et sur sa poitrine.
http://tictac-cordonnier.blogspot.com/2011/03/position-de-travail-du-cordonnier-du.html
                                   
Il évitera par facilité l'encollage des pièces préparées, sur le support, qui amène sur épaisseurs, inégalités, rugosités, très difficiles à enlever sans les dissolvants, acétone, etc...dont l'usage est à éviter le plus possible.  Se servira d'une planche prévue spécialement à cet usage, ou d'un papier, journal, carton, jeté après quelques, ou chaque utilisation





Comme toujours, j'ai fait des erreurs des oublis, que l'on veuille bien me les pardonner.
Très amicalement,
Tictac